Choltitz Dietrich von ; Foucrier Jean-Charles ; Bé
PERRIN
22,00 €
Épuisé
EAN :9782262086244
Pour nos contemporains, Dietrich Von Choltitz a les traits de Niels Arestrup qui l'a interprété magistralement dans le film de Volker Schlöndorff "Diplomatie" mettant en scène son face à face tragique avec le consul de Suède Raoul Nordling joué par André Dussollier. Aux termes de leurs discussions, le commandant militaire de Paris accepte de ne pas exécuter l'ordre d'Hitler de détruire la ville-lumière, sauvant la capitale de la destruction programmée. Cette histoire célèbre repose sur un texte oublié : les mémoires du général publiés en 1964 sous le titre "Un soldat parmi les soldats". S'il consacre une cinquantaine de pages à sa mission parisienne, Von Choltitz raconte aussi d'une plume fluide l'histoire de la Wehrmacht et des campagnes auxquelles il a participé : invasion de la Pologne, de la Hollande et de la Belgique (1939-1940) ; campagnes de Russie entre 1941 et 1943 (Barbarossa, siège de Sébastopol, retraite après Stalingrad, Koursk...), campagne d'Italie. Suit un récit haletant de la meurtrière bataille de Normandie, consécutive au débarquement, avant que le général n'entre dans la grande histoire après avoir été directement nommé par Hitler gouverneur militaire de Paris début août 1944 (son portrait du dictateur vieillissant est édifiant). Si le récit de Von Choltitz est capital, il ne mérite pas moins d'être critiqué et remis en perspective. A l'instar de la plupart de généraux allemands de l'époque, il se présente en homme d'honneur, incarnation d'une Wehrmacht héroïque et opposée à Hitler. La réalité s'avère autrement plus complexe comme le prouve Jean-Charles Foucrier dans son importante préface et l'appareil critique exhaustif dont il dote le texte.
Longtemps, l'histoire du Japon fut instrumentalisée par le pouvoir impérial, le fruit d'une idéologiesous contrôle absolu. D'autant que le XXe siècle aura été marqué en Asie, comme ailleurs, par lesgrandes idéologies dévastatrices de ce siècle. Cependant, depuis quelques années, sous l'influencedes pays anglo-saxons, l'approche historique a considérablement évolué et la parole s'est peu à peulibérée. Certains tabous (la défaite de l'Empire en 1945 ou Hiroshima) restent forts. Mais l'étude,par exemple, des relations de l'archipel avec la Chine, ou celle des rapprochements anciens voiredes fusions-migrations avec les peuples voisins, encore inimaginables il y a quelques années, sontdésormais au coeur des recherches historiques. Tout en tenant compte des derniers développements de l'historiographie japonaise et des débats dont elle a pu être l'objet, P- F Souyri propose ici une Nouvelle histoire du Japon, affranchie des poncifs anciens et des légendes, mais aussi plus en accord avec les questionnements de cette société aujourd'hui ultra moderne. Un éclairage nouveau et passionnant d'un pays qui n'en finit pas de nous intriguer?
Du Moyen Age au xxe siècle, l'histoire riche en rebondissements d'une famille à l'origine de la Prusse, puis de l'Allemagne moderne, jusqu'à sa chute dans la catastrophe de 1918. Rien ne prédisposait à un tel destin les Hohenzollern, modeste famille de propriétaires terriens implantée en Souabe au XIe siècle. Après une lente ascension au cours du Moyen Age, l'acquisition du duché de Prusse en 1603 marque une étape décisive. Les règnes du Grand Electeur et de son petit-fils Frédéric-Guillaume Ier, le Roi-Sergent, font entrer la Prusse dans l'ère moderne. Frédéric II, l'ami de Voltaire, porte leur oeuvre au plus haut, tandis qu'en luttant inlassablement contre l'Autriche, il donne à son pays une stature internationale que plus personne ne contestera. A sa mort en 1786, il ne restera plus à la Prusse qu'à s'affirmer comme une puissance européenne majeure. C'est chose faite avec Guillaume ler qui, aidé de Bismarck, défait l'Autriche puis la France pour fonder le Deuxième Reich. Le nouvel Empire atteint son apogée avec son petit-fils Guillaume II, avant de disparaître au terme de la Première Guerre mondiale. Dans ce livre clair et fouillé, retraçant tant l'histoire d'une famille que d'un pays, les Hohenzollern sont restitués loin des clichés habituels. Chefs de guerre peut-être, surtout souverains tolérants, soucieux du bien-être de leur peuple, à l'avant-garde de transformations économiques, sociales et artistiques, ayant toujours eu pour but d'assurer la grandeur de leur pays.
A la lumière des recherches les plus récentes, 1914 offre une synthèse des évènements qui ont précédé et suivi l'entrée en guerre de l'Europe. Dans une approche très concrète,nourrie d'archives, Jean-Yves Le Naour y restitue la façon dont cette année a été vécue par les contemporains, loin des antichambres ministérielles ou princières. Il montre la France plongée en situation de tension extrême, sensible à la moindre rumeur: les plaques de publicité Maggi ou du bouillon Kub auraient servi d'indications à l?armée allemande en marche, les Russes auraient débarqué au Havre, des espions allemands distribuent des bonbons empoisonnés, les soldats allemands coupent les mains des enfants durant l?invasion, etc.? Mais ce volume revisite évidemment les grands événements de 1914 comme l?attentat de Sarajevo, l?assassinat de Jean Jaurès et la bataille de la Marne. Il fait place à des évènements ignorés habituellement de l?historiographie: l?hésitation du gouvernement qui, partant pour Bordeaux, a failli décréter Paris « ville libre », sans défense, afin d?éviter sa destruction dans des combats; l?incroyable réception de la célèbre voyante, Mme Fraya, en pleine nuit du 1er août devant une assemblée de ministres angoissés qui s?en remettent à l?irrationnel pour se rassurer! Ou pourquoi Joffre a laissé les Allemands passer par la Belgique (contrairement à la version officielle, on savait que les Allemands passeraient par là!). L'auteur revient sur la fameuse « Union sacrée » qui ne restera qu'un rêve: les querelles se poursuivent, à fleurets mouchetés.... A chaque page, le récit est vivant et le lecteur peut éprouver ce climat si particulier, attisé par les premières morts, les errements des contemporains, leurs espoirs, leurs troubles et leurs angoisses. Poignant.
Avec 1915, l'enlisement, second volume de sa série consacrée à la Grande Guerre, Jean-Yves Le Naour continue de retracer au plus près le quotidien des Français durant ces quatre années de malheur. Alternant les points de vue d'en haut et d'en bas, s'attachant aux rumeurs comme aux faits établis, au ressenti aussi bien qu'au vécu, l'auteur nous livre un récit haletant. En 1915, le conflit entre dans une phase particulièrement meurtrière, marquée par des offensives aussi terribles qu'inutiles, rendues plus cruelles encore depuis l'usage des gaz asphyxiants. La guerre est partout: à Londres ou à Paris, sous les bombardements des zeppelins, sur la mer, en Afrique et au Moyen-Orient où les Turcs ont lancé le djihad contre les Alliés, au nom du panislamisme, tout en se livrant au génocide des Arméniens... Tandis que les Allemands étrillent la Russie et écrasent la Serbie, les Alliés enchaînent les échecs. Sourd aux critiques, le général Joffre conduit la guerre comme il l'entend: 320 000 Français sont ainsi sacrifiés en pure perte. La crise politique et la lassitude grandissent sur les décombres d'une Union sacrée qui a vécu, comme en témoignent les archives des Renseignements généraux jusqu'ici inexploitées. Pour les Français, 1915 est bien l'année la plus dramatique de toute la guerre, celle des horizons bouchés.
Résumé : Le 6 juin 1944 : le Débarquement en Normandie. Les faits sont bien connus. Cette journée, célèbre entre toutes, est passée à la postérité, avec ses mythes. Benoît Rondeau nous propose ici une histoire renouvelée de l'événement, en adoptant le point de vue de l'armée allemande. La réaction de la Wehrmacht au cours des 48 premières heures de la bataille, la question de l'utilité ou non d'avoir entrepris la construction du Mur de l'Atlantique, la mobilisation des renforts, la qualité du haut commandement allemand pendant la bataille : autant de thèmes souvent peu ou mal traités, qui sont ici abordés par l'auteur. Richement illustré, cet ouvrage nous permet de revisiter la bataille de Normandie, des combats survenus dans la nuit du 6 juin au franchissement de la Seine par une armée allemande en déroute.