Au coeur de Bordeaux, le quartier de Mériadeck offre un contraste moderne au classicisme de la ville historique. Des marécages du xve siècle au monastère des chartreux bâti par l'archevêque François de Sourdis en 1608, des travaux d'assainissements de Ferdinand Maximilien de Mériadec de Rohan en 1772 jusqu'à la restructuration du quartier dans les années 1960, cet îlot dans la ville a toujours été signe de progrès et d'innovation. Dès 1955, Jacques Chaban-Delmas décide de rénover ce quartier, alors considéré comme insalubre. Les préoccupations hygiénistes côtoient la volonté d'offrir à la ville un centre d'affaire résolument moderne, dans le cadre du projet "métropole d'équilibre" , qui souhaite renforcer l'autonomie des régions. Projet phare de la municipalité de l'époque, le quartier Mériadeck est l'une des opérations les plus ambitieuses de France pour assurer cette transition vers une région forte. Au fil de nombreuses études architecturales, le projet prend forme. Tel un petit quartier de la Défense, Mériadeck reprend le principe de séparation des circulations par un système de dalle. Un plan cruciforme, inspiré des travaux de LeCorbusier, sera imposé, puis souvent détourné pour affirmer, un bâtiment après l'autre, une volonté d'originalité sans cesse renouvelée. A travers 3 parcours détaillés, précédés d'une rétrospective exhaustive de l'histoire de Mériadeck, ce guide propose de découvrir, ou redécouvrir, l'un des projets les plus ambitieux de la fin du xxe siècle à Bordeaux.
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Nombre de pages
92
Date de parution
08/09/2022
Poids
348g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9782360622962
Titre
Mériadeck, parcours en ville
Auteur
Cisnal Mathias
Editeur
BORD DE L EAU
Largeur
170
Poids
348
Date de parution
20220908
Nombre de pages
92,00 €
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Avant la techno, le mur. Jusqu'en 1989, Berlin est une ville coupée en deux. La partie ouest, isolat occidental niché dans le bloc communiste, devient le refuge paradoxal d'une jeunesse en rupture, abreuvée de punk. Prête à danser sous les missiles, elle donne naissance à une scène musicale exceptionnelle d'intransigeance et d'inventivité, pour laquelle tout le monde peut devenir musicien, tout objet peut être un instrument. Einstürzende Neubauten en fait partie, les Bad Seeds de Nick Cave aussi. Berlin avant la techno donne la parole à celles et ceux qui, dans un esprit do it yourself, ont écrit cette histoire par leurs concerts, disques, labels, vidéos, pochettes, revues, rendant à la ville enfermée des couleurs annonçant le kaléidoscope techno des années 1990. - J'ai trouvé la plupart de mes instruments dans des chantiers. Nous voulions nous exprimer, pas figurer dans un quelconque hit-parade. J'ai aussi utilisé une meuleuse électrique et un marteau-piqueur, avec lequel je perçais les murs. Pour moi, c'était l'expression de la peur, de la brutalité, du massacre. - Lorsque j'ai organisé le festival Atonal au SO 36, les loges se trouvaient derrière la scène. C'était bien d'être dans les loges, surtout lorsque les Einstürzende Neubauten étaient sur scène. A un moment de leur concert, j'ai vu un foret de perceuse passer au travers du mur, juste au-dessus de moi. J'ai pensé : "Au secours".
Pourquoi un Nouveau manifeste convivialiste ? Parce que, on le voit bien, les conflits qui embrasent désormais le monde, autant ou plus que des conflits économiques, sont des conflits identitaires. Chaque Etat, chaque culture, chaque religion, chaque genre, chaque individu veut être reconnu comme ayant plus ou au moins autant de valeur que les autres. Ces luttes de reconnaissance, par lesquelles chacun veut affirmer une valeur déniée ou retrouver une grandeur perdue (Make America, or Russia, or China etc. great again), sont en train de détruire tous les équilibres moraux et démocratiques hérités. Ils mènent le monde vers une nouvelle lutte de tous contre tous. Vers la barbarie. Le Nouveau Manifeste convivialiste qui, comme les précédents, va être traduit dans de nombreuses langues, se veut une contribution à la préparation d'un grand symposium qui réunira à l'Unesco une centaine de plus hautes autorités intellectuelles, morales et religieuses de notre temps à qui il sera demandé de dire ce qui est autorisé et ce qui est interdit aux humains alors que la survie même de l'humanité est maintenant en jeu.
Les repas de famille ! Un doux mélange de bons petits plats, de retrouvailles et de débats. Entre la tante convaincue que " c'était mieux avant ", votre cousin qui a un avis sur tout et votre beau-frère spécialiste de l'économie mondiale après avoir rejoint un groupe Facebook, difficile d'échapper aux fausses vérités et clichés éculés. Ce livre sera votre arme secrète pour traverser les discussions des repas de famille avec panache. Rédigé par une équipe pluridisciplinaire de chercheurs et chercheuses en sciences humaines et sociales, ce guide tente de démêler le vrai du faux, vous offre des réponses éclairées et déconstruis les idées reçues. " Les LGBT sont une mode " ? ! " Les jeunes sont de plus en plus violents " ? ! " Depuis #metoo on ne peut plus rien dire " ? ! En quelques pages nous venons à votre secours tant pour offrir des outils de réflexion que pour calmer des débats houleux. A glisser entre la bûche et le café ou à garder sous le coude pour frapper un grand coup (métaphorique, bien sûr) face aux discours les plus récalcitrants. Une lecture aussi instructive que nécessaire pour, enfin, survivre aux repas de famille sans indigestion (intellectuelle).
Il est temps de redécouvrir l'œuvre de Célestin Bouglé (1870-1940), non seulement parce qu'il fut l'un des sociologues majeurs de son époque, aux côtés de Durkheim, mais aussi et surtout en raison de son infatigable combat pour une République laïque et solidaire. Dreyfusard, vice-président de la Ligue des droits de l'homme, radical-socialiste engagé dans les combats politiques de son temps, éditorialiste influent à la Dépêche de Toulouse, Bouglé a exploré des thèmes qui restent encore d'une étonnante actualité, au moment où la question de la solidarité revient en force dans le débat public. Dans Les Idées égalitaires (1899) il explique comment, en Occident, se sont progressivement imposés les idéaux affirmant l'égale dignité de tous et la valeur éminente de l'individu. Il montre aussi que ces idéaux humanistes nourrissent les meilleurs courants de la gauche républicaine: Jaurès lui-même n'affirmait-il pas que le socialisme est un "individualisme", mais "logique et complet"? Car l'analyse de Bouglé est sous-tendue par un projet politique cohérent, dans une proximité affichée avec le socialisme républicain, dont les thèmes clés sont la laïcité, l'école publique, l'exigence d'une politique active de solidarité incarnée par la philosophie du "solidarisme". Lors de la grande vague néo-libérale des années 1980, le slogan: "Solidaire, si je veux!", exprimait bien un discours hostile aux politiques de solidarité, accusées de niveler les talents et d'étouffer la responsabilité individuelle. Au contraire, Bouglé montre que la doctrine sociale de la République est irréductible à ces caricatures : pour le solidarisme républicain, la possibilité pour chacun de s'affirmer dans sa singularité implique une société profondément solidaire.