Christin Pierre ; Rémond Edith ; Petaux Jean ; Sch
BORD DE L EAU
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EAN :9782356878496
Quand il débarque pour la première fois à Bordeaux en 1967, Pierre Christin n'est pas encore le très grand scénariste de bande dessinée que l'on salue désormais partout. Il a rendez-vous dans les sous-sols de la faculté des Lettres du Cours Pasteur avec un universitaire au sommet de sa renommée qui occupe pourtant un bureau sombre dans les tréfonds du bâtiment Robert Escarpit. Ensemble ils vont créer, au sein d'un IUT, une école de journalisme publique dont ils recruteront les premiers étudiants dans la file d'attente des inscriptions universitaires en fac de Lettres. Pierre Christin l'animera jusqu'en 1986 et y enseignera jusqu'en 2003. Avec sa gouaille de narrateur, Pierre Christin raconte les bricolages et les improvisations des débuts de l'IUT de journalisme de Bordeaux mais aussi la gestation d'un enseignement du journalisme dans un environnement universitaire et professionnel au mieux indifférent, au pire hostile. Tableau d'une époque et retour sur la formation d'une profession souvent décriée, le témoignage de Pierre Christin est inédit. La narration de cette épopée a été recueillie oralement en août 2020 par Edith Rémond qui a succédé à Pierre Christin et transformé l'IUT de journalisme de Bordeaux en Institut de Journalisme de Bordeaux Aquitaine (IJBA) après l'avoir installé au coeur de la ville. Elle a mis en forme ces propos et rédigé la préface. 9 1I II www.editionsbdl.com
Nombre de pages
138
Date de parution
08/04/2022
Poids
164g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782356878496
Titre
Journalisme. L'école de Bordeaux
Auteur
Christin Pierre ; Rémond Edith ; Petaux Jean ; Sch
Editeur
BORD DE L EAU
Largeur
130
Poids
164
Date de parution
20220408
Nombre de pages
138,00 €
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Une île paradisiaque au milieu du Pacifique, plantée de rares et somptueuses villas d'architectes? C'est là que Sinclair est envoyé par son richissime patron pour négocier un achat. La mission devait donc se résumer à une visite des lieux, et quelques conversations avec les (plus ou moins sympathiques) îliens. Sauf que même les ultra-riches ne sont pas à l'abri des convulsions de mère Nature, et un ouragan est annoncé !
Scénariste emblématique de la bande dessinée depuis la fin des années 60, romancier, journaliste, Pierre Christin a marqué durablement de son empreinte le demi-siècle qui vient de s'écouler et continue encore et toujours à nous faire rêver et à nous faire réfléchir grâce à sa plume et son esprit aussi acérés l'un que l'autre. Ces " conversations " reprennent de nombreux entretiens (dont plusieurs pour le mensuel DBD) et documents au travers desquels l'auteur aborde les grands thèmes qui lui tiennent à coeur en ce début du XXIe siècle.
Lèvres pincées, air sévère et grosses lunettes : monsieur Dubois-Chauffier est un homme sérieux. D'ailleurs, la multinationale Parindus vient de le nommer à la tête de l'une de ses mines, installée en pleine forêt de Cassaniouze, dans le Rouergue. Une région bien sympathique sentant bon le terroir. Mais de drôles de bruits courent à propos de cette forêt. Il paraît que les gens du coin n'osent guère s'y aventurer... Rumeurs sur le Rouergue est le premier volume des Légendes d'aujourd'hui écrites par Christin, le scénariste de Valérian. Une série de récits ancrés dans les réalités contemporaines et qui rendront célèbre Enki Bilal, notamment avec Les Phalanges de l'Ordre noir. Là, le dessinateur est un petit jeune qui cherche ses marques : un certain Tardi, qui n'a pas encore imaginé Adèle Blanc-Sec. Publié dans Pilote en 1972, le livre se redécouvre avec plaisir. Il laisse deviner l'évolution du style de Tardi. Et le contexte économique de 1972 n'est pas si éloigné de celui de l'an 2000... --Gilbert Jacques
Julien aime marcher droit devant lui dans Paris mais tourne un peu en rond dans sa vie devenue solitaire. Lily égrène dans le métro ses raisonnements sauvages. Alexandre pédale le long des boulevards extérieurs comme un jouet mécanique trop remonté. Gérard, le jeune cadre, broie du noir au milieu des embouteillages de Roissy. Gabrielle découvre la capitale. Viktor contemple son bureau déserté à l'université. Marie, elle, est encore à l'école. Dans les salons d'un grand hôtel, Stefan Ganzl fait allusion à un montage immobilier compliqué, au joli nom de "Domaine des Fleuves". Dans une villa de Passy, la famille des Puel de la Chaume bâtit des plans filandreux pour retrouver sa puissance passée. Sur les arrières de l'Hôtel de Ville, des messieurs dignes flairent avec imprudence une affaire juteuse. Ainsi, dans une ville où leurs destins se croisent, les acteurs de cette comédie vont-ils à leur perte, sans avoir conscience du danger. Le romancier, avec habileté, tire les fils...
Les repas de familleâ? ! Un doux mélange de bons petits plats, de retrouvailles et â?- de débats. Entre la tante convaincue que «â??c'était mieux avantâ??», votre cousin qui a un avis sur tout et votre beau-frère spécialiste de l'économie mondiale après avoir rejoint un groupe Facebookâ??, difficile d'échapper aux fausses vérités et clichés éculés. Ce livre sera votre arme secrète pour traverser les discussions des repas de famille avec panache. Rédigé par une équipe pluridisciplinaire de chercheurs et chercheuses en sciences humaines et sociales, ce guide tente de démêler le vrai du faux, vous offre des réponses éclairées et déconstruis les idées reçues. «â??Les LGBT sont une modeâ??» ! «â??Les jeunes sont de plus en plus violentsâ??» ! «â??Depuis #metoo on ne peut plus rien direâ??» ! En quelques pages nous venons à votre secours tant pour offrir des outils de réflexion que pour calmer des débats houleux. À glisser entre la bûche et le café ou à garder sous le coude pour frapper un grand coup (métaphorique, bien sûr) face aux discours les plus récalcitrants. Une lecture aussi instructive que nécessaire pour, enfin, survivre aux repas de famille sans indigestion (intellectuelle).
Premier musicien italien d'envergure à rompre la malédiction qui avait poussé dès le XVIIe siècle ses compatriotes à émigrer à Vienne, à Paris, à Londres, à Madrid et jusqu'à St Pétersbourg, en quête de pain et de reconnaissance, Giuseppe Verdi vécut, mourut et connut la plus universelle des gloires en restant au pays, sa maison natale devenant « Monument National ». Il fut aussi le premier à braver la censure de l'occupant autrichien, tout en étant témoin - et largement inspirateur - de ces insurrections qui, au terme d'années de lutte et de souffrances, devaient rendre à la nation italienne trop longtemps niée sa fierté et son indépendance. Enfin Giuseppe Verdi eut de nombreuses casquettes : compositeur d'opéras, député puis sénateur, grand propriétaire terrien, mécène et philanthrope. Et la contradiction ne lui fit jamais peur : ce républicain convaincu se mit finalement au service d'une monarchie vue avec raison comme unificatrice. Ce libre-penseur et cet anticlérical affiché a laissé en outre l'un des plus beaux « Requiem » du répertoire. Mais un compositeur n'existe que par sa musique : les 143 QR Codes que renferme ce livre vont donc vous permettre de savourer, et parfois de découvrir, ses plus belles pages commentées et replacées dans leur contexte.
Serions-nous devenus à jamais des vassaux numériques ? Dans cet essai engagé, Virginie Rozière dresse un diagnostic sans complaisance de l'une des crises majeures de notre époque : la perte de souveraineté numérique de l'Europe. Dépendante des grandes plateformes étrangères, soumise à l'économie de l'attention, ou encore à la désinformation, l'Europe voit son rapport à la vérité et les fondements de la démocratie se fragiliser. L'autrice montre toutefois que des résistances existent : régulation européenne, initiatives industrielles ou citoyennes. S'inspirant de l'esprit fondateur de la Communauté européenne du charbon et de l'acier, elle appelle à une nouvelle Communauté européenne du Code et des Algorithmes, fondée sur quatre piliers. L'enjeu dépasse ici la technologie : c'est la survie même des démocraties européennes qui est en jeu.
Il y a quarante ans, en mars 1984, Luc Boltanski, Yann Darré et Marie-Ange Schiltz publiaient « La dénonciation » dans les Actes de la recherche en sciences sociales. Pionnier à maints égards, cet article a initié tout un champ de réflexions sur les formes plus ou moins heureuses de la dénonciation publique, prolongeant et diversifiant ainsi les études sur les répertoires de la protestation et de l'action collective. Issu d'un colloque qui s'est tenu à Paris en mars 2024 avec la participation de Luc Boltanski, ce livre vise à faire le point sur les formes anthropologiques et sémiotiques que revêt aujourd'hui la dénonciation publique. Les conditions de circulation de la dénonciation publique ont changé, et les méthodologies ont nécessairement évolué. Que retenir aujourd'hui de ce texte fondateur ? Qui sont les dénonciateurs aujourd'hui ? Comment les victimes peuvent-elles se faire entendre ? Comment les circulations médiatiques et culturelles de la dénonciation publique favorisent-t-elles une réparation ? Quelles performances la dénonciation publique doit-elle mettre en ?uvre afin de mobiliser les opinions publiques ? Comment susciter sinon favoriser des politiques publiques qui répareront l'injustice dénoncée ? Le livre comprend trois parties. La première revient sur l'article de 1984 en interrogeant les origines, les caractéristiques et la postérité du modèle conceptuel et analytique dont il a marqué l'introduction en sciences sociales. Elle s'ouvre sur un texte inédit de Luc Boltanski, qui opère un retour réflexif sur son propre parcours. La deuxième partie aborde quant à elle les évolutions et transformations suscitées par l'avènement du numérique dans les pratiques sociales de la dénonciation publique. Enfin, la troisième partie confronte divers contextes politiques, économiques et culturels au regard du phénomène que constitue la dénonciation et de ce qu'il dit de la sphère publique.