D'abord simple commentaire du chapitre 7 de la règle de saint Benoît, Les degrés de l'humilité deviennent un traité à part entière. Véritable chef d'oeuvre de la spiritualité chrétienne, ce texte a une portée universelle par sa description de l'homme, tour à tour anthropologique, psychologique, philosophique, en plus d'être théologique et spirituelle. Une première partie, plus doctrinale, présente l'humilité comme un chemin qui conduit à la vérité ; la seconde n'est pas l'histoire d'une montée, mais bien celle d'une descente vertigineuse : celle du moine qui dégringole, au rebours de l'humilité, les degrés de l'orgueil. Car c'est un seul et unique chemin que l'homme parcourt dans sa vie spirituelle, dans un sens ou dans l'autre. Au-delà de son intérêt religieux ou humain, les Degrés sont une savoureuse illustration de l'art rhétorique de Bernard. L'abbé y déploie avec verve ses talents de caricaturiste, il met en place une structure littéraire complexe et subtile, se joue des mots et des sonorités. Il recourt, le plus souvent sans les nommer, à de multiples sources bibliques, patristiques et monastiques qu'il conviendra d'explorer pour entrer dans l'intelligence du texte et de ses résonances. Ce texte illustre magistralement déjà, avant le traité sur la Considération, le rôle fondateur de la connaissance de soi dans l'expérience philosophique cistercienne. Les Degrés, au même titre que les traités sur La Grâce et Le libre arbitre et l'Amour de Dieu, irriguent toute l'oeuvre postérieure de leur auteur et se révèlent d'une frappante actualité. Apport scientifique : texte latin révisé, traduction moderne, introductions et annotations.
Nombre de pages
440
Date de parution
06/11/2025
Poids
300g
Largeur
125mm
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EAN
9782204168656
Titre
Sc 647 les degres de l'humilite. 647
Auteur
Clairvaux Bernard de
Editeur
CERF
Largeur
125
Poids
300
Date de parution
20251106
Nombre de pages
440,00 €
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De la considération est le dernier ouvrage de saint Bernard de Clairvaux (mort en 1153), son testament politique et religieux. Il s'agit de cinq livres dictés par lui, entre 1148 et 1152, à l'adresse de l'un de ses anciens moines devenu pape sous le nom d'Eugène III. Contraint à s'exiler en France, celui-ci s'était tourné vers Bernard de Clairvaux pour lui demander conseil. Avec une verve et une liberté prodigieuses, l'abbé adresse ses recommandations, remontrances et encouragements au successeur de Pierre, en l'occurrence plus apte à affronter les rigueurs de la vie monastiques qu'à gouverner l'Eglise. Saint Bernard souhaitait une très large audience à cet enseignement : " Pour être le destinataire de cet écrit, précisait-il au pape Eugène, il ne faut pas que tu en sois le seul bénéficiaire. " Puisse le voeu de Saint Bernard être exaucé ! L'ouvrage reproduit l'excellente traduction réalisée par Pierre Dalloz en 1941, en l'augmentant d'un texte signé du même auteur : " L'architecture de saint Bernard ".
Anselme de Cantorbéry : "Je tendais vers Dieu et je suis tombé sur moi-même ! ". En propageant par l'écrit différents exercices - lecture, méditation, prière, contemplation -, des clercs ont inventé la spiritualité comme un art de l'intériorité, une manière de reconnaître la présence d'une transcendance dans l'intimité humaine. A la fin du XIe siècle, la spiritualité est à l'origine d'un genre littéraire, la "méditation". Au XIIe, siècle de l'éveil de la conscience et de l'intériorisation, elle devient une technique spirituelle. Du XIIIe au XVe, c'est une tradition proposée au plus grand nombre ; les textes spirituels atteignent des laïcs, hommes et femmes. Inséparable de l'essor d'une civilisation du livre, le développement de la spiritualité fait du texte le moyen privilégié pour comprendre le monde extérieur et se déchiffrer soi-même. Depuis les méditations fondatrices d'Anselme (XIe siècle) jusqu'à la simplicité de l'Imitation du Christ (XVe siècle) en passant par l'incendie d'amour de Bonaventure (XIIIe siècle), sont ici réunis les écrits les plus diffusés au Moyen Age. Même s'ils ne relèvent pas de la mystique entendue comme une science de l'âme constituée en discours autonome (qui sera la mystique de l'âge moderne), ils peuvent être à bon droit qualifiés de mystiques. Quant à leurs auteurs, ils ont en partage la prose d'art latine et une sensibilité littéraire. Pour eux, écrire est en soi un exercice spirituel. Aussi leur prose se lit-elle souvent comme de la poésie. Qu'en faire aujourd'hui ? Entre une lecture dans la foi et celle du "développement personnel" (qui est une spiritualité sans Dieu), libre à chacun de mesurer la distance qui nous sépare de ces oeuvres, de reconnaître la proximité qu'elles entretiennent avec notre culture, et de se poser les questions qu'elles soulèvent et qui sont toujours les nôtres.
Pour Bernard de Clairvaux, abbé cistercien à la vibrante éloquence, l'année liturgique est lieu de vie spirituelle,chemin à la suite du Christ. Jaillis de sa méditation et de son expérience, off erts aux moines de sa communautécomme au lecteur d'aujourd'hui, ses Sermons pour l'année sont autant de balises sur cet itinéraire guidé par la Parole de Dieu.Après la contemplation de l'abaissement du Dieu miséricordieux dans les Sermons autour de Noël, le cyclequadragésimal déploie un parcours de libération dans le Christ. De la prise de conscience par l'homme pécheur de son état (Sermons pour la Septuagésime) à la purifi cation des péchés opérée par les sacrements du Jeudi Saint, le temps du Carême ouvre un espace de conversion il devient « sacrement » de toute la vie, dans l'élan de l'espérance.Au coeur du combat spirituel, la fête de l'Annonciation affi rme avec force le salut dans le seul Fils de Dieu incarné celle de la naissance de saint Benoît ouvre quant à elle à la sequela Christi, dans les vastes horizons de l'oeuvre réalisée par la Trinité tout entière.Soeur Marie-Imelda Huille ? (o.c.s.o.) était moniale à l'Abbaye Notre-Dame d'Igny. Soeur Marie-Sophie Vaujour (o. cist.) est moniale à l'Abbaye Sainte Marie de Rieunette.
ELOGE DE LA NOUVELLE CHEVALERIE. D'un écrit de circonstance un manifeste pour rassurer les premiers chevaliers du Temple face à l'insolite de leur vocation, et pour la justifier au regard du monde -, saint Bernard a su faire beaucoup plus : le portrait du vrai chevalier, défenseur de la justice, au lieu du batailleur brouillon et du pilleur impénitent qu'il devenait de plus en plus. La seconde partie du traité, où la géographie de la Terre sainte est utilisée pour esquisser un itinéraire spirituel, plaira par son originalité et sa force suggestive. VIE DE SAINT MALACHIE. En se pliant de très bon gré aux règles traditionnelles de l'hagiographie, saint Bernard s'acquitte ici d'une dette d'affection : dans une tonalité souvent très personnelle, et avec ferveur, il célèbre la sainteté d'un ami très cher, un évêque irlandais, mort à Clairvaux entre ses bras. Mais, à travers celui de l'ami, c'est le portrait du véritable évêque que l'auteur entend tracer : un évêque moine, un évêque selon l'évangile, un authentique pasteur. Il y a toujours une intention réformatrice dans les écrits de l'abbé de Clairvaux.
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
Depuis la vague d'attentats de janvier 2015 jusque dans des tragédies plus récentes, une incompréhension mine notre société : comment des jeunes, français ou installés en France de longue date, peuvent-ils adopter des positions haineuses à l'égard de ceux qu'ils décrivent comme leurs ennemis ? Comment des campagnes de harcèlement peuvent-elles se développer sur les réseaux sociaux pour dénoncer les contenus de certains cours ? Les questions sont complexes, et n'appellent pas des réponses simplistes. Cet ouvrage - élaboré dans une perspective interdisciplinaire (droit, philosophie, psychologie, sciences de l'éducation, sociologie, théologie) - aborde concrètement les difficultés et les actions possibles, associant chercheurs et acteurs du terrain éducatif. Le monde éducatif est, en effet, confronté à la problématique du décalage entre discours se voulant scientifiques et dogmes religieux, menant dans certains cas au dysfonctionnement de l'institution scolaire (avec notamment le refus de participer à certains cours). La réflexion et l'action sur ce thème supposent donc de ne pas prendre de position surplombante, mais de pallier la méconnaissance du phénomène religieux chez une partie de ceux qui se confrontent à ses manifestations contemporaines, et de prendre la mesure des failles psychiques, intellectuelles, voire spirituelles de nos dispositifs collectifs d'éducation et de transmission du savoir. Les expressions religieuses contemporaines les plus extrêmes seraient alors à penser dans ce cadre du déficit des valeurs symboliques partagées qui feraient lien...