Sourires d'amertume. Abécédaire de lucidité heureuse
Chopin Jean-Pierre
L'HARMATTAN
22,00 €
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EAN :9782140487170
On connaît les vertus de l'absinthe dont l'amertume vise paradoxalement la guérison de l'âme et du corps. Peindre la face cachée des êtres et des choses, parfois même la réalité tragique n'est pas une complaisante noirceur. Plutôt une purgation salutaire. Se vider du mauvais, être disponible pour le meilleur en bon épicurien. C'est donc ici la poursuite de l'abécédaire précédent (Purgatoire de l'amertume, L'Harmattan, 2020) dont les regards sur le monde veulent servir la lucidité qui délivre contre les illusions qui enivrent, mais toujours avec jubilation et l'Espérance à la boutonnière. Ce sont des essais qui cherchent à donner du plaisir à vivre et à penser ce qu'on n'ose peut-être pas vivre ni penser seul, en associant le miel de l'écriture à l'absinthe du réel, comme nous l'enseignait le grand poète latin Lucrèce.
Nombre de pages
196
Date de parution
14/09/2023
Poids
243g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782140487170
Titre
Sourires d'amertume. Abécédaire de lucidité heureuse
Auteur
Chopin Jean-Pierre
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
243
Date de parution
20230914
Nombre de pages
196,00 €
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Par le détour d'une autobiographie où passe l'émotion, l'auteur nous invite à nous pencher sur nous-mêmes comme sur notre monde avec ses dérives et ses impasses. Il dénonce la fascination contemporaine pour les moyens techniques quand elle fait oublier la question du sens. Il passe en revue nos impostures "modernes" dans l'enseignement, la formation, les stages, l'art et les spectacles, le sport, la politique, l'économie. Chaque fois nous est rappelé que, même lorsque "ces jours nous semblent vident", ils appellent d'autres matins.
Par des regards obliques sur notre monde contemporain, l'auteur nous offre une critique originale, à la fois décapante et stimulante, de l'enseignement, de la politique, du sport, de nos traditions, où se mêlent comique et tragique, légèreté et gravité, actualité et universalité. Dans des chapitres provocateurs et jubilatoires, que l'on peut lire sans ordre, il nous invite à rompre des silences et des évidences, et nous ouvre à un optimisme nettoyé par une lucidité sans concession.
Nuire à la bêtise" est une formule empruntée à Nietzsche dans le Gai savoir quand il évoque quel doit être le rôle du philosophe. Au-delà des siècles, des sexes, des classes et des frontières, la bêtise est comme une hydre sans visage qui toujours trouve refuge dans l'antre de la secte. Elle se protège du doute que donne la faculté de penser. C'est pourquoi la bêtise ordinaire a le plus souvent des relents sectaires. Je n'ai pas la prétention de proposer ici une panacée ni un traité philosophique de "haute graisse", mais seulement de présenter quelques essais pour tenter de transmettre le bonheur qu'il y a à sortir des évidences comme on aime à prendre l'air.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...