A l'école du soir. L'éducation du peuple à l’ère des révolu
Christen Carole
CHAMP VALLON
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EAN :9791026711933
Dans la France du XIXe siècle ouvriers et artisans, après leur longue journée de travail, cherchent à acquérir des connaissances élémentaires ou des savoirs techniques et professionnels. Avant l'institutionnalisation républicaine de l'école par les lois Ferry, l'école du soir se généralise dans cette période (1815-1870) qui voit se transformer en profondeur l'enseignement comme les mondes du travail pendant que s'engage le double mouvement d'élargissement de la souveraineté populaire et d'expansion industrielle. Les fonctions et les enjeux des cours du soir pour adultes sont multiples alphabétiser, former, moraliser, acculturer, émanciper les classes laborieuses. L'analyse des discours des promoteurs et fondateurs de ces cours, l'attention portée aux contenus des enseignements et à leur efficacité, aux représentations et expériences vécues par les enseignants qui les ont organisés et par les auditeurs/élèves-adultes qui les ont suivis permettent de restituer les nombreuses réalités sociales, culturelles et politico-pédagogiques de l'éducation des adultes. Cette dernière et plus largement la question du rapport des milieux populaires à l'instruction et aux savoirs ("légitimes", livresques, "populaires", pratiques, professionnels, etc.) restent aujourd'hui d'une grande actualité. Certains débats du XIXe siècle sur l'éducation des classes populaires et l'émancipation par le(s) savoir(s) ne sont pas clos.
Nombre de pages
384
Date de parution
27/10/2023
Poids
480g
Largeur
140mm
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EAN
9791026711933
Titre
A l'école du soir - L'éducation du peuple à l’ère des révolu
Auteur
Christen Carole
Editeur
CHAMP VALLON
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140
Poids
480
Date de parution
20231027
Nombre de pages
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Charles Dupin (1784-1873) est un personnage emblématique de son siècle. Tour à tour polytechnicien, ingénieur du Génie maritime, savant géomètre, professeur au Conservatoire des arts et métiers, propagandiste des méthodes statistiques dans l'analyse économique et sociale, membre de l'Académie des sciences et de l'Académie des sciences morales et politiques, député dans toutes les assemblées parlementaires de 1827 à 1870 et, par dessus tout, philanthrope pénétré de la question sociale, il résume, à lui seul, le XIXe siècle français. N'ayant pourtant, dans aucun de ces domaines, laissé une trace marquante, que ce soit en termes de production scientifique ou d'action politique, il a été un peu oublié par l'historiographie. Cet ouvrage vise à combler cette lacune, mais aussi à saisir, à l'occasion de l'étude de ce personnage aux multiples facettes tout un pan de l'histoire française du XIXe siècle : la sortie des guerres napoléoniennes et la concurrence économique avec l'Angleterre, l'émergence d'un pouvoir des savants incarné par le groupe polytechnicien, la genèse des sciences sociales et leur institutionnalisation, notamment au sein de l'Académie des sciences morales et politiques, le débat sur les avantages comparés du libre-échangisme et du protectionnisme, l'apprentissage du parlementarisme dans les soubresauts des changements successifs de régime politique, la question sociale et les nouvelles formes de philanthropie qu'incarnent le mouvement de formation professionnelle ouvrière mais aussi l'émergence des Caisses d'épargne, deux causes qui furent au centre de l'action sociale de Dupin. Résultant d'un colloque organisé dans les universités de Paris Diderot (Paris VII) et Paris Ouest Nanterre-La Défense (Paris X) cet ouvrage réunit autour de ce personnage complexe les multiples compétences disciplinaires (histoire politique et sociale, histoire des sciences, histoire de la pensée économique, sociologie, statistiques) indispensables pour en analyser l'oeuvre et en mesurer la portée.
Le manuel du professeur Bressollette et du docteur Quéhé (CHU de Brest) est un ouvrage "pense-bête" destiné aux étudiants, professeurs et praticiens, qui propose des chapitres pratiques pour les techniques d'examen d'écho-Doppler vasculaire. Concis et illustré de nombreux schémas et échographies, il reprend les différentes étapes de l'examen, du protocole au diagnostic.
Maître-mot du mouvement ouvrier, concept clé pour nombre de théoriciens socialistes, l'association cristallise dans l'Europe du XIXe siècle les aspirations à une réorganisation plus juste et égalitaire du travail. Permettant de penser la liberté contre le libéralisme, l'association des travailleurs peut être ainsi appréhendée comme l'expérience en actes d'un pouvoir d'agir collectif et autonome des ouvriers et des ouvrières. Mais c'est aussi un phénomène pluriel. Cet ouvrage vise donc à déconstruire l'objet "association ouvrière" pour rendre compte de la myriade d'expériences concrètes qui se trouvent regroupées sous ce terme. Les contributions rassemblées éclairent les prémisses en France de l'association de travailleurs et de travailleuses sous la monarchie de Juillet, son âge d'or lors de la révolution de 1848, et la multiplication des expérimentations associatives en Europe et au-delà jusqu'à la fin du siècle.
Chappey Jean-Luc ; Christen Carole ; Moullier Igor
Joseph-Marie de Gérando (1772-1842) est une personnalité centrale du monde politique, intellectuel et administratif de la première moitié du XIXe siècle. Il a souvent été célébré pour son rôle fondateur dans des champs aussi divers que l'histoire de la philosophie, l'anthropologie, le droit administratif, la philanthropie, ou l'enseignement mutuel. Au temps des révolutions, dans un contexte où débattent les premiers réformateurs sociaux, il offre, à la croisée des savoirs, des outils pour comprendre, normaliser et transformer la société : des pauvres aux sourds et muets, toutes les formes de marginalité deviennent des objets d'enquête et d'action. Issu d'un colloque interdisciplinaire, ce livre cherche à saisir toutes les facettes d'un acteur encyclopédique et de son parcours complexe entre la fin des Lumières et l'invention du XIXe siècle. Prenant en compte les renouvellements historiographiques les plus récents, les contributions réunies dans ce volume font le lien entre histoire intellectuelle, histoire politique et histoire sociale. Elles portent plus précisément sur la constitution de nouveaux savoirs de gouvernement, sur les modalités idéologiques et pratiques de réforme et de contrôle de la société et, plus généralement, sur les manières de penser les rapports entre les élites et le peuple dans une société libérale naissante.
Tenant des carnets (un journal ?) depuis la jeunesse, je n'y ai jamais écrit que par spasmes, par bouffées, et dans une sorte d'état d'urgence. Brusques afflux de souvenirs, rêves ou lectures pareillement commentés, ce double qui n'a cessé de m'accompagner est bien aussi projet, que le livre entrevu ait abouti ou non, et interrogation sur ce projet même. Aussi m'a-t-il semblé que je ne pouvais extraire des fragments de ce long flux tout ensemble intermittent et proliférant sans tenter d'y introduire au moins un fil d'Ariane. Si le thème de la mémoire, chez l'être de souvenir qu'est, par définition presque, l'autobiographe, s'est imposé à moi, c'est que la mémoire m'est longtemps apparue comme la dépositaire de l'être même. Souvent, il va sans dire, ces plongées ou ces visitations fortuites s'accompagnent d'une réflexion sur la littérature. Au naïf émerveillement des premières années ici retenues - contemporaines de L'Adoration et s'aventurant à tâtons vers Le Retour - succède assez vite un soupçon qui, dû pour la plus grande part à la cruelle expérience de la mère internée, et qui va s'accusant dans ces pages mêmes, est tout près de s'en prendre au chant longtemps tenu pour " doré " d'une mémoire qui, par places traversée de nostalgie, entend bien pourtant ne se confondre avec aucun " passéisme ", sans cesse au contraire jouaillé, dénoncé que, pratiquement dès le début, est ce dernier. " J. B.
Les figures souvent grotesques créées par James Ensor s'animent. Elles évoquent la mer du Nord, Ostende la ville balnéaire et ses habitants évanouis, le retour du carnaval ou le célèbre Bal du Rat mort. Libérées des tableaux où leur apparition continue à nous surprendre, elles haussent parfois le ton entre les murs d'une baraque abandonnée, se répondent et s'affrontent. Elles aimeraient régler de vieux comptes. Elles interpellent un visiteur à la nature incertaine. Tout à la fois ancrées dans leur époque et hors du temps, les voix interrogent, avec une ironie d'outre-tombe, la disparition des corps qui un jour les habillèrent. Avoir connu semblable mascarade est-il possible ailleurs qu'en un rêve où l'on croisera les ombres de Proust, Rilke, Roth, Celan ou Perec bien vivant, installé à la terrasse d'un café ...