Il n'y a pas d'âge pour se poser des questions philosophiques et, très tôt, face à l'étonnement devant le monde, les enfants s'interrogent sur la vie, la mort et les relations humaines. L'enfant serait par excellence celui qui, selon l'expression de G. Deleuze, fait "l'idiot" et pose la question du pourquoi et de l'essence des phénomènes du monde en toute naïveté et intensité. La pratique de "la philosophie avec les enfants" se développe ainsi partout dans le monde depuis plus d'une trentaine d'années. Cette pratique répond aussi au besoin de démocratisation d'une discipline scolaire jugée trop souvent comme hermétique et élitiste. Dans le même temps, la littérature de jeunesse semble avoir pris en compte ces interrogations métaphysiques. Les programmes de littérature à l'école primaire en France insistent d'ailleurs sur cette dimension des oeuvres et incitent à des "débats réflexifs". Le monde de l'enfance pourrait ainsi être aujourd'hui le pont qui permettrait de réconcilier deux disciplines dont l'histoire s'est trop longtemps écrite sous les signes de la concurrence et de la méfiance réciproques. La littérature et la philosophie pourraient ainsi retrouver leur alliance originelle : car au-delà des formes spécifiques qu'elles entretiennent avec le langage, elles sont toutes les deux des discours qui visent à donner sens et intelligibilité à notre existence. Au-delà de la réflexion théorique sur les liens qui unissent la philosophie, la littérature et l'enfance, cet ouvrage fait aussi le récit et l'analyse d'une expérimentation menée dans une école élémentaire avec les mêmes élèves pendant trois années consécutives (Ce2, Cm1, Cm2). Nous montrons ainsi comment concrètement la littérature a permis à ces jeunes enfants d'entrer en philosophie, comment la fiction a effectivement été pour eux un "immense laboratoire" (P. Ricoeur) pour expérimenter leur pensée.
Nombre de pages
264
Date de parution
20/04/2015
Poids
405g
Largeur
155mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782343053790
Titre
L'enfant, la littérature et la philosophie
Auteur
Chirouter Edwige
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
405
Date de parution
20150420
Nombre de pages
264,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Résumé : L'éveil à la philosophie dès le plus jeune âge - qui se développe sous des formes diverses partout dans le monde depuis plus de cinquante ans - dépasse largement la seule nécessité de démocratiser l'accès à la discipline scolaire mais interroge les conditions même d'une éducation émancipatrice. Les ateliers de philosophie pourraient préfigurer un paradigme de ce que devrait être l'école et l'éducation : une "oasis de pensée", un lieu et un temps de développement de l'esprit critique, de la coopération intellectuelle et de l'acceptation de sa vulnérabilité pour entrer en résonance avec soi et le monde. L'idée de la philosophie avec de jeunes enfants peut toutefois susciter des débats, voire des réticences, au sein des institutions elles-mêmes. Cet ouvrage questionne le rôle que peut jouer la philosophie dans la formation de l'esprit critique et d'une citoyenneté éclairée dès le plus jeune âge. Comment ces pratiques expérimentales permettent-elles de renouveler l'idéal émancipateur de la philosophie à l'école et dans la Cité ? Quels sont aussi les apports du pragmatisme et de la Théorie critique pour penser la philosophie avec les enfants ? A partir des théories de l'émancipation, de la reconnaissance et de la résonance, l'ouvrage propose de penser l'exercice philosophique dès le plus jeune âge à la fois comme une pratique, une expérience pouvant servir de paradigme au processus éducatif et d'en restituer les enjeux politiques.
Résumé : " Pourquoi on meurt ? ", " On peut être méchant et heureux ? ", " Comment on peut savoir que c'est vrai ? ", " Est-ce que je suis libre de choisir mon avenir ? ". Nous sommes souvent réveillés par les enfants. Leurs questions étonnantes secouent nos habitudes de pensée et nous tirent hors de la caverne de nos certitudes. Et si l'on saisissait les pistes ouvertes dans les livres pour nous éclairer ? Cet ouvrage est le fruit d'un long et passionnant voyage où se rencontrent la philosophie, la littérature et l'enfance. Il propose une réflexion sur les enjeux d'une démocratisation de la philosophie dès le plus jeune âge et sur la place que tient la fiction dans notre compréhension du monde. Il présente des conseils de lectures et des retours d'expérience sur des ateliers menés aux quatre coins de la planète. A quoi pense la littérature de jeunesse ? aspire à répondre au mot d'ordre de Denis Diderot : " Rendons la philosophie populaire ! ".
Résumé : La pratique de la philosophie à l?école primaire se développe depuis plus d'une vingtaine d'année. Ces pratiques s'inscrivent pleinement dans la cohérence des programmes de l?école primaire. Les ateliers de philosophie permettent aux élèves de développer leur langage et leur vocabulaire, d'apprendre à argumenter, à débattre, à respecter la parole de l'autre et à s?écouter. Ils construisent aussi dans le dispositif décrit dans ce manuel une grande culture littéraire et apprennent à interpréter des textes et à en saisir les enjeux profonds. Dans cet ouvrage, nous proposons aux enseignants un dispositif de mise en réseau d'albums de littérature jeunesse sur une question philosophique. A partir d'un large choix bibliographique, il offre des progressions précises à organiser sur une année scolaire.
Heureux lecteur de ce Petit Platon, tu vas assister dans les pages qui suivent à une expérience unique et extraordinaire: Moi, Jean-Jacques Rousseau, musicien incompris, voyageur philosophe, écrivain pourchassé, je vais me mettre à nu! Tout nu! Mais cela n?est pas sans risque pour toi. Es-tu bien sûr de vouloir me suivre et d?être mon complice?
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.