
Républiques et républicanismes. Les cheminements de la liberté
La République est une et indivisible, assuraient les révolutionnaires. Son histoire, en revanche, ne l'est pas. Il n'est plus possible aujourd'hui de l'écrire d'un bloc ou comme une longue généalogie qui ferait de nos démocraties les héritières plus moins fidèles d'Athènes, de Sparte ou de Rome. Résolument européen, ce volume a donc pour ambition de retracer l'ensemble des traditions politiques, des doctrines philosophiques ou religieuses et des aspirations collectives qui ont dessiné l'histoire des républicanismes et des régimes républicains. De Rome à Florence, de la Révolution anglaise aux Révolutions américaines et françaises, des oligarchies urbaines à la République sociale, il souligne la diversité des expériences historiques concrètes et rappelle les obstacles, les échecs, les détours rencontrés au cours de celles-ci dans la poursuite des idéaux de liberté, d'égalité ou de justice. C'est donc une histoire plurielle, ouverte, souvent exaltante mais tout aussi souvent contrariée, que dévoile ce volume confié à quelques-uns des meilleurs spécialistes européens actuels. Il s'y dévoile page après page et par-delà les singularités historiques, des traits communs ou un air de famille du Républicanisme, qui s'impose comme alternative au libéralisme et au populisme en récusant la religion du marché du premier et l'essentialisation du peuple du second pour appeler à la construction d'un espace commun de confrontation et de fabrication de l'intérêt général.
| Nombre de pages | 271 |
|---|---|
| Date de parution | 15/02/2019 |
| Poids | 440g |
| Largeur | 165mm |
| EAN | 9782356875884 |
|---|---|
| Titre | Républiques et républicanismes. Les cheminements de la liberté |
| Auteur | Christin Olivier |
| Editeur | BORD DE L EAU |
| Largeur | 165 |
| Poids | 440 |
| Date de parution | 20190215 |
| Nombre de pages | 271,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Les réformes. Luther, Calvin et les protestants
Christin Olivier160pages. 17,4x11,6x1,2cm. Poche.Sur commandeCOMMANDER16,20 € -

La cause des autres. Une histoire du dévouement politique
Christin OlivierRésumé : Pour faire l'histoire des fondements philosophiques et politiques de l'engagement civique et humanitaire, ce livre part de l'invention des héros civiques à Rome à la fin de la République. C'est alors que sont recensés et décrits de manière insistante les exploits vertueux de quelques personnages qui se sacrifièrent ou sacrifièrent leur confort pour le bien de tous : Scaevola, Marcus Curtius, P. Decius Mus et d'autres encore, dont le souvenir s'estompa, jusqu'à ressurgir soudainement dans le contexte des républiques italiennes du Moyen Age. Cette enquête analyse la façon dont ces héros civiques ont été utilisés à travers l'histoire, depuis l'humanisme italien jusqu'à l'activisme révolutionnaire en passant par le culte de la gloire des monarchies européennes et la naissance du concept d'humanité. Elle dévoile par là les origines de l'engagement politique moderne.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER24,00 € -

Une révolution symbolique. L'iconoclasme huguenot et la reconstruction catholique
Christin OlivierA partir des années 1530, et pendant près d'un demi-siècle, catholiques et protestants français s'affrontent à propos d'un enjeu en apparence minime, les images saintes. En quelques années, la question de savoir si l'on peut représenter les sujets sacrés, problème théologique complexe mais limité, provoque de brèves escarmouches, menées par des extrémistes des deux bords, puis s'enfle aux dimensions de la guerre civile qui ravage bientôt le royaume. Comment une telle mobilisation des théologiens, des juristes, des artistes mais aussi et surtout des simples fidèles a-t-elle été possible ? C'est seulement en retrouvant, dans les ouvrages de controverse, dans les récits d'émeutes, dans les poursuites judiciaires et dans les oeuvres d'art, l'enjeu véritable du conflit que l'on peut proposer une réponse et comprendre enfin ceux qui s'entretuèrent pour des images.Sur commandeCOMMANDER22,40 € -

CONFESSER SA FOI
CHRISTIN OLIVIERLa fracture religieuse du XVIe siècle ne fut pas constituée que de querelles de clercs et de professionnels de la foi. Elle bouleversa aussi la vie des fidèles et fit très vite à chacun l'obligation de se déterminer, avec plus ou moins de courage et de clarté, et donc d'affirmer sa foi, par la parole bien sûr, mais aussi par d'innombrables gestes de la vie quotidienne. Débats publics soigneusement organisés, querelles de tavernes, disputes de marché, nécrologies, portraits et médailles des réformateurs devinrent ainsi autant d'occasions et de moyens de confesser sa foi à Dieu, à soi-même et aux autres, de dire ce que l'on croyait et comment. C'est à retracer ces lieux et ces signes de la construction moderne des identités confessionnelles, en France mais aussi dans l'Empire et en Suisse, que s'attache ce livre, adossé à une ample documentation inédite en français. Biographie de l'auteur Olivier Christin est professeur d'histoire moderne à l'Université de Lyon-II depuis 1997 et directeur d'études à l'École pratique des hautes études depuis 2003 Spécialiste de l'histoire des XVIe-XVIIe siècles, il a publié une dizaine d'ouvrages et près de cent articles au carrefour de l'histoire, de l'histoire de l'art et des sciences.Sur commandeCOMMANDER23,00 €
Du même éditeur
-

Inspirez, conspirez. Le complotisme au XXIe siècle
Szoc Edgar ; Jespers Jean-JacquesCet ouvrage propose : 1°) Un état de la recherche en matière de complotisme (surtout du point de vue psychologique - domaine dans lequel de nombreuses recherches ont été menées ces dernières années et dont il n'existe pas de synthèse grand public) ? 2°) Liens entre complotisme , antisémitisme et islamophobie (C'est toujours le Mossad qui est derrière; Eurabia) ? 3°) Repenser le complotisme à l'ère des medias sociaux (les classiques du sujet datent d'avant Facebook) ? 4°) Pourquoi la lutte contre le complotisme est-elle condamnée à l'échec.Sur commandeCOMMANDER12,00 € -

L'invention du revenu de base. La fabrique d'une utopie démocratique
Duverger TimothéeTantôt décrié, tantôt encensé, le revenu de base apparaît comme l'une des principales utopies d'un XXIe siècle où la fin de la croissance économique, les mutations du travail et les transformations de la société nous obligent à réviser nos logiciels de pensée. Loin de n'être qu'un phénomène de mode, le revenu de base s'inscrit dans une tradition historique ancienne qui prend sa source dans la Révolution française. Une ligne de force est ainsi repérable sur deux siècles, qui alterne lueurs et éclipses, pour proposer des solutions aux défis de nos sociétés, successivement : la question agraire, la révolution industrielle et la société postindustrielle. Timothée Duverger suit ainsi la piste du droit au revenu et se concentre en particulier sur les trois grandes démocraties libérales, la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis. Il croise tour à tour le radicalisme britannique, le socialisme utopique au XIXe siècle, les propositions de crédit social puis de dividende social dans l'entre-deux-guerres en Grande-Bretagne, le débat sur l'impôt négatif dans les Etats-Unis des années 1970, l'essor d'un mouvement européen autour de l'allocation universelle dans les années 1980, l'émergence contemporaine du débat en France, avant de terminer ce voyage par un tour du monde des expérimentations. A l'issue de cette exploration, une conclusion s'impose : le revenu de base, quels que soient sa forme, le moment ou le lieu où il est conçu, interroge toujours nos sociétés démocratiques et l'autonomie de l'individu dans une reconfiguration permanente des rapports entre l'économie et la société. Le revenu de base se présente bien comme l'une des utopies à expérimenter pour ouvrir une brèche vers le nouveau monde qui tarde à naître.Sur commandeCOMMANDER14,00 € -

Pourquoi la rentabilité économique tue le travail
Cousin OlivierComment les acteurs, dans le cadre de leur travail, définissent et perçoivent la rationalité économique et quelle place occupe-t-elle dans le rapport au travail ? A partir de deux univers opposés apriori, le secteur de l'industrie automobile et l'hôpital public, cette recherche tente de comprendre ce que l'économie fait au travail. Elle appréhende la rationalité économique comme une composante de l'activité et analyse comment les acteurs l'intègrent, s'en arrangent ou la contestent. Les deux univers retenus proposent différentes facettes de la rationalité économique, tour à tour perçue comme une entrave au travail, elle abime l'activité ; comme une de ses composantes qui ne saurait supplanter les règles de l'art et les savoirs faire ; et enfin comme une dimension morale qui permet de mettre fin à l'activité, elle fixe les limites entre ce qui est raisonnable et ce qui ne l'est pas. Ces trois manières d'éprouver la rationalité économique se combinent plus qu'elles opposent. Elles viennent d'abord rappeler que le rapport au travail n'est pas seulement donné par des éléments objectifs de la situation. Le travail est aussi le fruit de l'action des acteurs capables de rendre compte de ce qu'ils font.Sur commandeCOMMANDER20,00 € -

La division du travail revisited. Vers une théorie sociologique de la justice
Rawls Anne W. ; Durkheim Emile ; Chanial PhilippeAvons-nous (vraiment) bien lu Durkheim et bien saisi toute la radicalité de son geste fondateur de la discipline sociologique ? A lire Anne Rawls, et relire avec elle De la division du travail social, rien n'est moins sûr. Peut-être alors le temps est-il venu, cent ans après la mort de Durkheim, de faire revivre ce texte inaugural. Telle est l'invitation du présent ouvrage. Textes à l'appui. La contribution de la sociologue américaine peut être lue comme une nouvelle préface à l'édition originale de La division du travail social. A ce titre, Durkheim lui aussi et tout autant l'auteur du présent livre, notamment par la publication de sa longue introduction oubliée de 1893. Plus encore, tel un palimpseste, orage convoque tout un ensemble d'auteurs contemporains pour esquisser à l'ombre de l'histoire officielle, une histoire en quelque sorte clandestine de la sociologie, attentive à la créativité des pratiques sociales et à la morale propre aux interactions. Pour autant, cette invitation à découvrir un autre Durkheim, jamais lu (ou presque) - à relire cette Division du travail social revisited -, n'intéressera pas seulement les sociologues, mais aussi les philosophes. En effet, un autre texte s'enchâsse dans cette intrigue, la fameuse Théorie de la justice de John Rawls, le père de l'auteur. Car ce qui est avant tout en jeu dans cette relecture de l'ambition sociologique durkheimienne, c'est aussi et surtout sa dimension politique et toute sa pertinence aujourd'hui pour penser les formes et les conditions d'une société juste. Cette audacieuse lecture de l'oeuvre de Durkheim ne manquera pas de susciter des réactions contrastées tant elle bouscule bien des interprétations convenues de la sociologie durkheimienne. Voire de la sociologie tout court. Elle invitera par ailleurs les philosophes à nouer un dialogue renouvelé entre science sociale et philosophie morale et politique.Sur commandeCOMMANDER20,00 €
De la même catégorie
-

Les nazis ont-ils survécu ? Enquête sur les internationales fascistes et les croisés de la race blan
Lebourg NicolasQuand, le 8 mai 1945, le Troisième Reich s'effondre enfin, on veut croire à la mort du nazisme. C'est pourtant loin d'être le cas : organisations, militants, théories, ils sont nombreux à avoir survécu à la victoire des Alliés. Très vite émerge la crainte de voir se constituer une "Internationale noire" , laquelle va devenir un thème récurrent de l'industrie pop-culturelle - l'organisation Hydra de l'univers Marvel en est aujourd'hui le cas le plus fameux. Le contexte de guerre froide favorise bientôt la construction d'organisations internationales prônant le "nationalisme européen" , voire le "nazisme universel" . Ces mouvements se réfèrent généralement à l'Europe (le Mouvement social européen, le Nouvel Ordre européen, Jeune Europe étant les plus connus), mais il faut encore y ajouter leurs homologues américains, africains, parfois australiens. Le racisme nazi évolue donc vers une idéologie de préservation de la spécificité du "monde blanc" , hélas encore à l'oeuvre aujourd'hui. Grâce à des archives (surtout françaises et américaines) jamais exploitées, le présent ouvrage se propose de suivre ce ballet incessant et halluciné où se mêlent anciens nazis, collabos et jeunes convertis, pour lesquels le "Reich de mille ans" n'en est qu'à ses débuts. Spécialiste de l'extrême droite, Nicolas Lebourg est historien, chercheur associé au CEPEL (CNRS-Université de Montpellier). Cet ouvrage prolonge les travaux qu'il mène depuis 2015 dans le cadre du programme sur l'histoire des fascismes de l'Université George Washington. Il a notamment publié au Seuil avec Jean-Yves Camus Les Droites extrêmes en Europe (2015).Sur commandeCOMMANDER23,50 € -

Le mythe de l'Etat
Cassirer Ernst ; Hendel Charles W ; Vergely BertraRésumé : Avril 1945. Ernst Cassirer achève peu avant de mourir Le mythe de l'Etat : un ouvrage réalisé à la demande de ses amis afin de tenter de comprendre les origines et les causes du nazisme. Sans jamais prétendre réduire le tragique de l'Histoire, mais sans renoncer non plus à toute explication, il invite la modernité à repenser son rapport au mythe. Les déformations qu'il fait subir à la pensée ne sont-elles pas la préfiguration, voire la caution, des violences politiques qui viennent ensanglanter les sociétés ? L'obscur besoin d'ordre qu'il véhicule et qui hante les fondements de la culture n'est-il pas responsable de la transformation de celle-ci en cauchemar, lorsqu'elle s'avise de ne plus lui résister mais de se confondre avec lui ? Le XXe siècle n'a-t-il pas basculé dans le tragique parce que subitement la culture s'est mise à célébrer le culte du héros, de la race et de l'Etat tout en versant dans un pessimisme dénigrant la Raison ? Ce livre peut être considéré, à bien des égards, comme le testament philosophique de l'un des plus grands penseurs de ce siècle, et en tout cas du plus digne héritier des Lumières. Livre savant attaché à reconstituer la mémoire de la Raison en refaisant l'histoire de toute la pensée politique, c'est aussi un livre de philosophe plaidant, à travers une critique du mythe, pour que la raison politique ne déroge pas à la plus haute de ses fonctions : réaffirmer la culture contre les tentations d'ériger l'idéologie, et donc la violence, en raison. Pour Cassirer, trois cultes particuliers ont propagé la déraison en politique : 1/ le culte du héros qui défend la nécessité de dirigeants politiques forts, voire d'hommes providentiels ; 2/ le culte de la race, véhiculé par Gobineau ; 3/ la conception hégélienne de l'Etat, dans laquelle l'institution étatique n'a pas à être limitée par les droits individuels, car elle est une réalité suprême, transcendante, divine, qui n'a sa finalité qu'en elle-même. Cassirer reproche à cette théorie de fournir une justification à la toute-puissance de l'Etat totalitaire.Sur commandeCOMMANDER15,00 € -

le nouvel extremisme du droite
Adorno Theodor W. ; Weiss Volker ; Mannoni OlivierEn 1967, Theodor Adorno tient une conférence à l'université de Vienne, à l'invitation de l'Union des étudiants socialistes d'Autriche, sur la remontée de l'extrême-droite en Allemagne, et notamment l'ascension inquiétante d'un parti, le NPD, qui a toutes les apparences du néonazisme et manquera de peu son entrée au Bundestag allemand deux ans plus tard. Transcrit d'après un enregistrement, cet essai inédit a les avantages d'un texte pour partie improvisé : un style direct et très accessible. Adorno y recense les " trucs " auxquels recourt le discours d'extrême-droite, et qui ressemblent à ceux qui reviennent actuellement en vogue sur les réseaux sociaux : la volonté de mêler tous les problèmes dans une accumulation de faits invérifiables ; la " méthode du salami ", ou le fait de découper, dans un complexe de réalités, une réalité particulière sur laquelle on concentre le débat ; l'utilisation d'arguments absurdes, etc. En somme, Adorno décrivait en 1967, à peu de choses près, une réalité proche de celle de nombreux pays européens aujourd'hui. Sa conclusion est un appel à l'intelligence et au combat : refusant de pronostiquer l'avenir de ces mouvements, Adorno rappelle que " la manière dont ces choses évolueront, et la responsabilité de cette évolution, tiennent en dernière instance à nous-mêmes" .Sur commandeCOMMANDER14,00 € -

Le communisme. 3e édition
Adler AlexandreRésumé : Le XXe siècle fut aussi celui du communisme : son irruption violente, les espoirs immenses qu'il suscita sur tous les continents, son apogée et sa trahison dans le stalinisme, enfin sa chute. Au-delà des querelles portant sur l'ampleur de ses méfaits ou le nombre de ses victimes, l'illusion qui en serait le fondement ou le mensonge qui en aurait permis la survie, Alexandre Adler en retrace l'histoire mondiale. Loin de toute orthodoxie, il offre une lecture originale d'un séisme politique dont on chercherait aujourd'hui en vain l'équivalent.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER10,00 €
