Consommateurs engagés à la Belle Epoque. La Ligue sociale d'acheteurs
Chessel Marie-Emmanuelle
SCIENCES PO
28,01 €
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EAN :9782724612561
Il y a plus d'un siècle, bien avant la naissance du commerce équitable, des Français se font les apôtres d'une consommation engagée. Une association, la Ligue sociale d'acheteurs, incite en effet les consommateurs à tenir compte des conditions de travail des ouvriers et des employés. Elle conseille par exemple de ne pas faire ses courses le dimanche afin de promouvoir le repos hebdomadaire ou de choisir sa couturière sur une liste qu'elle a établie. Catholiques atypiques, ouverts à d'autres pays, à d'autres religions et à de nouveaux rapports de genre, ces militants choisissent le biais de la consommation pour traiter de questions politiques et sociales - une idée venue de Grande-Bretagne et des Etats-Unis - et trouver leur place dans la IIIe République. En retraçant les origines, l'histoire et la postérité de la Ligue, des années 1880 jusqu'aux années 1930, cet ouvrage offre un éclairage inédit sur l'histoire de la société française dans la première moitié du XXe siècle.
Nombre de pages
344
Date de parution
14/06/2012
Poids
430g
Largeur
142mm
Plus d'informations
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EAN
9782724612561
Titre
Consommateurs engagés à la Belle Epoque. La Ligue sociale d'acheteurs
Auteur
Chessel Marie-Emmanuelle
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
142
Poids
430
Date de parution
20120614
Nombre de pages
344,00 €
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Comment consomment les nobles et les pauvres sous l'Ancien Régime? Quand commence la consommation de masse? Quel rôle jouent les consommateurs, les entrepreneurs, les publicitaires ou les intellectuels ? Les femmes sont-elles vraiment les principales acheteuses ? Ce livre traite de l'histoire de la production, de la diffusion, de l'achat et de l'usage d'un nombre croissant de biens par une proportion toujours plus importante d'hommes et de femmes prenant progressivement l'identité de "consommateurs". Cette évolution, qui commence à la fin du XVIIe siècle et s'intensifie au XXe, n'est pas une longue marche tranquille vers un progrès consumériste: ceux qui la critiquent y ont toute leur place. Cette histoire se concentre sur la France, mais ne néglige pas le rôle joué par les Etats-Unis, à la fois modèle et repoussoir pour les Français; de nombreux exemples étrangers sont également évoqués en contre-point du cas français. Première synthèse sur l'histoire de la consommation, cet ouvrage témoigne d'une historiographie en plein renouvellement.
Comment la publicité, activité encore balbutiante vers 1900, devient-elle en quelques décennies une profession disposant de son propre pavillon à l'Exposition internationale des arts et des techniques dans la vie moderne de Paris en 1937 ? Comment s'organisent les publicitaires, sur quelles autres professions prennent-ils modèle ? Quelle est la nature de leurs relations avec les milieux d'affaires, les " rationalisateurs " ou les affichistes ? Comment répondent-ils aux critiques de la publicité murale qui envahit les murs ? Analysant les pratiques collectives des publicitaires et l'apparition de nouvelles techniques commerciales dans la première moitié du XXe siècle, Maire Emmanuelle Chessel montre comment publicitaires, industriels, commerçants, affichistes, voire détracteurs, participent, parfois de manière conflictuelle, à l'invention de la publicité moderne. Cet ouvrage nous fait voyager dans une France en mutation, confrontée aux valeurs naissantes liées à l'arrivée de la société de consommation.
Cet ouvrage examine le développement de l'enseignement supérieur de gestion français en considérant la FNEGE (Fondation nationale pour l'enseignement de la gestion des entreprises), créée en 1968, à la fois comme un révélateur et comme un acteur de ce processus. A partir des années 1960, des " technocrates " de plusieurs ministères, des responsables d'organisations patronales, et des professeurs d'universités ou d'écoles de commerce se mobilisent pour réformer les formations à la gestion. Tous jugent déterminant de constituer un corps enseignant spécialisé en gestion : des centaines de personnes sont envoyées se former en Amérique. Les auteurs accompagnent ces " apôtres du management " de retour en France dans les années 1970, en particulier dans des institutions de formation à la gestion alors en plein renouveau. Au carrefour du monde de l'entreprise et du monde de l'enseignement, à la frontière du " privé " et du " public ", différentes conceptions des formations à la gestion s'affrontent. Cette histoire nous introduit aux enjeux actuels d'une discipline récente de l'enseignement supérieur français.
Cette synthèse sur la théorie des relations internationales les situe dans leur environnement intellectuel et historique. Elle passe en revue les modèles de référence généraux ainsi que les divers concepts de cette science politique, avant de détailler les débats sectoriels de la discipline. Cette édition intègre notamment les derniers développements sur le marxisme et l'intégration européenne.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
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