A l'ère du numérique, les frontières entre les catégories, entre les états de l'image se sont ouvertes de manière évidente. L'image n'est plus nécessairement une image fixe ou une image animée mais, de plus en plus, les deux à la fois. Bien plus, il semble que le clivage "image fixe versus image animée" n'ait pas toujours eu cours. Un regard rétrospectif sur l'image optique nous enseigne qu'elle fut de tout temps travaillée par des liens étroits et féconds entre les deux états. Ce livre traite des relations entre fixité et mouvement qui se sont nouées tout au long de l'histoire de l'image optique, depuis ses origines jusqu'à ses formes les plus récentes. Il propose une analyse de ces nouvelles images au statut parfois ambigu entre fixité et mouvement, mais il s'interroge aussi, auparavant, sur les liens paradoxaux de la photographie au mouvement, et de l'image animée, à la fixité. S'appuyant sur de multiples dispositifs allant de la camera obscura aux animations interactives, il envisage l'image optique comme une et continue, sous un angle à la fois historique, esthétique et technique, libéré de certains schématismes. De cette image si répandue et souvent partiellement méconnue, image qui n'a cessé d'être pensée en termes d'opposition (entre fixité et mouvement, entre optique et numérique, entre archaïsme et modernité), il s'agit de relier, voire réconcilier les différents aspects, histoires et états, afin d'en mieux saisir les paradoxes et les problématiques spécifiques.
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Nombre de pages
292
Date de parution
06/06/2011
Poids
480g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782757401743
Titre
L'image paradoxale. Fixité et mouvement
Auteur
Chik Caroline ; Gaudreault André
Editeur
PU SEPTENTRION
Largeur
160
Poids
480
Date de parution
20110606
Nombre de pages
292,00 €
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Qu'est-ce qu'être père ? Comment la paternité était-elle pensée et vécue au cours des derniers siècles ? Le présent ouvrage cherche à éclairer les profondes mutations de la figure paternelle en Occident du XV ? au XX ? siècle. S'intéressant aux relations personnelles et concrètes des pères avec leurs enfants, notamment tout-petits, aux émotions de même qu'aux enjeux de transmissions et de pouvoir, les contributeurs de ce volume donnent à voir les expériences paternelles et les modèles qui s'imposent aux pères dans toute leur diversité. Au profit d'un dépassement de stéréotypes et de simplifications communes, historiens et historiens de l'art mènent ici une série d'études variées qui révèlent des pans méconnus de la paternité d'hier et d'aujourd'hui.
Envois et Dédicaces constitue une réflexion sur le don du livre, qu'il se manifeste par un ex-dono, un envoi manuscrit ou une dédicace imprimée. Si cette dernière a été étudiée à propos de tel ou tel auteur, il nous manquait encore une réflexion d'ensemble sur celle-ci. Quant à l'envoi, jugé marginal et mondain, il n'a guère été abordé, hormis par les bibliophiles. On en trouvera ici un "bref traité" qui en souligne toute la richesse. Pas plus qu'il n'existe d'éléments insignifiants dans la vie psychique, ainsi que Freud nous l'a appris, il n'existe dans le livre de détail dépourvu de valeur. La modernité s'est intéressée longuement à la signature, beaucoup moins à l'envoi et à la dédicace, parce qu'elle estimait la littérature intransitive. Elle transite cependant et s'adresse à quelqu'un. Et ce qui semble à première vue accessoire joue un rôle non négligeable, sinon capital, dans la constitution du sens d'un livre. Telle est l'hypothèse d'Envois et Dédicaces, et son pari. Sa première partie, "Perspective cavalière" s'interroge, entre autres, sur la position en tiers du lecteur ainsi que sur la place de la dédicace, premiers mots d'un livre qui se révèlent souvent aussi ses derniers mots. La seconde, "Couleurs locales", examine la façon dont quelques auteurs se sont appropriés ce geste: un musicien, Bach, et cinq écrivains, Voltaire, Hugo, Baudelaire, Montherlant, Goffette, ce dernier nous offrant, en guise de conclusion, un poème inédit adressé "à ceux qui partent".
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Cet ouvrage, qui réunit chercheurs français et étrangers, présente un éclairage renouvelé sur la question de l'éthique chez Kierkegaard. Souvent présentée comme une étape intermédiaire entre l'esthétique et le religieux, l'éthique se révèle chez Kierkegaard à la fois la matière et le fruit d'une intense problématisation de ce que signifie être humain: est enjeu la possibilité d'une compréhension éthique de l'exigence d'un "rapport absolu à l'absolu". L'oeuvre étudiée, fondée sur des expériences déterminées autant que sur une culture immense, multiplie sources d'interrogation et terrains d'analyse. Sa forme même implique en matière éthique une réflexion irréductible à une doctrine, tout lecteur se trouvant engagé dans une relation originale avec les questions exigeantes qu'elle pose; cependant, aussitôt suscitée, cette relation échappe à la rassurante ordonnance de la communication entre deux entités finies, non qu'y jouent quelque subjectivisme (supposé par tous ceux qui n'ont pas compris le rationalisme de Kierkegaard) ou certaine haine du moi acclimatée en climat luthérien (alors que Kierkegaard analysa comme désespoir la haine du fini pour le fini), mais parce que les conditions uniques de sa mise en scène appellent un acte patient de lecture, et ouvrent le lecteur à son histoire propre. Que ce soit dans la vulnérabilité d'une relation à autrui, l'écoute musicale, la tension de l'amour, l'expérience du vertige, le travail d'écriture, l'épreuve du religieux ou même dans les échecs de la vie morale, les auteurs s'attachent à comprendre l'intensité paradoxale de cette expérience de soi fondamentale qu'est l'éthique, et que Kierkegaard a su, de façon lumineuse et inédite, magistralement penser.
En dehors des polémiques, cet ouvrage interroge les notions de rayonnement et de retenue appliquées à l'Allemagne contemporaine qui est accusée tour à tour d'être hégémonique et de pratiquer une trop grande retenue. Des spécialistes issus des sciences politiques, de l'histoire, de l'économie, des études littéraires et culturelles allemandes proposent un tableau nuancé et sans complaisance invitant à la réflexion.