Elisabeth de Chimay, qui épousa son descendant, a suivi le chemin parcouru par cette femme hors du commun, grâce à des documents retrouvés dans les archives du château de Chimay ? lettres, notes, livres de comptes, carnets recouverts de la fine écriture. Toutes deux ont adoré ce vieux pays des Fagnes où s'est écoulée une grande partie de leurs deux existences. Fille d'un riche banquier espagnol d'origine française, Theresia Carrabus est née à Carabanchel de Arriba en 1773. Après une enfance chaotique, elle épouse à quatorze ans un français, le marquis de Fontenay. Le mariage étant un échec, elle va s'intéresser aux idées nouvelles. Passionnée, généreuse à l'extrême, elle connaîtra la prison à Bordeaux pendant la Révolution ; sauvée par Tallien qui en tombe follement amoureux, elle obtient de son amant la grâce d'un grand nombre de Bordelais. Haïe par Robespierre, elle échappe miraculeusement à la mort, grâce à Tallien, qui pour elle va provoquer la contre-révolution du 9 Thermidor. Elle devient, pour les Parisiens, le symbole de l'ouverture des prisons et de la fin de la Terreur. Belle, bonne, séduisante, elle sera la reine de Paris sous le Directoire. Barras à son tour en fait sa maîtresse. Adulée, adorée, d'entrée par tous les grands hommes de son temps, elle terminera ses jours dans le château de Chimay, en Belgique. C'est là que son dernier et plus grand amour, son mari, le comte de Caraman, prince de Chimay, l'arrachant à sa vie mondaine, l'emmènera. " Tallien soupira. " - Elle aura beau se faire appeler princesse des Chimères, pour l'histoire elle sera toujours Madame Tallien. " Elisabeth de Chimay, qui épousa son descendant, a suivi le chemin parcouru par cette femme hors du commun, grâce à des documents retrouvés dans les archives du château de Chimay ? lettres, notes, livres de comptes, carnets recouverts de la fine écriture. Toutes deux ont adoré ce vieux pays des Fagnes où s'est écoulée une grande partie de leurs deux existences.
Date de parution
30/04/1993
Poids
340g
Largeur
132mm
Plus d'informations
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EAN
9782259026468
Titre
La princesse des chimères
Auteur
Chimay Elisabeth
Editeur
PLON
Largeur
132
Poids
340
Date de parution
19930430
Nombre de pages
0,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Réunir sous son nom la magie cachée du quai des Chartrons et l'élégance du monde de Proust, telle est la destinée singulière d'Elisabeth de Chimay. D'abord une jeunesse bordelaise à l'ombre tutélaire des Barton, des Guestier qui ont fait du château-beychevelle le prince des vins de Médoc. Puis le Bordeaux de la guerre, encombré de fugitifs, l'hôtel particulier de sa grand-mère, 39-41 pavé des Chartrons, réquisitionné par le gouvernement Reynaud en fuite, le déménagement rocambolesque des meubles de ce même hôtel à la barbe des Allemands, les heures sombres des rafles des Juifs entassés dans des trains gare Saint-Jean, en attente de leur déportation. En 1947, c'est le mariage avec le prince belge Elie de Chimay, neveu de la comtesse Greffulhe, et la passion qui la conduit à s'installer au c'ur des Ardennes, à vouer son enthousiasme, son énergie et sa fortune à un énorme château sorti tout droit du Moyen Age, Chimay, et à y créer un festival de musique. La vie d'Elisabeth de Chimay paraît légendaire parce qu'on y croise la comtesse Greffulhe, la princesse Bibesco, Anna de Noailles et Louise de Vilmorin, égéries d'un monde englouti, mais aussi la Belgique royale et la France des arts et du goût.
Je suis née humaine. Je me suis reconnue animale. Des chiens, des lapins nains, des dragons barbus, des scarabées ont été mes amis. Je devins une femme grenouille. J'élevai des centaines de mes semblables et collectionnai neuf mille objets à leur effigie. Amoureuse passionnée, je voulus être mince pour les hommes que j'ai aimés. En prenant une plante chinoise amaigrissante dont le nom était mal calligraphié, je perdis mes reins et contractai un cancer de la vessie. Je connus l'enfer, la souffrance et l'indignité du monde hospitalier. Je suis une survivante. La parole me libère du genre humain, du manque de tendresse de mes ex-maris et de l'insensibilité de certaines des blouses blanches auxquelles j'ai été confiée. "
Dans ce double album, deux des conteurs les plus reconnus d'Amérique latine, Alberto Laiseca et Alberto Chimal, se saisissent avec délicatesse du thème du sacrifice qu'une mère est prête à faire pour s'opposer à un événement tragique et irréversible : la mort d'un enfant. En illustrant et réunissant les deux histoires par un effet de miroir exceptionnel au coeur de l'ouvrage, l'artiste argentin Nicolás Arispe offre une lecture qui va au-delà des mots. Ses illustrations en noir et blanc, symboliques et terribles, sont à la croisée d'Edward Gorey et de José Guadalupe Posada, du baroque et du paganisme, de la Première Guerre mondiale et des danses macabres médiévales. Dans La Mère et la Mort, l'Argentin Alberto Laiseca s'inspire d'un conte de Hans Andersen et nous raconte l'abnégation d'une mère prête à traverser les paysages les plus hostiles et à sacrifier sa chair pour retrouver son petit. Dans Le Départ, le Mexicain Alberto Chimal dépeint le long et douloureux deuil d'une mère qui perd son enfant lors d'un tremblement de terre. Les deux récits, à mi-chemin entre la tragédie classique et la tradition orale, nous confrontent à nos peurs les plus profondes et à la question du deuil le plus douloureux qui soit, qui s'exorcise ici par la littérature et l'art.
Il faudrait de l'amour dans tout dictionnaire, mais pour la musique plus encore. En France, tout le monde adore la musique, mais personne ne l'aime, disait Berlioz. On ne l'aime pas, puisqu'on ne cherche pas à mieux la connaître. Combien de beaux livres où on peut mieux voir la peinture! La musique, on ne peut pas. Elle n'offre pas d'images, et elle passe. Les savants, ceux qui l'ont étudiée, la savent. Les autres la laissent passer (c'est sa nature), avec délices certes, mais sans pouvoir la retenir. La mémoire ne fixe pas si facilement ce qui passe dans l'instant même, même si cela plaît. D'où l'utilité extrême, pour la musique, d'un guide. Le meilleur en l'occurrence, André Tubeuf, qui se fait avec ce dictionnaire amoureux le mécène de nos futures écoutes. Un amoureux assidu, qui a pris le temps d'écouter pour le plaisir, et qui sait maintenant comment le partager. Il a su apprécier Mozart, Schubert, Bach mais Verdi et Wagner aussi. Il a les clés pour les rendre plus proches, les faire connaître dans leur mystère musical et dans leur individualité d'hommes. Surtout il a pris le temps d'apprendre à en parler en familier, qui trouve les bonnes images. La musique est donc une affaire de c'ur autant que d'oreilles. Il faut savoir se mettre à son écoute, c'est-à-dire se disposer à la recevoir. Combien de mots, de noms communs que la musique s'est appropriés, nous les rendant du coup mystérieux: la mélodie, le rythme, la tonalité, le timbre, même le silence! On en retrouve le sens, un sens qu'on puisse comprendre. Alors on fait plus qu'adorer la musique: l'aimer, la goûter comme un mystère accessible et permis.
Une nouvelle enquête du célèbre héros du Moyen-Age, Guilhem d'Ussel, chevalier troubadour. 1209. L'armée des croisés vient de prendre Béziers et d'y massacrer tous ses habitants, hérétiques ou non. Terreur, pillage et violences vont désormais régner dans le Toulousain. C'est ce que redoute le chevalier Guilhem d'Ussel, dont le château a déjà été ravagé par ses ennemis. Il décide donc d'abandonner son fief et de traverser le royaume de France avec ses gens afin de les mettre à l'abri, un voyage qu'il sait périlleux à cause des brigands, des seigneurs rapaces et des bandes de croisés qui gagnent le midi. Parmi ces derniers, il n'imaginait pas reconnaître des chevaliers allemands qu'il a vaincus quelque quinze ans plus tôt et qui veulent leur revanche. Quand il partira pour le château de Warburg en Thuringe afin de revoir son ami, le minnesinger Wolfram, d'Eschenbach, ses ennemis se lanceront à ses trousses. Mais il découvrira que ses pires adversaires ne sont pas ces chevaliers qui complotent pour l'empereur Othon, ni la neige et les bandes de loups affamés, mais les sorcières de Goslar qui se rassemblent pour la nuit de Walpurgis et dont la plus redoutable a sacrifié sa belle-fille Blancheflor à cause de sa beauté.
Tavares Carlos ; Bayart Berthille ; Seux Dominique
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Ca commence comme une belle histoire d'amour. Du genre... à l'eau de rose. D'ailleurs, le roman débute par une rose déposée sur le palier d'Alice, trentenaire rongée par la solitude. Il y a du mystère également, car la dite Alice ignore qui lui envoie des fleurs et, lui offre de belles déclarations. Une situation romantique à souhait mais qui peut également paraitre... quelque peu inquiétante. Tout prend donc la forme d'une comédie romantique pleine d'humour et... de doutes. Entre les copines du travail, heureuses de voir Alice ainsi courtisée, et son directeur, pressé de la licencier, Alice passe par des émotions contrastées qui la rendent tour à tour heureuse, désespérée, charmée, affolée. Tant de bouleversements dans une vie monotone sont fantastiques et perturbants à la fois. Ne sont-elles pas nombreuses, les âmes seules qui rêveraient d'être emportées par un mystère aussi romantique ? Jusqu'au jour où... ça dérape. Où le rêve devient cauchemar. Où, comme dans les cauchemars, le pire ne se révèle jamais sous la forme attendue.