Architectures agricoles. La modernisation des fermes 1945-1999
Cividino Hervé ; Le Couëdic Daniel
PU RENNES
22,00 €
Epuisé
EAN :9782753517479
En un demi-siècle, la société paysanne a connu une mue stupéfiante, dont les effets se sont lus rapidement et violemment dans les paysages. Tandis que les remembrements remodelaient les territoires au gré des nouvelles pratiques agricoles, la standardisation gagnait les édifices désormais bien éloignés de la diversité des constructions ancestrales. Si cet aboutissement est bien connu, les raisons et les modalités qui l'ont produit demeurent opaques. En prenant les édifices à témoin, cet ouvrage révèle les ressorts politiques, économiques et réglementaires de cette véritable transmutation, depuis les grandes orientations générales jusqu'aux interprétations locales. En analysant une modernisation délaçant progressivement ses liens avec les territoires, il montre comment les évolutions de l'architecture agricole, travaillées par l'esprit des Trente Glorieuses où elles s'inscrivirent, relevèrent d'une idéologie du progrès réunissant de manière ambiguë aussi bien des militants à l'incontestable générosité que les dépositaires d'intérêts bien peu précautionneux. Mais s'il revient sur le rôle déterminant de l'Etat et sur l'apparition de nouveaux acteurs dans le monde rural, il ouvre à une réalité ignorée où les résistances et les ajustements rusés des héritiers de la tradition, capables d'étonnantes adaptations, eurent toute leur place. Cet ensemble complexe est décrit et élucidé jusqu'au surgissement des questions environnementales, qui provoquent un nouveau tournant dont le bâti agricole s'avère être à nouveau un marqueur pertinent.
Nombre de pages
360
Date de parution
08/03/2012
Poids
788g
Largeur
174mm
Plus d'informations
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EAN
9782753517479
Titre
Architectures agricoles. La modernisation des fermes 1945-1999
Auteur
Cividino Hervé ; Le Couëdic Daniel
Editeur
PU RENNES
Largeur
174
Poids
788
Date de parution
20120308
Nombre de pages
360,00 €
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Epuisé
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Perçue comme vecteur d'image de marque, l'architecture des bâtiments agricoles suscite de plus en plus l'intérêt des producteurs, des collectivités, mais aussi des habitants des villes et des campagnes, soucieux de leur alimentation et de leur cadre de vie. Trait d'union entre deux mondes, celui du maître d'ouvrage exploitant et celui de l'architecte concepteur, Nouvelles architectures agricoles présente les spécificités et enjeux de la construction agricole. La première partie expose le déroulement d'un projet d'architecture dans le contexte particulier de la commande agricole : étude des besoins, choix du terrain, implantation dans le respect du paysage et des règles d'urbanisme, choix techniques (structures, matériaux, équipements). Une seconde partie détaille les espaces spécifiques aux bâtiments de production : stockage, lieux de vie des animaux et des hommes, ateliers de transformation, etc. Ces chapitres techniques très illustrés sont complétés de contributions d'universitaires, de techniciens et de praticiens, sous forme d'articles thématiques. Enfin, une vingtaine d'études de cas présentent, photographies en couleurs et documents graphiques à l'appui, des réalisations agricoles récentes choisies dans tous les secteurs d'activité pour leur diversité et leur qualité, tant en France qu'à l'étranger (Suisse et Autriche). L'ouvrage s'adresse aux architectes, aux maîtres d'ouvrage publics ou privés, aux collectivités locales, ainsi qu'aux organisations professionnelles (chambres d'agriculture, sociétés d'intérêt collectif agricole d'habitat rural) et aux organismes de mission de service public, comme les CAUE et les parcs naturels régionaux.
En un demi-siècle, la société paysanne a connu une mue stupéfiante, dont les effets se sont lus rapidement et violemment dans les paysages.Tandis que les remembrements remodelaient les territoires au gré des nouvelles pratiques agricoles, la standardisation gagnait les édifices désormais bien éloignés de la diversité des constructions traditionnelles. Si cet aboutissement est bien connu, les raisons et les modalités qui l’ont produit demeurent opaques.À travers l’évolution des édifices, cet ouvrage révèle les ressorts politiques, économiques et réglementaires de la transformation du monde rural durant la seconde partie du xxe siècle. Portés par des acteurs divers aux motivations multiples, de l’État aux dépositaires d’intérêts privés, en passant par les territoires, ces nouveaux modes d’organisation des campagnes modifient en profondeur età un rythme soutenu les paysages, mais également la sociologie et l’organisationdu monde paysan.Ce voyage dans l’histoire de l’architecture agricole, richement illustré et documenté, expose ainsi le processus complexe d’une modernisation, depuis les idéologies du progrès issues des Trente Glorieuses jusqu’au surgissement des questions environnementales, dans laquelle les résistances et les ajustements rusés des héritiers de la tradition eurent toute leur place.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.