Dans la Rome antique, l'activité politique occupait une part non négligeable du temps et des préoccupations des membres de la cité, au point que Claude Nicolet parlait du "métier de citoyen" . Parmi les rôles que le système politique assignait aux citoyens, il y avait le vote, que l'on pourrait définir comme le mode d'expression le plus institutionnalisé d'une opinion nécessaire au fonctionnement de la vie publique romaine. Electif, législatif ou judiciaire, le vote était un des points centraux de cette activité civique, sans doute le plus visible, parce que le plus fréquent, le plus régulier et celui qui avait les conséquences les plus directes sur le fonctionnement de la vie publique. Nos démocraties occidentales sont coutumières d'une forme de suffrage que nous pourrions considérer comme évidente. Les documents réunis dans ce volume voudraient montrer qu'il n'en est rien : à chaque société, à chaque système politique correspondent des pratiques qui nous en disent à peu près autant, dans leurs aspects les plus concrets, que bien des textes théoriques. A travers la lecture de plus de 200 documents littéraires, épigraphiques et iconographiques, en langue originale, traduits et commentés, le lecteur découvrira toutes les opérations du vote romain sous la République puis l'Empire, depuis la constitution du corps votant jusqu'à l'archivage des décisions, depuis la campagne jusqu'à la proclamation des résultats, depuis les actes de corruption jusqu'au déroulement du scrutin en lui-même, en passant par l'étude du matériel et des lieux du vote. Accompagné d'un lexique latin et grec, ce corpus donne un accès direct au coeur du système politique de la Rome antique à tout lecteur intéressé par la vie politique des sociétés anciennes.
Nombre de pages
656
Date de parution
13/01/2023
Poids
748g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782251453880
Titre
Le vote populaire à Rome
Auteur
Chillet Clément
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
135
Poids
748
Date de parution
20230113
Nombre de pages
656,00 €
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Chillet Clément ; Ferriès Marie-Claire ; Rivière Y
Les expropriations et les confiscations sont évoquées par les auteurs anciens comme une des menaces essentielles pour l'équilibre de la société romaine car elles s'attaquent à un des piliers de la dignité et du rang civiques, la propriété quiritaire. Or cette question apparaît centrale pendant la période qui s'étend des guerres civiles de la fin de la République à la mort de Néron. En effet, la "Révolution romaine" s'est accompagnée d'importants transferts de propriétés qui ont modelé le nouveau visage de l'élite dirigeante. Le principat en pleine construction a également usé de ce medium pour renforcer son pouvoir économique et financier face à une noblesse dont la fortune et les réseaux s'étendaient à l'empire entier. Enfin, des projets de César à la nova Urbs de Néron, en passant par la ville de marbre d'Auguste, le centre de Rome a été le théâtre d'un remaniement radical qui a privilégié la construction publique à usage collectif aux dépens des bâtiments privés. Derrière ces grands chantiers et ces mutations financières et sociales se dessine une réalité juridique complexe et encore assez peu étudiée pour elle-même. C'est à cette problématique que s'est attaché cet ouvrage. Il s'agit de la publication de la rencontre qu'avait organisée Y. Rivière à Rome en novembre 2010. Elle poursuivait le projet déjà entamé par 1e colloque portant sur ce phénomène dans l'Antiquité tardive qui fut publié par Pierfrancesco Porena et Yann Rivière en 2012 sous le titre, Expropriations et confiscations dans les royaumes barbares : une approche régionale.
Parce que l'homme d'aujourd'hui voudrait remplacer Dieu, et faire selon sa volonté humaine propre, quitte à courir à sa perte, il est bon de rappeler la doctrine catholique romaine sur le Commandement "Tu ne tueras pas". A partir de l'enseignement de l'Eglise (catéchisme catholique) et de solides révélations privées (Jésus à Maria Valtorta, les âmes du Purgatoire à Maria Simma, etc.), ce livre expose sans langue de bois : la gravité de l'avortement ou du suicide, les cas d'entière culpabilité mais aussi les cas ou la responsabilité est amoindrie ; l'euthanasie : le faux-débat, la souffrance et ses remèdes ; les autres manières de tuer : anéantir une réputation, décimer moralement, détruire une famille par l'adultère, ruiner un pauvre par une injustice. quelques solutions pour ne pas tuer : comprendre la gravité de l'acte, pardonner, réparer le mal ; les cas où les meurtres ne sont pas défendus : légitime défense, condamnation à mort et guerre juste.
Floriane, tu ne ressembles en rien à ce bébé dont je rêvais. Tu es si petite, 675 grammes pour 33 centimètres. Tu es recouverte d'un fin duvet et, à travers ta peau si fine, on entrevoit tes petites veines bleues. Tu es branchée de toutes parts à ces appareils, qui me sont si familiers et qui sonnent régulièrement. C'est avec beaucoup de difficultés que j'entrouvre le hublot de ta couveuse pour te caresser. Ce geste, si simple, est une étape difficile pour moi. Me revient alors en mémoire une maman qui ne pouvait pas toucher son bébé, et que j'avais incitée à le faire. A l'époque, je n'imaginais pas à quel point ce geste si simple, à nos yeux de soignants, prend une tout autre ampleur lorsque l'on est maman." Ce témoignage relate l'expérience d'une maman confrontée à une naissance par césarienne en urgence à six mois et demi de grossesse. Le service des prématurés qui accueille son bébé est aussi celui où elle travaille en tant qu'auxiliaire de puériculture depuis dix ans. Malgré sa connaissance du milieu médical – et de ce service en particulier –, passer de l'autre côté de la barrière ne s'avère pas si facile... Toutes les mères d'enfants prématurés pourront se reconnaître dans ce témoignage émouvant, qui trouvera également un écho auprès des soignants des services de néonatalogie.
On ne compte plus les livres sur la musique qui tentent de répondre à la question de savoir comment écouter. Au coeur de celui-ci se trouve la question du pourquoi. Plus précisément, j'ai voulu, dans L'Echo du temps, inviter les lecteurs à réimaginer la présence et le pouvoir de l'art dans leur vie d'aujourd'hui. Je l'ai fait en repensant les significations potentielles de la musique classique, en interrogeant sa capacité à servir de passerelle vers les époques passées, une passerelle qui serait à même d'approfondir notre compréhension et notre sens de l'empathie et du contact ressenti avec l'Histoire. Cette histoire intègre les tragédies et les souffrances des générations précédentes, mais aussi leurs rêves de dignité et de liberté, de même que leurs espoirs d'une société juste, espoirs d'autant plus vitaux qu'ils ne se sont pas encore concrétisés. La musique ne se contente pas de "se souvenir" des moments les plus sombres de l'histoire de l'humanité ; elle peut également, en effet, servir de vecteur à des espoirs plus anciens, tout en les préservant pour un avenir indéterminé où - peut-être - l'humanité sera prête, un jour, collectivement, à entendre le message de la musique. L'art n'est-il pas, comme l'écrivit Adorno, "la promesse sans cesse repoussée du bonheur" ? Que peut recouvrir l'idée d'écouter la musique comme mémoire de la culture, et de témoigner à notre tour de l'acte de témoignage qui est à l'origine de la musique ? A une époque où disparaît la dernière génération à avoir connu les terribles drames du XXe siècle et où la connaissance et la compréhension sont progressivement remplacées par l'océan de l'information et les montagnes de données, n'est-il pas légitime de se demander comment et dans quelle mesure de nouvelles manières d'écouter pourraient nous modifier, en tant qu'individus et en tant que sociétés ? Telles sont les questions auxquelles je me suis confronté tout au long des trente années de ma vie d'auditeur, de critique, d'historien et d'écrivain. Ce livre est le fruit de cette quête incessante". Jeremy Eichler, extrait de la préface à l'édition française
Résumé : "Une enfance pieuse, studieuse, où déjà, comme un mot d'Hadrien en témoigne, se révèle le trait spécifique du caractère, l'entière sincérité ; une jeunesse chaste, de bonne heure associée aux responsabilités du gouvernement, sans que les soucis et les charges portent aucune atteinte à la spontanéité ou à l'intensité de la vie intérieure ; l'âge mûr et la vieillesse voués sans réserve au service de l'Etat et aux intérêts de l'humanité, en un temps où les difficultés furent rudes et qui connut même des dangers graves ; enfin, laissé après soi et parvenu jusqu'à nous, un petit livre, quelques feuillets, mais si pleins, où survit et transparaît une âme aussi haute que pure, tel fut le destin de Marc-Aurèle, destin privilégié, auquel semblent avoir également collaboré - comme pour justifier les dogmes de l'école à laquelle l'empereur philosophe a adhéré si fermement - la raison souveraine qui distribue son lot à chacun et la volonté éclairée de l'homme à qui ce lot était échu." Aimé Puech, extrait de l'introduction (1947).
Pierre angulaire de la pensée antinucléaire, ce livre du grand philosophe anglais publié au plus fort de la guerre froide, a conservé toute son actualité et sa force morale. Il illustre la position d'un philosophe qui fut pleinement engagé dans son temps, pose et analyse la question cruciale de la survie de l'Humanité dans un langage rationnel et profondément humaniste. Un texte essentiel.
Voulez-vous des enfants instruits, ou des ignorants ? Question trop abrupte ? On l'a prétendu : l'important, plutôt que le savoir, n'est-ce pas l'habileté à trouver l'information ? Mais non : pour toute chose ou presque, il faut des bases, et apprendre, c'est incorporer. C'est le premier objet de ce livre. A présent et de façon générale, notre école peut-elle faire des enfants instruits ? Au vu de sa pente, on en doute. L'état du service public laisse trop à désirer. Que faire alors ? C'est le second objet de ce livre : trouver comment enrichir l'école, vite. La crise de notre système éducatif est plurielle, dans ses aspects comme dans ses causes. L'urgent n'est pas de chercher à qui la faute, mais d'aller au fond des problèmes posés. Nature et valeur de la culture à installer, rôle et statut des enseignants, place des écrans et de l'IA, relations avec les familles, destin de l'idéal républicain... En dix chapitres, ce livre qui s'adresse à tous s'attache à éclairer une série de points clés, et à définir les nouveaux équilibres dont, quoi qu'il en soit de l'état du monde, l'éducation scolaire aura besoin.