Les villes nous charment, écrit la philosophe Catherine Chomarat-Ruiz, parce que, sous l'injonction sociopolitique de bâtir une ville plus naturelle et donc meilleure, l'écart entre la ville et le "vert paradis" que l'on allait chercher jadis hors des cités, à la campagne, tend à se résorber. Ce sujet éminemment sensible est ici analysé, décrit, théorisé par des auteurs qui contribuent à éclairer les enjeux contemporains de l'alliance nature/ville. Ils abordent l'histoire des formes jardinées, la circulation des modèles, des savoirs et des représentations culturelles, analysent la demande sociale de nature, sa fabrication depuis le "rêve de campagne", ainsi que l'aptitude de l'art et du paysagisme urbain à élaborer des projets soutenables, en faisant se croiser l'héritage historique et l'actualité sociale de la nature urbaine. Si le caractère naturel de la ville provoque ce riche débat, c'est bien parce que la nature urbaine n'est ni un donné ni un état de fait, mais bien un possible, autrement dit, un projet. C'est précisément dans ce sens qu'il faut comprendre la portée de ce livre qui met au jour les signes du renouvellement de l'alliance nature/ville et élabore une culture commune aux habitants des villes, aux chercheurs, aux concepteurs, qu'ils soient paysagistes, architectes, urbanistes ou artistes. Dans une perspective interdisciplinaire, la collection Crossborders propose un ensemble de textes engagés dans les champs de l'histoire, de l'esthétique, de la politique, susceptibles d'éclairer l'état actuel des théories et pratiques des arts, de l'architecture, de la ville et des paysages. Située à l'interface de configurations intellectuelles et expérimentales, elle s'ouvre aux thèmes et aux débats culturels contemporains en proposant des analyses, des observations critiques sur les mutations de l'espace, de ses représentations et de ses cadres théoriques.
Nombre de pages
137
Date de parution
23/01/2014
Poids
348g
Largeur
153mm
Plus d'informations
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EAN
9782357332621
Titre
Nature urbaine en projets
Auteur
Chomarat-Ruiz Catherine
Editeur
ARCHIBOOKS
Largeur
153
Poids
348
Date de parution
20140123
Nombre de pages
137,00 €
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Que se passe-t-il quand la recherche passe de l'atelier d'artiste au labo ? Quel type de recherche et de doctorat doit-on inventer dans des départements universitaires formant au design et à l'art ? Que désigne-t-on par l'expression de " recherche-création " ? Dans quelle mesure ce type de recherche est-il compatible avec une " recherche par le projet " telle qu'on l'entend dans les disciplines du design ? Quel avenir réserver à une recherche plus académique, aux prises avec l'histoire ou les théories de l'art ? Telles sont les pistes explorées par la vingtaine de contributions qui composent cet ouvrage.
En art, la fin des années 80 fut marquée par l'essor de nouvelles pratiques liées aux technologies du numérique. L'affaire est entendue, dira-t-on. Pourtant, en dépit de cette évidence et de ce consensus, la signification de ces réalisations artistes nous échappe encore. Avons-nous réellement saisi la portée d'oeuvres qui nous immergent dans des jardins virtuels, nous donnent à caresser des plantes réactives à nos gestes, nous poussent à admirer des fleurs fractales qui naissent de façon aléatoire, croissent, s'épanouissent et meurent, nous font pénétrer dans des environnements naturels microscopiques, quand elles ne nous invitent pas à d'étranges safaris photo au sein de paysages ravagés par la guerre ? Ce livre entend réparer cet oubli en montrant comment ces artistes contemporains, qui utilisent toutes les ressources du numérique, héritent des préoccupations du Land Art des années 60, font fructifier cet héritage en lui demeurant fidèles ou, au contraire, le dilapident en s'efforçant d'être encore plus attentifs à la nature. D'après Catherine Chomarat-Ruiz, l'engagement des pionniers du Digital Land Art envers les jardins et les paysages de notre temps implique en effet une remise en question de l'esthétique de la dévastation dans laquelle leurs aînés se sont parfois complus.
Incompris, le parc de Castille constitue pourtant un ensemble exceptionnel, sis à Argilliers, dans le Gard. Ce livre montre que cette incompréhension provient d'une mauvaise conception de l'espace propre à ce parc. Sitôt rattachée à un espace riemannien, la poétique à l'oeuvre dans ce lieu apparaît ; le motif si souvent raillé des colonnes et autres fabriques fait sens : il structure ce lieu hétérogène. Cet essai s'intéresse alors à la finalité d'un tel parc.
Cet ouvrage offre un aperçu unique du processus de conception de 21 passerelles piétonnes et cyclistes. Contexte physique et historique, contraintes techniques, écologiques et économique ; culture, processus, sont quelques-uns des mots clés qui rendent chaque projet unique. L'auteur de projet, l'architecte et l'ingénieur Laurent Ney, révèle la complexité qui caractérise chaque conception d'ouvrage d'art et explique comment, grâce à une vision intégrée de l'architecture et de l'ingénierie, on peut aboutir à des objets qui s'insèrent de manière significative dans nos traditions. This book offers a unique insight into the design process behind 21 footbridges. Physical and historical context, technical constraints, ecology and economy, culture and process are some of the key notions that underlie each unique project. The designer, architect and engineer Laurent Ney reveals the complexity that characterizes each structure and how, through an integrated vision of architecture and engineering, we can achieve objects that fit significantly into our tradition.
Né en 1954 à Krefeld, étudiant de Sigmar Polke à Hambourg, Albert Oehlen a été associé à la "Bad painting" tout au long des années 1980 aux côtés d'artistes tels que Werner Buttner, Martin Kippenberger, Georg Herold. Albert Oehlen souligne le parcours qui mène de ses abstractions des années 1990 aux réalisations récentes. Aux questions qui lui sont fréquemment posées à ce sujet, il répond qu'il ne peut guère être plus explicite et reconnaît toutefois ceci comme le moteur de sa création, définissant une sorte d'Art pour l'Art où tout ce qui se passe est ce qui se passe sur le tableau. Le catalogue de l'exposition qui lui est consacrée au Carré d'Art de Nîmes, du 24 juin au 9 octobre 2011, rassemble 35 peintures et fait le point sur la création récente de l'artiste et sa relation revendiquée à l'abstraction américaine des années 1950-1960, en particulier l'oeuvre de Willem De Kooning, une de ses grandes admirations. Oehlen établit de nouvelles règles à chaque série, parfois le choix d'une couleur, du collage ou certains formats. Le choix s'organise autour de 4 ensembles : oeuvres abstraites du milieu des années 1990, peintures grises (1998-2008), Computer Paintings, un groupe de Finger Malerei (peinture aux doigts) qui sera présenté pour la première fois.
Situé à Meudon-la-Forêt, le projet porte sur la conception et la réalisation d'un campus d'exception, l'Ecole Ducasse - Paris Campus. L'architecture du bâtiment, réalisée par l'agence Arte Charpentier architectes, est inspirée de la nature. A l'avant garde des tendances, ce campus a pour ambition de partager et transmettre la philosophie du chef Alain Ducasse.
Deux volumes collinaires viennent envelopper le bâtiment industriel du central téléphonique de Lacassagne formant, en lisière du quartier de la Part-Dieu, la Campus Orange Lyon, dit "Campus Lumière". L'ensemble est relié par une allée centrale et deux passerelles en étage, un hall monumental donne vue sur le nouveau parvis végétalisé. Les lignes brisées des deux constructions neuves embrassent le bâtiment industriel révélant sa dimension patrimoniale. Les façades en verre et aluminium laqué jouent avec les briques teintées et l'exosquelette du volume existant marquant visuellement l'ambition de la métropole d'un quartier neuf respectueux de l'existant.