Alors que Picasso et ses amis découvrent l'Art nègre, sur fond de rythmes venus d'outre-Atlantique, c'est en 1921 que les jurés du prix Goncourt portent leur choix sur un écrivain de couleur, le Guyanais René Maran, auteur de Batouala, sous-titré "véritable roman nègre". L'événement qui fait scandale, marque le coup d'envoi d'un vaste mouvement de reconnaissance et d'affirmation des valeurs culturelles du monde noir qui va bientôt triompher sous la bannière de la négritude, brandie conjointement par Léopold Sédar Senghor, Aimé Césaire et Léon-Gontran Damas. Ces pionniers qui ont fait le choix de la poésie pour dire leur révolte et leurs espoirs, ne tardent pas à être relayés par plusieurs générations de dramaturges et de romanciers attachés à réhabiliter des sociétés trop longtemps marginalisées, à en décrire les mécanismes complexes et à dénoncer des dérives autant coloniales que post-coloniales. Alors qu'au seuil des années quatre-vingt émerge enfin une littérature féminine, aux accents contestataires, les écrivains, pour la plupart, s'émancipent progressivement des idéologies qui avaient marqué les premières ?uvres, et s'engagent dans une aventure des écritures traduisant l'entrée des littératures africaines dans une modernité textuelle ouverte à tous les souffles du monde...
Date de parution
15/09/2006
Poids
362g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782744906282
Titre
LITTERATURES FRANCOPHONES D'AFRIQUE NOIRE
Auteur
CHEVRIER JACQUES
Editeur
EDISUD
Largeur
150
Poids
362
Date de parution
20060915
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Au moment où l'Europe découvre le jazz et l'art nègre, des poètes réunis à Paris autour de Léopold Senghor, Aimé Césaire et Léon-Gontran Damas se font " voleurs de langue " et inventent la Négritude. Cette prise de conscience de la spécificité des valeurs du monde noir, bientôt relayée par les romanciers et les dramaturges, va se traduire par une floraison d'œuvres littéraires qui entendent à la fois réhabiliter l'image d'une Afrique trop souvent méconnue et dénoncer un système colonial de plus en plus contesté. Il reviendra aux écrivains de la deuxième, puis de la troisième génération de témoigner des désillusions consécutives aux indépendances des années soixante, dans le temps même où ils s'engagent dans une aventure des écritures marquée du sceau de la dissidence. Refusant la fausse alternative entre l'allégeance inconditionnelle aux modèles occidentaux et le fétichisme de la tradition, les écrivains du monde noir - rejoints depuis peu par les " écrivaines " - sont résolus à assumer leur condition d'écrivains à part entière et manifestent désormais la plus grande réticence à l'égard de ceux qui les sommaient, naguère, d'être les accoucheurs de l'Histoire. A une écriture du politique succède donc aujourd'hui une politique de l'écriture, favorisant une véritable explosion de récits ou de dramaturgies baroques et polyphoniques dans lesquels fantaisie, humour et dérision semblent avoir pour vocation d'exorciser les démons d'un continent qui n'a pas fini de nous surprendre.
Résumé : Au moment où l'Europe découvre le jazz et l'art nègre, des poètes réunis à Paris autour de Léopold Senghor, Aimé Césaire et Léon-Gontran Damas se font " voleurs de langue " et inventent la Négritude. Cette prise de conscience de la spécificité des valeurs du monde noir, bientôt relayée par les romanciers et les dramaturges, va se traduire par une floraison d'?uvres littéraires qui entendent à la fois réhabiliter l'image d'une Afrique trop souvent méconnue et dénoncer un système colonial de plus en plus contesté. Il reviendra aux écrivains de la deuxième, puis de la troisième génération de témoigner des désillusions consécutives aux indépendances des années soixante, dans le temps même où ils s'engagent dans une aventure des écritures marquée du sceau de la dissidence. Refusant la fausse alternative entre l'allégeance inconditionnelle aux modèles occidentaux et le fétichisme de la tradition, les écrivains du monde noir - rejoints depuis peu par les " écrivaines " - sont résolus à assumer leur condition d'écrivains à part entière et manifestent désormais la plus grande réticence à l'égard de ceux qui les sommaient, naguère, d'être les accoucheurs de l'Histoire. A une écriture du politique succède donc aujourd'hui une politique de l'écriture, favorisant une véritable explosion de récits ou de dramaturgies baroques et polyphoniques dans lesquels fantaisie, humour et dérision semblent avoir pour vocation d'exorciser les démons d'un continent qui n'a pas fini de nous surprendre.
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