1986 - 2011 "A l'impossible, on est tenu". Telle pourrait être la maxime accompagnant cette poignée de lycéens versaillais qui, en 1986, publient le premier numéro d'un trimestriel rock à la charte graphique sobre et élégante, au traitement journalistique différent des autres publications de la presse musicale: des interviews fleuves inédites, des portraits noir et blanc intimes, éloignés des photographies de presse vues et revues, et le ton résolument insoumis d'une jeunesse cultivée, contestataire, aux convictions propres à une rédaction qui aime faire du bruit. Une rédaction qui a, dès les premiers jours, la certitude qu'une autre scène rock existe. Les Inrockuptibles est né, et la faune de la "rock critique" va désormais devoir compter sur toute une nouvelle génération de journalistes passionnés et tapageurs. En mars 1992, la parution des Inrockuptibles devient mensuelle. La revue est alors reconnue pour la qualité de ses entretiens et la mise en avant d'artistes français inconnus du grand public. En 1995, c'est l'année du plus grand défi qu'osera se lancer la rédaction des Inrocks: la revue change de format et devient hebdomadaire. Le magazine se veut alors ouvertement généraliste, traitant tant de musique que de cinéma, de littérature, de société, de télévision... 15 ans plus tard, une nouvelle mutation majeure s'opère: le 14 septembre 2010, Les Inrockuptibles lance une nouvelle formule dont l'ambition est désormais de devenir un hebdomadaire politique, social et culturel, toujours porté par l'esprit rock de la rédaction. Pour fêter les 25 ans du journal, il est temps de faire le bilan de plus de 860 numéros, de plusieurs milliers d'articles et de chroniques. Les Inrockuptibles, qu'est-ce que c'est? Une somme considérable de décryptages face à n'importe quel mouvement, qu'il soit artistique ou social, une immense dévotion envers les plus grands artistes de leur temps, et une dose conséquente d'audace mise au service d'un autre journalisme rock qui ne laissera jamais sécher sa plume un journal engagé politiquement, découvreur de talents et aujourd'hui tant prescripteur culturel que média analysant les intempéries de la société française ou des politiques étrangères. Dans ce livre rétrospectif, véritable anthologie des Inrockuptibles époque fanzine, bimestriel, mensuel et hebdomadaire, vous pourrez découvrir les moments forts de plus de 150 interviews d'artistes qui ont marqué l'histoire de la musique, de la littérature, du cinéma, de la politique ou des idées, et lire plus de 220 chroniques qui retracent le panorama et l'évolution culturelle de ces 25 dernières années, où l'impossible ne fut jamais une limite.
Les situationnistes sont un groupe d'insurgés utopistes, de théoriciens radicaux, d'artistes novateurs, d'activistes déterminés qui, dès les années 1950, ont dénoncé les mécanismes d'aliénation de la société de consommation. A l'heure où la notion de "société des loisirs" émerge, Guy Debord, figure de proue des situationnistes, oppose celle de "société du spectacle", le spectacle étant défini comme "le règne autocratique de l'économie marchande ayant accédé à un statut de souveraineté irresponsable". Etre situationniste consiste à lutter sans trêve contre l'aliénation sous toutes ses formes - une lutte révolutionnaire qui a connu son heure de gloire en mai 1968. Il semblait alors possible que l'utopie se réalise. Laurent Chollet raconte ici l'histoire de cette poignée d'hommes et de femmes à l'ambition et à la détermination illimitées, à l'origine d'une pensée dissidente implacable, dont le mouvement a influencé nombre d'événements collectifs et de parcours individuels. Aujourd'hui encore, les théories situationnistes révèlent leur pertinence. En ce début du XXIe siècle, l'utopie serait-elle de retour... Biographie de l'auteur Historien et éditeur, Laurent Chollet a publié L'insurrection situationniste (Dagorno, 2000) et a cosigné avec Armelle Leroy aux éditions Hors Collection: 50/60, l'album de ma jeunesse (2003); 60/70, l'album de ma jeunesse (2003); 70/80, L'album de ma jeunesse (2003); 40/50, L'album de ma jeunesse (2004).
Que restent-ils de nos amours ? ", pourraient dire les Français d'Algérie. Laurent Chollet nous raconte par le menu détail le quotidien et la culture des Pieds-Noirs : l'école, la vie en ville et à la campagne, les grands ports, les recettes de cuisine et de pâtisseries, les marques commercialisées là-bas, le sport, les bains de mer, les lectures des jeunes et des moins jeunes, la fascination pour les Américains... et tant d'autres aspects culturels ! L'auteur met également les projecteurs sur ces Français d'Algérie qui ont changé la France ou ceux qui ont été influencés par ce beau pays plein de couleurs : l'émergence d'une scène rock'n'roll (Les Chaussettes noires...), les poètes (Jean Sénac...), les peintres, les humoristes (Les Trois Baudets...), les écrivains (Albert Camus évidemment)? et tant d'autres ! Des " petites madeleines " de Proust pour tous ceux qui ont connu cette époque, et un véritable livre de transmission entre générations.
Nés en 1941, vous avez vu le jour la même année que Faye Dunaway et Aimé Jacquet. Enfants, vous avez bu du Pschitt orange, écouté Marie-Josée Neuville sur le Teppaz familial et vibré en découvrant les aventures de Davy Crockett et Buck Danny. Adolescents, vous avez vécu les Trente Glorieuses et savouré les blagues salaces du journal bête et méchant Hara-Kiri. Faites le plein d'émotions grâce à ce voyage au coeur de vos jeunes années : des privations de la guerre à la joie de la libération, lorsque l'avenir semblait enfin plein de promesses, et que rien n'était impossible. Retrouvez tous les souvenirs de votre jeunesse : mode, cinéma, télé, musique, lecture, radio, école, jouets...
En près de cinquante ans de carrière, le génie créatif de David Bowie s'est illustré dans tous les domaines : la pop, l'art, la scène, le rock, la mode, le cinéma, le son et le style. Artiste aux mille visages, se jouant des formes et des genres, il aura composé vingt-neuf albums. Bowie. Les Années studio célèbre le génie créatif de l'artiste, en retraçant l'ensemble de sa production studio, depuis son premier album éponyme en 1967, en passant par les classiques des années 1970 que furent The Rise And Fall Of Ziggy Stardust, Aladdin Sane, Station To Station, Low et "Heroes", jusqu'aux petits bijoux que sont The Buddha Of Suburbia ou son ultime opus, Blackstar, lancé deux jours avant son décès. Cet ouvrage, riche d'illustrations rares ou emblématiques signées des plus grands photographes, évoque la genèse de chacun de ces albums, les replaçant dans leur contexte social et musical. Extraits d'interviews, témoignages de ses proches, albums live, singles, compilations, rien n'est oublié dans cet hommage à l'un des artistes majeurs, parmi les plus originaux et imprévisibles, de ces dernières décennies .
Gouard Richard ; Geudin Christophe ; Bricout Grégo
A l'intersection des arts graphiques et de la production musicale, les 33-tours constituent depuis plus d'un demi-siècle un médium visuel et sonore jamais égalé. Depuis l'explosion du phénomène rock dans les années 1950, le disque vinyle a capturé l'imagination de millions d'auditeurs par le biais de pochettes composées à partir de photographies, d'illustrations ou de typographies étudiées. Il se décline au fil des ans sous différents formats (gatefold, picture-discs, vinyles colorés...) et traverse les décennies suivantes en épousant les tendances visuelles de chaque époque. Sévèrement concurrencés par l'avènement du CD dans les années 1990 et 2000, les 33-tours bénéficient aujourd'hui d'un regain d'intérêt auprès d'une nouvelle génération d'auditeurs et de collectionneurs. Au-delà de la nostalgie vinylique, Vinyles rend hommage à "l'objet" disque tout en reproduisant près de 250 pochettes emblématiques dans un luxueux recueil illustré.
Avant sa mort, survenue le 7 novembre 2016 à Los Angeles, Leonard Cohen a passé de longs mois à reparcourir ses carnets, nombreux et étalés sur des décennies, pour opérer une sélection de textes en bonne part inédits (poèmes, chansons, extraits de ses carnets de notes) qui, accompagnés de dessins marqués par l'autodérision, composent le livre qu'il décide de laisser à la postérité, comme un dernier cadeau plein de vie : plein de toute sa vie. On retrouve bien sûr dans ces pages les thèmes de prédilection de celui qui a commencé sa carrière comme poète et romancier, avant de devenir aussi le musicien mondialement célébré qu'on connaît. Il est question d'amour, de passions, de jalousie et de peur de l'abandon, de flamme jamais éteinte, de sexualité, de relations entre les êtres, du temps qui passe et laisse ses traces, de religion aussi, d'aspiration à la sagesse, d'états dépressifs et mélancoliques toujours teintés d'humour.
Marquis de Sade, Etienne Daho, Niagara, Les Nus, Marc Seberg, Dominic Sonic, Kalashnikov, Fraktur, Ubik? Ces artistes ont émergé de la scène rennaise à la fin des années 1970-début des années 1980. L'ébullition punk et rock remuait alors Rennes, en faisant éclore des chanteurs et des musiciens qui allaient influencer les générations suivantes. Comment Rennes est-elle devenue une figure de proue de la musique française à cette époque ? Quels artistes en étaient les acteurs ? Que sont-ils devenus ? Comment et pourquoi ce moment et ce lieu ont-ils été si fondateurs pour les générations suivantes de musiciens ? Pourquoi cette « génération rennaise » est-elle restée si créative ? Grégoire Laville est allé à la rencontre des acteurs de cette époque fondatrice pour des entretiens au long cours, illustrés par des photos personnelles, souvenirs éloquents de cet âge d'or rennais. Entretiens avec Etienne Daho, Frank Darcel (Marquis de Sade), Philippe Pascal (chanteur de Marquis de Sade puis Marc Seberg), Christian Dargelos (Marquis de Sade puis Les Nus), Pascal Obispo, Dominic Sonic, Arnold Turboust, Fraktur (Sergeï Papaïl), Ubik (Philippe Maujard), Hervé Bordier, Jean-Louis Brossard...