La fin de la femme rouge ? Fabriques transnationales du genre après la chute du Mur
Cîrstocea Ioana
PU RENNES
32,00 €
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EAN :9782753577435
Au moyen d'une démarche de sociologie politique et critique cet ouvrage analyse les mécanismes de pouvoir dont témoignent l'émergence et le déploiement de normes technocratiques, discours experts, répertoires militants et savoirs académiques centrés sur les droits des femmes et l'égalité des sexes dans le contexte postsocialiste et au-delà. Un dispositif d'observation multi-échelles et transnational rassemble des institutions précédemment quasi ignorées par la recherche en sciences sociales : un réseau militant transatlantique, une fondation philanthropique étasunienne, plusieurs centres d'études sur le genre basés dans les anciens pays socialistes. L'enquête éclaire ainsi de manière inédite la captation des ressources féministes dans la gouvernance et donne à voir le genre comme un puissant vecteur idéologique et pratique de la pénétration des logiques libérales dans l'ancien "bloc de l'Est" pendant le processus de démocratisation. Appuyée sur des outils prosopographiques, l'analyse met en perspective les parcours de plusieurs dizaines d'intellectuelles - des entrepreneures et des médiatrices du genre en voie de professionnalisation académique, technocratique et militante - qui ont fait revivre temporairement leur capital historique "rouge" pour se construire comme des intervenantes légitimes dans les arènes féministes globalisées de l'après-Guerre froide.
Nombre de pages
306
Date de parution
23/05/2019
Poids
518g
Largeur
164mm
Plus d'informations
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EAN
9782753577435
Titre
La fin de la femme rouge ? Fabriques transnationales du genre après la chute du Mur
Auteur
Cîrstocea Ioana
Editeur
PU RENNES
Largeur
164
Poids
518
Date de parution
20190523
Nombre de pages
306,00 €
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Résumé : La conception normative du féminin n'est jamais absente des chantiers idéologiques ouverts aux moments de refondation de l'ordre social. La " transition " des années 1990 n'y fait pas exception et un répertoire diversifié de représentations de la place des femmes dans la société apparaît sur la scène postcommuniste. Cet ouvrage propose une sociologie de la redéfinition de l'identité féminine après l'effondrement du régime communiste en Roumanie. Les normes qui réglementent les rapports sociaux fixant les rôles féminins légitimes, les prises de position des agents individuels et institutionnels qui les élaborent et les diffusent dans le corps social, les luttes sociales et symboliques nouées autour de la fabrication du genre se situent au c?ur du raisonnement. Pour échapper aux problématiques préconstruites, à la généralisation hâtive, aux idées reçues et aux pièges de l'analyse macro-sociale, le travail prend tour à tour pour objet plusieurs lieux de production de la doxa contemporaine relative aux femmes. Il aborde dans une perspective critique les réformes politiques et les mesures institutionnelles visant à transformer leur condition après 1990, au même titre que l'activité associative féminine, notamment le rôle des ONG militant pour les droits des femmes et l'émergence d'un courant féministe dans l'espace universitaire. L'étude du discours des médias complète le tableau, à travers une comparaison de quelques magazines occidentaux importés en Roumanie dans les années 1990 avec une revue autochtone dirigée par une femme écrivain et dotée d'un lectorat à majorité féminine. Les formes de solidarité (réseau de charité et " communauté imaginée ") constituées autour de cette dernière montrent les femmes au c?ur de groupes infrapolitiques en rupture avec l'offre institutionnelle, dont le potentiel à investir l'espace public voire à se transformer en mobilisation politique est analysé in fine.
Les débats académiques sur la complexité des rapports de pouvoir, la diversité des féminismes et la pluralité des configurations institutionnelles de genre font partie de la réflexivité des acteurs des mouvements sociaux, les recherches explorant cette réalité sont relativement peu nombreuses. Ces contributions reviennent notamment sur l'intersectionnalité politique et placent la question de l'imbrication des rapports de domination au coeur de leurs pratiques militantes.
Forgé dans les milieux académiques et féministes états-uniens à la fin des années 1960, le concept de genre a enrichi les recherches en sciences sociales par une épistémologie permettant de dénaturaliser les différences, les inégalités et les identités sexuées. Controversé lors de ses diffusions, objet de contestation par nombre de mobilisations conservatrices, il est toutefois devenu routinier, comme le montre la diversité de ses usages dans des programmes d'action publique ou "d'aide au développement", ainsi que l'affirmation d'un champ académique internationalisé des études sur le genre. Selon des temporalités correspondant à des logiques nationales, le concept a été approprié au gré de la promotion du gender mainstreaming par les organismes multilatéraux depuis la quatrième conférence mondiale sur les femmes (1995). Devenu catégorie d'intervention publique, il fait aussi partie du langage et des répertoires des groupes militants. Ainsi, mobilisé à toutes les échelles (locales, nationales, internationales) par des acteurs aussi contrastés que l'ONU et ses agences, l'Union européenne, des gouvernements et des municipalités, des associations locales et des milieux académiques, le genre connaît aujourd'hui un véritable éclatement. L'ouvrage interroge les modalités situées de ses circulations et de ses traductions en actions publiques, militantes, scientifiques et développe des analyses critiques de son succès globalisé et globalisant.
Humbert-Amemiya Hiroko ; Cabel Eflamm ; Numajiri R
Le japonais... comme au Japon. Chotto Nihongo vous offre : des explications en français facilitant l'auto-apprentissage, un lexique de plus de 1 300 mots et une centaine d'idéogrammes (Kanji) pour découvrir et pratiquer l'écriture japonaise ; un accès aux structures de base de la langue et de la grammaire japonaises avec des exercices corrigés ; des dialogues et de petits textes inspirés de la vie quotidienne avec les expressions usuelles pour se débrouiller dans la vie réelle. Ils sont suivis par des exercices de compréhension et leurs corrigés en fin de volume ; des présentations du contexte socioculturel japonais comme dans aucun autre manuel. Chotto Nihongo est un excellent outil interactif entre étudiants et enseignants dans un cursus d'apprentissage du japonais. C'est dans un tel cadre qu'il a été élaboré, au cours de plusieurs années, par l'auteur.
L'histoire du serment politique en Occident est celle d'un long dévoiement. Ce rite habillé d'oripeaux antiques, médiévaux et religieux, avait été pensé comme l'instrument de la conjuration des hommes libres. Il sera devenu un des moyens de conjurer leur liberté. Alliance des hommes libres et égaux sous le regard de Dieu, il est progressivement encadré par les puissances politiques et ecclésiales, puis capté par l'Etat moderne à partir du XVIIe siècle. L'expérience révolutionnaire cherchera à redonner au serment son caractère démocratique et égalitaire, avant qu'au XIXe il ne devienne un rite de sujétion bureaucratique. Dans les régimes autoritaires et totalitaires, il exprime non seulement une fidélité politique mais il est la marque d'un biopouvoir par lequel l'individu abdique sa conscience et jusqu'à son propre corps dans le peuple, le parti, l'Etat, l'idéologie, le chef. C'est à une histoire politique enracinée dans les pratiques juridiques et les doctrines religieuses propres à l'Occident, et aujourd'hui négligée, que ce livre s'attache à donner une lecture originale et novatrice, puisqu'il s'agit de la première synthèse en français sur l'histoire du serment.
Fille aînée de Louis XV, Louise-Elisabeth (1727-1759), dite Madame Infante après son mariage avec Don Philippe, fils cadet de Philippe V d'Espagne, est sans doute l'une des princesses européennes les plus mystérieuses et les moins connues du XVIIIe siècle. Cette femme de tête connaît une destinée particulière en devenant, à l'issue de la guerre de Succession d'Autriche (1740-1748), duchesse de Parme, Plaisance et Guastalla. Cependant, Madame Infante ne voit dans ces Etats qu'un séjour de transition dans l'attente d'un établissement plus digne de sa naissance. Aussi n'a-t-elle qu'un seul souci, les échanger ou les agrandir. Jamais elle ne se résigne au rang modeste que lui assigne le traité d'Aix-la-Chapelle. Pour autant, elle ne se désintéresse pas des duchés et s'efforce d'y vivre en tentant de recréer la splendeur de la cour de Versailles, tout en cherchant à s'émanciper de la tutelle espagnole pour mieux défendre ses intérêts. Pour mener à bien sa politique de grandeur, elle cultive sans relâche son réseau de correspondants (ministres, diplomates, maîtresse royale) dont elle espère tirer les plus grands bienfaits. Eprise d'un amour filial, elle conserve aussi des relations très étroites avec sa famille et n'hésite pas à revenir à plusieurs reprises à Versailles pour plaider sa cause. Situé à la charnière de l'histoire des femmes de pouvoir et des relations internationales, l' ouvrage a pour ambition de dresser le portrait d'une souveraine en action, omniprésente tant dans la politique parmesane qu'européenne.
Résumé : Chaque jour depuis plus de 20 ans, le docteur Vincent Morel accompagne des patients qui vont mourir. Comment ces malades abordent-ils cette phase ultime de leur existence ? Quelles questions posent-t-ils ? Comment les accompagner et les soulager ? Comment leurs expliquer ce que sont réellement les soins palliatifs trop souvent assimilés à l'échec des traitements ? Ces questions se doublent aujourd'hui de celle de l'euthanasie et du suicide assisté. Cette question posée par les patients eux-mêmes fait aussi partie de son quotidien. Et elle mobilise autant les soignants qu'elle anime la société. Au lieu de s'enfermer dans une réponse binaire qui chercherait à soutenir une position militante, l'auteur invite au doute et à la réflexion. A partir de ses rencontres au chevet des malades, il présente les différents arguments qui agitent le débat public. Dans une société en mouvement, il apporte les outils cliniques, historiques, éthiques, conceptuels, juridiques nécessaires à la prise de position que chacun prendra librement.