La correspondance de Marcus Tullius Cicéron est l'une des plus abondantes que l'Antiquité nous ait léguées : près d'un millier de lettres qui représentent un formidable témoignage à la fois historique, politique, social et personnel, celui d'un citoyen qui se trouvait au coeur des intrigues au dernier siècle de la République romaine. Elles nous entraînent dans les coulisses du pouvoir. Elles nous brossent surtout le portrait d'un homme, avec ses forces et ses faiblesses, ses erreurs et ses doutes, ses incertitudes et ses contradictions. Elles permettent d'humaniser une figure tutélaire qui laisse percer, au fil des pages, ses soucis d'homme, ses défauts, ses humeurs, son manque de courage, son égoïsme, ses sentiments intimes. Etait-il toujours sincère ? Certes, non. Le mensonge, la duplicité, la clabauderie, le goût très romain du trait qui assassine sa cible sont partout présents... Elles révèlent encore un homme de lettres qui goûte certains plaisirs plus que de raison et plus fort que sa fortune ne le lui permet, tout cela en contradiction avec les beaux principes énoncés dans ses traités de philosophie. Qui eût imaginé Cicéron gourmand jusqu'à s'en rendre malade, ou amateur du plaisir de la conversation avec "un petit coup dans le nez" , comme il l'écrit lui-même. "Que de plaisanteries qui sont mises dans la correspondance paraîtraient déplacées si on les rendait publiques" , reconnaît-il dans l'une de ses missives. La correspondance n'offre pas à lire la Vérité, mais bien plutôt la vérité d'un homme qui fut l'une des plus grandes figures de cette République agonisante et à qui nous devons les fondements d'une pensée proprement romaine ainsi que l'élaboration d'une philosophie de l'histoire qui a nourri pour des siècles notre civilisation. Cicéron fut, en son temps, le plus grand défenseur de la liberté, cette libertas au nom de laquelle il luttait contre le pouvoir du tyran, qu'il se nommât César, Pompée, Antoine ou Octave. Le coeur de son engagement. Cette édition, qui s'appuie sur la traduction de la Collection des Universités de France, est la première à présenter l'intégrale de la correspondance de Cicéron.
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Nombre de pages
1178
Date de parution
19/03/2021
Poids
1 484g
Largeur
180mm
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EAN
9782251451756
Titre
Correspondance. Lettres 1 à 954
Auteur
CICERON/ROBERT
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
180
Poids
1484
Date de parution
20210319
Nombre de pages
1 178,00 €
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Résumé : Véritable chef-d'?uvre de l'art oratoire, ce plaidoyer fut écrit par Cicéron pour la défense du sénateur Milon, accusé du meurtre de Clodius, en janvier -52. Cette affaire criminelle revêt autant un caractère privé que public : c'est l'histoire d'une haine personnelle qui reflète et illustre celle des mouvements politiques qui s'affrontent alors, les optimates et les populares, c'est aussi une illustration de la lutte acharnée qui oppose les grands chefs du moment, plus soucieux de leur gloire personnelle que de celle de Rome. Témoignage important sur une époque troublée où la République agonise, et sur une affaire éminemment politique, point d'orgue de l'anarchie qui règne alors à Rome avant que n'éclate la guerre fratricide entre César et Pompée.
Composé en 44 avant J.C., sous la dictature de César, Caton l'Ancien fait partie des derniers écrits de Cicéron. Au même titre que Les Devoirs ou Les Tusculanes, ce traité exerça une influence considérable sur les premiers Pères de l'Eglise (Saint Jérôme, Saint Ambroise ou Saint Augustin). C'est un petit traité des grandes vertus morales qui s'appuie sur la personnalité du célèbre consul et juriste Caton l'Ancien, Cicéron en faisant le principal interlocuteur de son dialogue. Cicéron connaissait cent-cinquante de ses discours dont il admirait la finesse, l'esprit et l'honnêteté. Il lui rend ici hommage tout en dissertant (en un charmant essai, proche sur bien des points d'un autre texte bref L'Amitié) sur le sort commun de l'Humanité lors même qu'il éprouvait les inconvénients du grand âge.
En l'an 80 avant notre ère, un jeune avocat de vingt-six ans plaide, dans un style nouveau, sa première affaire criminelle. Cicéron défend Sextus Roscius, un citoyen d'Amérie accusé de parricide par trois hommes, dont un affranchi, Chrysogonus, favori de Sylla. L'atmosphère est encore lourde du souvenir des proscriptions qui ont ensanglanté Rome. Or l'avocat, avec brio, attaque courageusement les accusateurs: ils cherchent à éliminer son client pour s'emparer de ses biens en toute illégalité. L'audace de l'orateur est récompensée puisqu'il sauve Sextus Roscius d'un horrible châtiment. Mais était-ce là son seul objectif? Et si ce discours offrait à Cicéron l'occasion d'inaugurer avec éclat son ambitieuse carrière politique?
Que s'est-il passé à Rome, en 63, sous le consulat de Cicéron? Si Plutarque, Cicéron, Salluste et Dion Cassius nous ont laissé de nombreux témoignages, le débat est loin d'être tranché. Le personnage de Catilina en effet suscité les passions les plus virulentes et les haines les plus coriaces, à commencer par celle de Cicéron. En effet, lorsque ce dernier prononce, en novembre 63, les quatre Catilinaires, le contentieux entre les deux hommes est à son comble. Par trois fois Catilina s'est présenté aux élections, par trois fois, il a été évincé par Cicéron et ses partisans. Attentats, incendies et levées de troupes se multiplient, tandis que Cicéron échappe de peu à l'assassinat, victime d'un complot dont l'auteur serait Catilina. Si ce dernier parvient à s'enfuir, ses comparses sont condamnés à mort en décembre 63. Notre édition rassemble en un volume ce chef d'?uvre de la littérature politique que sont les Catilinaires.
Dans ce court texte sublime, mais à la vérité insupportable, Sénèque philosophe et poète raconte le raz-de-marée ultime qui rayera l'humanité de la carte... et fera voler en éclats toutes nos certitudes. La fin du monde n'est pas seulement le jeu vertigineux des éléments emportés par des forces déchaînées et destructrices, faisant irruption dans tous les replis de la nature, c'est surtout, chez les humains, l'absolu de la détresse : ils sont désormais tenus de comprendre qu'il y a pire que la mort. Comment mesurer l'angoisse infinie du vivant quand son monde se dérobe, mis en face de sa radicale incapacité à survivre ? En faisant voir, inscrite dans la fin du monde, la fin de l'humanité, Sénèque fait apparaître la solidarité de l'homme et de sa planète. Essentielles pour comprendre l'Eternel retour, ces pages représentent aussi l'une des premières traces humaines de l'éco-anxiété, magistralement expliquées par Jean-Louis Poirier et illustrées par Hubert Le Gall qui nous offre ici son "reportage photo" du déluge. Voilà l'occasion, pour le lecteur, d'affronter - qui sait ? - l'apocalypse avec sagesse.
Voulez-vous des enfants instruits, ou des ignorants ? Question trop abrupte ? On l'a prétendu : l'important, plutôt que le savoir, n'est-ce pas l'habileté à trouver l'information ? Mais non : pour toute chose ou presque, il faut des bases, et apprendre, c'est incorporer. C'est le premier objet de ce livre. A présent et de façon générale, notre école peut-elle faire des enfants instruits ? Au vu de sa pente, on en doute. L'état du service public laisse trop à désirer. Que faire alors ? C'est le second objet de ce livre : trouver comment enrichir l'école, vite. La crise de notre système éducatif est plurielle, dans ses aspects comme dans ses causes. L'urgent n'est pas de chercher à qui la faute, mais d'aller au fond des problèmes posés. Nature et valeur de la culture à installer, rôle et statut des enseignants, place des écrans et de l'IA, relations avec les familles, destin de l'idéal républicain... En dix chapitres, ce livre qui s'adresse à tous s'attache à éclairer une série de points clés, et à définir les nouveaux équilibres dont, quoi qu'il en soit de l'état du monde, l'éducation scolaire aura besoin.
Résumé : Haletante et foisonnante, la mythologie grecque n'a pas fini de nourrir nos rêves. A l'intérieur de ce labyrinthe mystérieux peuplé de créatures furieuses, merveilleuses, amoureuses, nous aimons nous perdre et nous retrouver. En un seul récit poétique et enlevé, ce livre richement orné raconte toute la mythologie depuis le chaos initial jusqu'à la fin du monde des héros. Dans cette fabuleuse odyssée, chaque fleur porte le nom d'une jeune beauté trop aimée des dieux ; chaque bête naît d'un drame humain ou divin ; à chaque montagne, à chaque étoile s'attache un destin sublime ou monstrueux, issu de passions tourmentées. Les remparts de Mycènes et de Troie, bâtis par des dieux, portent encore les traces sanglantes des massacres héroïques. Conteur complice et malicieux, Pierre Sauzeau déploie pour les lecteurs l'infinie variété des mythes, la poésie des noms et la sagesse de ces "mensonges vrais", qui depuis trois mille ans nous posent des énigmes fascinantes, tragiques et délectables.
Le nord, le sud, l'est et l'ouest : toutes les sociétés, ou presque, recourent aux directions cardinales pour s'orienter. Depuis des millénaires, les quatre points cardinaux sont indispensables a` la navigation. Au coeur de l'imaginaire, de la morale et de la géopolitique de la plupart des civilisations, ils n'en restent pas moins subjectifs - et parfois contradictoires. L'historien Jerry Brotton nous invite à découvrir ces directions en fonction de la position spatiale et temporelle des communautés humaines qui en font usage. Il nous explique pourquoi telle ou telle culture en privilégie une plutôt qu'une autre et pourquoi aucune société ne s'est jamais orientée vers l'ouest. De nos jours, cependant, en vertu du GPS, les points cardinaux s'avèrent moins pertinents. Grâce aux applications géospatiales, nous nous situons au centre de la carte sous la forme d'un point bleu qui nous déconnecte du monde naturel. En imaginant les bouleversements que la technologie pourrait imposer a` l'avenir, Jerry Brotton nous rappelle a` quel point les directions cardinales ont été cruciales depuis que nous parcourons la planète.