Le Centre national des arts plastiques (Cnap) est l'un des principaux opérateurs du ministère de la Culture dans le domaine des arts visuels. Il contribue à la valorisation des projets soutenus par la mise en oeuvre d'actions de diffusion. Le Cnap est aussi l'héritier des différents services de l'État qui, depuis 1791, se sont succédé pour soutenir la création contemporaine, acquérant ainsi pour le compte de l'État des oeuvres qui enrichissent le Fonds national d'art contemporain, dont il assure la conservation et la diffusion par des prêts et des dépôts en France et à l'étranger, des expositions et des éditions. Avec près de 108 000 oeuvres acquises depuis plus de deux siècles auprès de plus de 20 000 artistes vivants, cette collection constitue un ensemble représentatif de la variété des courants artistiques, du dynamisme et de l'ouverture de la scène française. Le Cnap et les Éditions Dilecta se joignent pour publier une collection de quatre ouvrages chronologiques sur la collection et les politique d'acquisition de l'État français mises en oeuvre par le Cnap et les organismes publics dont il est l'héritier : Volume 1 : de 1791 à 1914 Volume 2 : de 1914 à 1945 Volume 3 : de 1945 à 1989 Volume 4 : de 1989 à nos jours Le premier volume, Histoire de la collection du Centre national des arts plastiques. L'État et les artistes contemporains constitue une présentation et une analyse de la collection « historique », qui comprend actuellement près de 28 000 oeuvres de près de 5 000 artistes, acquises pendant une période allant de 1791 à 1914. Si les artistes français y sont représentés en majorité, elle comprend aussi des corpus d'artistes étrangers (allemands, américains, belges, anglais, italiens, suisses?). Reflet de son temps, elle comprend des peintures, des sculptures, des dessins des estampes, mais aussi des photographies, des relevés d'architecture ou encore des pièces d'arts décoratifs. L'ouvrage se compose d'essais chronologiques illustrés sur cette période historique riche en bouleversements historiques, esthétiques et techniques (Révolution, Ier Empire, Restauration, Monarchie de Juillet, IInde République, IInd Empire, IIIe République...), ainsi que de notices présentant et analysant les oeuvres de la collection emblématiques de ce corpus. Il est complété d'une chronologie et d'une bibliographie sélective.
Histoire, société, amour et magie se mêlent pour brosser le tableau d'un village du Poitou à travers l'histoire de quatre frères, quatre destins, au lendemain de la Première Guerre mondiale.Antoine, le plus jeune, parti avec ses frères, n'en reviendra pas. Sa mère ne s'en remettra jamais, malgré le retour d'Aristide, Gustave et Arsène. Mais les jeunes hommes, comme tous ceux qui ont connu les champs de bataille, n'en ressortent pas indemnes. Ils ont assisté à trop d'horreurs et n'envisagent plus leur vie de la même façon. Les traditions leur pèsent. Si Aristide accepte de suivre le chemin de ses parents, les deux autres veulent prendre leur existence en main.Dans cette période de renouveau, où tout semble possible, les ambitions personnelles s'opposent au sens du devoir. La famille se déchire, le choc des générations est violent.Entre rêves et désillusions, la vie est rude à la campagne et chacun devra faire face aux épreuves du destin.
Jusqu'à présent la guerre a épargné la famille Germain-Détrière. Certes, Arsène et son fils aîné Justin ont été mobilisés en 1940, mais Clémentine était confiante, elle savait qu'il ne leur arriverait rien, la fée Mélusine veillait, comme toujours. Et effet, ils ne tardent pas à rentrer de cette " drôle de guerre ". Cependant en 1942, Justin est brutalement arrêté par des policiers français. Avec d'autres prisonniers, il est d'abord envoyé en Allemagne. A son retour, le jeune homme fera un récit terrible de ce qu'il a vu, de ce qu'il a vécu. Puis, au sortir de la guerre, la vie reprend son cours. Clémentine ouvre un atelier de couture avec sa fille Lucie. Toujours un peu magicienne, elle sait innover, adapter, imaginer. D'ailleurs, au village, on la surnomme la Fée. Bientôt Lucie et Lou, l'orpheline, voient leurs vies bouleversées par l'arrivée de Victor, porteur d'un projet fabuleux. Dès lors, les destins se croisent et s'entremêlent.
Honfleur, le vieux port, ses bateaux de pêche et ses voiliers. Mélodie et Nathan forment un jeune couple bohème. Lui passe son temps dans son atelier de peintre. Elle, déjà renommée, écrit un nouveau roman dans leur appartement qui surplombe le Vieux Bassin. Son éditeur, Etienne Duteil, attend un best-seller. Mais Mélodie est toujours à la recherche de son héroïne. Un soir Agathe, sa soeur, la lui suggère. Pourquoi ne pas choisir Marie-Mélanie, celle que, dans la famille, on surnommait Merveille ? Femme fascinante, courtisée par deux hommes, elle a connu des amours tumultueuses. Déchirée entre l'arrogant et sensuel François Auguste, conteur magique aux yeux envoûtants, et le riche et sulfureux Gaétan, elle a finalement choisi la passion. Mais, trahi par celle sur laquelle il a jeté son dévolu, Gaétan, à la raison chancelante, a juré de consacrer sa vie entière à se venger d'elle. Sa vie et celle de ses descendants auxquels il a légué un héritage de haine qui ne connaîtra aucune limite. Pourtant, qui s'en souvient à présent ? songe Mélodie. Cette figure féminine, surgie du passé, s'impose à elle et la séduit. Voilà celle qu'elle attendait. Mais la jeune femme ne se doute pas du piège dans lequel l'écriture de son roman risque de l'attirer. La malédiction va-t-elle s'inviter jusque dans sa vie ? Pourra-t-elle refermer le livre à temps ? Depuis les terres battues par les vents salés du Cotentin jusqu'aux ruelles de la vieille cité honfleuraise et à travers la Normandie, entre réalité et fiction, l'auteur manie avec brio le suspense. L'intrigue, toute en rebondissements, nous tient en haleine.
Alors que la crise écologique bouleverse les modèles sociaux et économiques, la population comprend de plus en plus qu'un changement de comportement est inéluctable. Les auteurs présentent la permaculture humaine - terme issu de la contraction de permanent et culture, en anglais - comme un moyen de répondre à cette nécessaire Transition. Il s'agit d'une approche globale, créative et interactive qui est inspirée des lois de la nature (biomimétisme) pour concevoir des systèmes (n'importe lesquels). Depuis une quarantaine d'années, la permaculture est surtout envisagée dans son application agricole. Mais aujourd'hui, les pionniers du changement aspirent à transformer les modes de vie dans toutes leurs dimensions et le facteur humain est désormais au coeur du processus de " désign permaculturel ", un ensemble de principes pour concevoir son environnement. Pourquoi et comment prendre soin de l'eau, du sol, de la forêt ? Comment répondre autrement aux besoins fondamentaux de l'humain (se nourrir, se loger, socialiser...) ? Comment produire et partager des biens dans l'intérêt de tous et toutes ? Ce livre, coécrit par un " facilitateur en permaculture " fort de 20 ans d'expérience et une journaliste certifiée en permaculture, a pour originalité de considérer la discipline dans son sens le plus large. En plus d'être richement illustrée par Marie Quilvin, il propose des outils pour accompagner les changements nécessaires à l'émergence de modes de vie cohérents avec les ressources disponibles sur la planète.
Après avoir exposé et produit les artistes ou les projets artistiques les plus fous, la Monnaie de Paris, fidèle à son ADN de faiseuse d'expositions précieuses, réunit deux grandes figures de l'art contemporain et donne carte blanche à Bertrand Lavier pour un hommage à Raymond Hains. Raymond Hains (1926-2005), esprit génial, libre et facétieux qui déclarait être « le ministre de sa propre culture » sera ici célébré et chahuté par Bertrand Lavier qui proposera, dans chacune des douze salles de l'exposition, d'en revisiter les chefs d??uvre. Douze clins d??il où Bertrand Lavier confronte, provoque et joue avec les ?uvres de Raymond Hains, mais également avec les siennes. Dans cette exposition où la poésie le dispute à l'absurde, on vous parlera notamment de bière, de ski, de Matisse et de Picasso.
En 2009, à Nantes, Ange Leccia réalisait Nymphéa, ?uvre permanente d'Estuaire, qui consiste en une projection vidéo à la surface de l'eau : il venait installer, dans la ville de naissance de Jacques Demy, l'image surnaturelle d'une icône de la mode et du cinéma, Laetitia Casta. En jouant des effets éclatants de l'image sur l'élément aquatique, Ange Leccia revenait à l'essence même de la vidéo : la projection de lumière. Le temps de la prise de vue y rejoint le temps de l'eau qui passe. Nymphéa est sous l'eau comme toutes les images que va chercher Ange Leccia sont en lui. Cette quête, ce voyage à l'intérieur de soi, est le programme de « La mer allée avec le soleil ». Une exposition introspective, telle une plongée dans trente-cinq années de pratique dans laquelle on rencontre toutes les figures qui font la singularité et la beauté du travail d'Ange Leccia : l'omniprésence de l'eau, des images comme des souvenirs de sa jeunesse corse ; les explosions, tempêtes, orages et déferlantes qui illustrent sa sensibilité à fleur de peau ; des images télévisuelles retravaillées dans lesquelles la gravité intérieure rejoint la gravité du monde (en contraste, sans cesse, la beauté du monde naturel) ; les jeunes filles ou l'adolescence comme l'état de création artistique de tous les possibles, mais où l'on se sent perdu face à l'inconnu ; la pop music et les tubes qui souvent collent au souvenir d'un sentiment fort. Pensé au départ comme un événement biennal (2007-2009-2012), Estuaire Nantes Saint-Nazaire est aujourd'hui une collection à ciel ouvert de trente oeuvres permanentes réalisées in situ, à Nantes, Saint-Nazaire et dans les communes riveraines de l'estuaire de la Loire qui les relie. Le projet artistique accompagne un projet politique : la construction de la métropole Nantes Saint-Nazaire. Ainsi, chacune des oeuvres de ce «monument dispersé » guide vers un lieu atypique ou un site remarquable de l'estuaire. Entre réserves naturelles fragiles et bâtiments industriels gigantesques, l'estuaire de la Loire est un territoire complexe. Dédales de petits chemins, enchevêtrements d'étiers, portes d'entrées multiples à sa découverte : les ?uvres d'Estuaire sont le fil d'Ariane d'un espace en mutation constante.
Yves Klein n'a eu que peu de temps pour se faire un nom dans le milieu de l'art. Pourtant, lorsqu'il meurt d'une crise cardiaque en 1962, l'artiste est déjà une légende. En quelques années, il est devenu l'une des figues majeures de l'art contemporain à l'international. Représenté par les plus grandes galeries de son temps, Yves Klein a également exposé dans les plus prestigieuses institutions. Comprenant très tôt l'importance croissante des médias - qu'il utilise à son avantage -, il ne considère pas la photographie comme un simple moyen de documentation, mais plutôt et surtout comme une façon de présenter ses modèles. En décidant lui-même par qui et comment il est photographié, Yves Klein a fait de sa vie artistique un mythe, rendant floues les limites entre ses oeuvres et sa vie privée. Yves Klein in/out Studio propose la reproduction d'oeuvres de Klein (Le Saut dans le vide, les murs de l'Opéra-Théâtre de Gelsenkirchen, des vues de son exposition programmatique "Monochrome und Feuer" au Museum Haus Lange de Krefeld, en 1961) ainsi qu'un regard sur l'envers de son travail, notamment de ses performances. Au fil des pages, on découvrira ainsi la genèse de ses fameuses "Anthropométries" et des peintures de feu, des portraits de l'artiste dans son studio ou en voyage, ainsi que de nombreuses planches contact reproduisant des photos "non autorisées" et encore inédites.
Ce livre est publié à l'occasion de la première exposition de Jiang Dahaï à Paris, à l'invitation du musée national des Arts asiatiques Guimet. Né à Nankin en 1946, Jiang Dahaï (naturalisé Français depuis 1991) partage son temps entre Paris et Pékin. Formé successivement à l'Académie centrale des beaux-arts de Chine (Pékin) et à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, son ?uvre picturale s'affirme aujourd'hui comme l'une des plus achevées d'une génération durement éprouvée par la Révolution culturelle. Renouvelant le dialogue fécond suscité par la rencontre, au siècle dernier, entre les traditions picturales française et chinoise entreprise par des artistes formés à Paris, comme Zao Wou Ki, Chu Teh Chun, ou avant eux Xu Beihong, les peintures de Jiang Dahaï, détachées du lyrisme gestuel de la calligraphie, livrent, dans une langue abstraite et minimale, une subtile et fascinante vision de paysages à la fois cosmiques et célestes. Faites d'une chorégraphie manuelle de légères gouttes de couleurs transparentes lancées par le pinceau sur la toile, sans contact avec elle, les peintures révèlent des modulations harmoniques infinies, à la fois immobiles et fluides, qui se déploient comme dans un ciel sans cesse renouvelé par la capture de la lumière.