L'art préhistorique représente le moment auroral de ce que, avec Hegel, nous pouvons appeler la "seconde nature" : le monde des objectivations de l'esprit qui structurent notre vie sociale, éthique et politique ; celui des institutions, qui façonnent la vie humaine, à partir de la représentation du réel et des productions de la technique, jusqu'aux technologies numériques contemporaines. Comment le passage à cette secondarité a-t-il été possible et qu'est-ce qu'il signifie ? Comment le "deux" a-t-il été possible et comment faut-il comprendre ce dédoublement ? Ce sont les questions soulevées par cet essai. Contrairement aux divers monismes et naturalismes qui marquent scène philosophique contemporaine et qui tendent à oblitérer toute forme de dualité, ce qui est soutenu ici c'est qu'un certain dualisme est finalement inéluctable. Un dualisme non pas substantiel mais modal : celui qui produit la différence entre "fait" et "sens" , "réalité" et "idée" , "actualité" et "possibilité" , première et seconde nature. Gaetano Chiurazzi est professeur de Philosophie à l'Université de Turin et directeur de projet au Collège International de Philosophie de Paris. Parmi ses publications, traduites en plusieurs langues, on peut mentionner : L'esperienza della verità (2011), Dynamis. Ontologia dell'incommensurabile (2017), Détours de Derrida (2020).
Nombre de pages
200
Date de parution
09/04/2024
Poids
200g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9788869764103
Titre
Seconde nature. De Lascaux au numérique
Auteur
Chiurazzi Gaetano
Editeur
MIMESIS
Largeur
140
Poids
200
Date de parution
20240409
Nombre de pages
200,00 €
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Ce livre est un recueil d'essais sur Jacques Derrida, allant du thème de l'écriture à ceux de la traduction et de l'économie ; thèmes qui croisent et entrecroisent des questions métaphysiques telles que celles du sujet, de l'humanisme, du temps ou encore de l'infini. En vue d'appréhender ces questions, la déconstruction opère des déviations, des diversions, des écarts et des déplacements, soit en un mot : des "détours" — par rapport aux voies par lesquelles l'on tente traditionnellement de les aborder. Le titre Détours de Derrida entend précisément faire écho, non seulement auxdits détours, mais à leur possibilité même, laquelle ne renvoie, au fond, qu'au contenu du "concept" instituant et constitutif de la déconstruction : la différance — et à ce dont celui-ci est la trace et représente le diagramme, à savoir le fait qu'une différence se soit produite et que toujours déjà quelque chose puisse arriver. Car qu'est-ce en effet que la déconstruction, sinon, comme l'a écrit Derrida, "ce qui arrive" ?
Le concept de sublime demeure essentiel et étonnamment moderne. Le revisiter à travers ses moments fondateurs - du VIIIème siècle qui en débattait avec passion jusqu'au postmodernisme - s'avère fructueux pour renouveler notre regard sur l'art moderne et contemporain. Car le sublime éveille autant qu'il renouvelle la pensée sur l'art, sinon la pensée tout court. Réfléchir sur le sublime revient à saisir une actualité toujours renaissante, et il est intéressant de voir s'élargir et se préciser la portée de cette notion au fil des quinze études présentées dans ce volume. Il sera question du sublime dans les domaines les plus divers, des arts à l'espace urbain, de l'esthétique au politique et au cinéma.
Entre 1969 et 1973, le comédien, metteur en scène, réalisateur et écrivain italien Carmelo Bene (1937-2002) a présenté ses films à Cannes, d'abord à la "Quinzaine des Réalisateurs" , puis en "Sélection officielle" du Festival. Cette présence régulière sur la Croisette a largement contribué à la diffusion de son oeuvre en France. Ce volume réunit, pour la première fois, des entretiens avec des personnalités qui ont joué un rôle majeur dans la promotion et la connaissance de son oeuvre dans le monde francophone : Pierre-Henri Deleau, Jean-Paul Manganaro, Jean Narboni et Noël Simsolo. Deux chapitres sont enfin consacrés à des oeuvres moins connues de la production de Carmelo Bene : le court-métrage Ventriloquio, aujourd'hui disparu, ainsi que le Don Quichotte parisien, joué au Théâtre Marigny de Paris en 1970. Le volume contient aussi des photographies inédites de l'Archive Papi Cipriani. Carlo Alberto Petruzzi (PhD University of Reading) est un chercheur en littérature, en théâtre et en gestion des arts. Il a publié le livre Carmelo Bene : una bibliografia (1959-2018), qui a reçu le Prix Città di Campi Salentina, et a édité le volume de Mario Masini Mes films avec Carmelo Bene. Il a traduit en italien des contes de Guillaume Apollinaire et des frères Goncourt, et il a lancé une série de livrets d'opéra italien en traduction chinoise. Ses articles ont été publiés sur California Italian Studies, Italica, Journal of Italian Cinema & Media Studies et Mimesis Journal.
Des messages pour le pharaon Akhénaton aux Protocoles des Sages de Sion, cet ouvrage invite le lecteur à un voyage à travers les fausses histoires qui ont influencé la vraie, l'Histoire. Propagées dans certains cas en toute bonne foi mais, dans bien d'autres, avec des visées politiques et idéologiques précises, les fausses informations ont infléchi le destin des hommes, voire des peuples et des nations. Et ce bien avant qu'on ne les appelle fake news. La première partie du livre consiste en un recueil passionnant de faits célèbres - comme le récit du cheval de Troie ou la (fausse) donation de Constantin et d'autres moins connus, comme les extravagantes théories du jésuite Jean Hardouin, selon qui la plupart des oeuvres littéraires et artistiques de l'Antiquité étaient des faux, ou bien la rumeur sur la mort de Napoléon qui provoqua l'effondrement de la Bourse de Londres en 1814. La seconde partie du livre ramène le lecteur aux problématiques les plus actuelles : elle offre un petit guide de fact-checking, riche de conseils et de méthodes essentielles pour vérifier des informations et se repérer dans le monde hyperconnecté qui est le nôtre.
Le bouillonnement culturel de Milan dans les années soixante, les premières prises de vue pour Il Mondo, les images emblématiques des émeutes des années soixante-dix, les reportages dans les usines, sur les banlieues, les émigrés italiens, les guerres en Afrique et en ex-Yougoslavie, les luttes au Portugal lors de la révolution des oeillets... Uliano Lucas, l'un des premiers à avoir introduit en Italie la figure du photojournaliste indépendant, évoque à travers ses plus beaux clichés plus d'un demi-siècle de son métier. Que signifie réaliser une chronique en images ? Quel est le rôle du photojournaliste dans notre société et quelle place a-t-il occupée en Italie dans la seconde moitié du XXe siècle ? En déroulant le film de ses nombreux engagements, Uliano Lucas nous fait vivre des rencontres, des choix, des souvenirs. Des flashs de vérité, parfois crus, parfois étonnamment délicats.