Ce recueil d'articles s'appuyant, soit directement, soit indirectement, sur les résultats de l'enquête Enveff (Enquête nationale sur les violences envers les femmes en France), se situe résolument dans une optique féministe pluraliste. Même si les approches proposées peuvent diverger, toutes les contributions se réfèrent à une problématique de genre selon laquelle les violences contre les femmes résultent, en premier lieu, de la hiérarchisation des rapports sociaux de sexe. L'ouvrage invite au renouvellement des débats trop souvent dominés par les polémiques en absence de véritables réflexions critiques. Quatre grandes questions sont ainsi traitées: les enjeux de la conceptualisation et du comptage de certaines formes de violences; la relation entre violences publiques et violences "privées" et les stratégies d'autonomie des femmes; troisièmement, l'étude comparative des violences en métropole et outre-mer; enfin, l'analyse de l'impact qu'a produit la diffusion des résultats de l'enquête Enveff. Ces textes témoignent de la volonté de poursuivre le combat de la reconnaissance scientifique et politique des violences contre les femmes. Certes, rien n'est jamais acquis, tout peut être repris. Le titre "Trois pas en avant deux pas en arrière", incline à une vision optimiste des transformations: un pas de plus dans la marche vers l'égalité et la lutte contre les violences sexistes.
Nombre de pages
319
Date de parution
13/03/2007
Poids
440g
Largeur
135mm
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EAN
9782296028494
Titre
Violences envers les femmes.. Trois pas en avant deux pas en arrière
Résumé : Cet essai novateur et subtil est le premier livre à s'attacher à l'intimité des lesbiennes en s'appuyant sur des récits de vie aussi bien hétérosexuels que lesbiens. Décrivant les trois parcours qui mènent à la construction de soi comme lesbienne, il s'intéresse au coming out, montrant en particulier que la mise en couple est une manière privilégiée de se dire et de se révéler socialement lesbienne. S'il étudie les modalités de la rencontre et les manières d'être en couple, il titre aussi son originalité de l'analyse des "scripts sexuels" des lesbiennes et comporte en outre un très utile petit glossaire du vocabulaire lesbien.
Résumé : Référence incontournable du féminisme contemporain, Monique Wittig voulait dépasser les rapports de domination pour faire apparaître l'humain. Ce livre est une introduction à l'ensemble de son oeuvre, éclairant sa pensée et la vision du monde qu'elle propose.
Comment les lesbiennes se disent-elles? Comment aiment-elles? Quels sont leurs modèles de couple? Quelle est leur sexualité? Comment sont-elles perçues par les femmes hétérosexuelles? Ce livre à la fois novateur, riche et subtil est le premier, en France comme à l'étranger, à s'attacher à l'intimité des femmes lesbiennes en s'appuyant sur des récits de vie. Il fait l'historique de cette « catégorie » apparue dans les années 1870, décrit les trois parcours qui mènent à la construction de soi comme lesbienne, s'attache au coming out et nous apprend notamment que le couple est une manière privilégiée de se dire et de se révéler socialement lesbienne (on préfère dire à sa famille qu'on vit avec une femme que de déclarer « Je suis lesbienne »). Ce sont donc les modalité de la rencontre et les manières d'être en couple qui forment le c'ur de ce livre qui tire aussi son originalité de l'analyse des « scripts sexuels » (cf. J. Gagnon, Les scripts de la sexualité, Payot) des lesbiennes. Recevoir ou donner du plaisir, tenir compte, susciter, accepter le désir de l'autre, imposer le sien? autant d'attitudes qui ne se déclinent pas de la même façon en contexte hétérosexuel ou lesbien. Reste une norme commune à toutes les femmes, quelle que soit leur orientation sexuelle, et que ce livre met enfin en valeur: la place donnée à l'autre.À noter que ce livre comporte en annexe un très utile et original petit glossaire du vocabulaire lesbien.
Cet ouvrage, issu d'une rencontre universitaire (3e colloque international de la recherche féministe francophone, 2002), est le premier, en France, ayant pour objectif de rendre compte de l'interdépendance historique des mouvements lesbiens et des mouvements féministes à partir du point de vue de différents courants du lesbianisme. Renouant avec ce qui a constitué la base des mouvements des années 1970, époque où le va-et-vient était permanent entre la production militante et la production théorique, il réunit des textes de militantes et des textes de chercheures-militantes. Il montre que l'histoire de la pensée lesbienne et féministe, des années 1970 à nos jours, est marquée par des alliances, des tensions et des ruptures qui ont des répercussions tant du côté des études universitaires que du côté des pratiques militantes. Il montre aussi que le contenu politique du lesbianisme, dans sa mise en cause de l'ordre établi, est constamment occulté, en particulier celui du lesbianisme radical - c'est-à-dire matérialiste, au sens philosophique et politique. Ce dernier, issu du féminisme radical et formalisé notamment par Monique Wittig, qui considère l'hétérosexualité comme le système politique de l'appropriation des femmes, est le plus souvent ignoré, présenté de façon caricaturale, ou détourné de la perspective matérialiste comme dans la tendance queer.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.