Ma cuisine au muscat. Hommage au Muscat de Saint-Jean de Minervois, 166 recettes
Christian Marie
METROPOLIS
17,24 €
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EAN :9782883401716
Situé dans le Sud de la France, Saint-Jean de Minervois est un plateau battu par les vents, au pied de la Montagne Noire. On y cultive le muscat blanc à petits grains, un cépage vinifié en vin doux naturel (VDN). Ce vin d'appellation contrôlée (AOC) est frère des Muscats de Frontignan, Mireval, Lunel, Baumes de Venise et de l'antique Muscat de Samos. Ce livre est un hymne à un cépage, à un terroir. Savante et gourmande, Marie Christian, philosophe de formation et ethno-gastronome reconnue, y propose une rencontre avec des vignerons acharnés à cultiver une terre difficile dans un pays plus âpre que ne le soupçonnent les vacanciers de l'été, une rencontre aussi avec une tradition qui remonte à l'époque romaine. Surtout, elle présente toute une gamme de recettes régionales ou d'inventions culinaires avec pour ingrédient essentiel ce vin délicat qu'est le Muscat de Saint-Jean de Minervois. Les recettes sont classées par thèmes : cocktails, amuse-gueules, potages, entrées, poissons et crustacés, volailles et viandes, légumes, sauces, desserts ; elles sont agrémentées d'une foule de notes personnelles touchant à l'histoire du goût et de la cuisine. . . Marie Christian vit entre Paris et Saint-Jean de Minervois. Elle a publié déjà deux ouvrages dans la collection La cuisine de mes souvenirs (éd. Metropolis 1997 et 2002) : La Soupe aux trois cailloux, En France de la campagne à la ville et Un goûter chez l'Ogresse, La cuisine des contes, couronné par GOURMAND, World Cookbook Awards 2002.
Nombre de pages
174
Date de parution
27/10/2007
Poids
288g
Largeur
172mm
Plus d'informations
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EAN
9782883401716
Titre
Ma cuisine au muscat. Hommage au Muscat de Saint-Jean de Minervois, 166 recettes
Auteur
Christian Marie
Editeur
METROPOLIS
Largeur
172
Poids
288
Date de parution
20071027
Nombre de pages
174,00 €
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Marie Christian est l'auteure de plusieurs essais et de recettes, dont ma cuisine au muscat (2007). Après une maîtrise de philosophie en 1969, elle travaille aujourd'hui à la rédaction et à la réécriture de textes écrits ou parlés pour des expositions, notamment pour la cité des sciences et de l'industrie.
Le street art, par définition, est éphémère. Que se passe-t-il lorsque les artistes de rue s'emparent d'événements qui les touchent profondément, comme les tueries de Charlie Hebdo, de Montrouge, de l'Hyper Cacher ou à l'université de Garissa au Kenya ? Là où artistes et anonymes avaient posé un mémorial, quelques semaines plus tard, il ne reste plus rien. Les collages se déchirent, les mots sont effacés, les peintures recouvertes par d'autres peintures... Cet ouvrage veut raviver notre mémoire de ces jours si particuliers du mois de janvier, il rassemble des photographies prises par quelques passionnés d'art urbain et par les artistes. Hommage aux dix-sept victimes, il témoigne aussi des valeurs qui nous ont réunis, si nombreux, nous tous qui, dans la vie ordinaire, ne sommes généralement d'accord sur rien. Ce livre forme un précieux inventaire de ce qui a été exprimé dans l'urgence, dans l'émotion, sur les murs des villes. C'est aussi et surtout un livre de combat contre toute forme de fanatisme.
La cuisine de mes souvenirs. Tel est le titre de notre collection, tel pourrait être le titre de cet ouvrage qui multiplie avec légèreté et profondeur les approches de la cuisine : mémoire historique de la petite et de la grande histoire, empreinte ethnologique, sociologique et culturelle singulière... Certaines recettes qui en parsèment les pages sont presque de l'ordre du journal intime, d'autres sont écrites comme des dialogues avec de chers disparus, toutes construisent « une mémoire de parfums, de couleurs, de saveurs, qui surgit parfois spontanément ou se raconte par tendresse pour les moments heureux ou malheureux d'un passé proche ou lointain ». Non, ce n'est pas un livre de cuisine. C'est un livre qui chante la vie, la famille, l'amour, la nostalgie, le désespoir, la magie de l'enfance, la grâce de l'éphémère : « À table, que ce cri résonne pour tous comme un appel au bonheur d'être. »
Alice, mère de l'autrice, est la mémoire vivante de la société des Juifs de Marrakech. Elle raconte. Hélène, l'autrice se souvient. Résonnent alors les youyou aigus pour la naissance d'un garçon, les chuchotements dans les ateliers de couture, la rumeur des rues de Marrakech qui s'animent de souvenirs vivaces et mélangent les peuples, les origines et les langues ? on y croise même des Chinois. Le temps file, s'arrête parfois. Des mariages. Des départs vers l'inconnu. Des amis qui se perdent de vue, des familles éparpillées de par le monde. Certains Juifs choisissent Israël. Personne n'aime les adieux. On se cherche. On se retrouve au hasard d'une promenade sur les Champs-Élysées ou d'une librairie du quartier Saint-Paul. Ceux qui ont vécu au pied du majestueux Atlas, dans cette plaine prospère de Marrakech, assistent à l'explosion sans fracas d'un monde très ancien, dont ces mémoires familiales croisées ravivent la mémoire.
Une villa princière de la Renaissance, quelque part en Toscane. La scène est au bord de la mer. Laissée seule par l'homme qui, onze ans auparavant, l'a prise pour épouse, la Reine redevient Princesse, retrouve la blancheur d'une inaltérable virginité. Elle regarde à l'horizon. Dans ses yeux, le ciel et la mer. Elle attend le fiancé, celui qu'elle s'est promis. Un signe d'elle a été convenu, lorsqu'il apparaîtra, au couchant, sur les flots. Et il gagnera ses rives. Et ce sera l'instant. Toutes ces années, elle s'est gardée pour cet instant. La barque approche, et quelque chose se brise. Ce signe, elle ne le fera pas. Voici un drame affranchi de l'action, qui se noue dans le silence, l'attente et le dialogue intérieur d'en-dessous des paroles échangées comme son unique intrigue. L'immensité du ciel et de la mer inscrit dans les regards les abysses d'impénétrables émotions. Au coeur même du verbe, comme en lignes de fuite, l'indicible innombrable des âmes. En 1900, Rilke, dans son journal, pressentait l'éclosion de ce que deviendrait ce poème dramatique déjà ébauché en 1898. Il le reçoit comme une apparition, à rebours de toute vision : «J'aimerais écrire un drame inscrit dans la nostalgie. Il faudrait l'intituler L'Aveugle. Tout à coup, je sais , je vois la silhouette mince d'une jeune fille dont la sensibilité s'est portée tout entière à la surface de son corps pour y fleurir.» Pièce en un acte écrite en vers, "La Princesse blanche", poème dramatique, en effet, par excellence, qui trouve sa forme définitive en 1904, condense en elle ce coeur indistinct du silence qui préside à l'ensemble de l'oeuvre du poète, comme le lieu de la vérité première, du dépouillement d'aucun artifice, d'une implacable exposition à l'épreuve de l'Ange, où remonter toujours, d'où repartir toujours, pour tout recommencer.