Une bibliothèque byzantine. Nicolas-Claude Fabri de Peiresc et la fabrique du savoir
Cheny Anne-Marie ; Cornette Joël
CHAMP VALLON
24,99 €
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EAN :9791026700470
Hiver 1627. Un vieux manuscrit byzantin abandonne l'ombre protectrice d'un monastère grec. Il quitte les montagnes chypriotes pour le royaume de France. En Méditerranée, il échappe aux pirates barbaresques. A Marseille, il découvre un port où les épices et la soie de l'Orient croisent le drap flamand. Son aventure périlleuse se poursuit sur les routes de Provence jusqu'à Aix où un homme l'attend avec impatience. Cet homme s'appelle Nicolas-Claude Fabri de Peiresc (1580-1637). Il recherche sans relâche manuscrits, médailles, antiquités, animaux exotiques. Sans quitter la France, il mène sa traque dans toute l'Europe et le pourtour méditerranéen, depuis les bibliothèques italiennes et londoniennes jusqu'aux monastères du désert au coeur du Sahara. Il s'est constitué le plus important réseau de correspondance de son temps, dialoguant avec d'obscurs marchands ou des chasseurs de trésors, mais aussi avec Gassendi, Mersenne, Galilée, Rubens... En même temps, il oeuvre au centre du pouvoir, auprès de Guillaume du Vair, le garde des Sceaux de Louis XIII et il côtoie Francesco Barberini, le neveu du pape Urbain VIII. Pourtant, malgré sa puissance, il n'use de son autorité que pour assouvir sa soif de savoir. Amoureux des livres, la culture est sa seule épouse. Parlementaire, historien, philologue, lettré, Peiresc est un inlassable éveilleur de culture, un intrépide passeur de savoir. Pour son rôle majeur dans la République des Lettres du premier XVIIe siècle, il méritait ce nouvel éclairage qui le fait sortir de l'ombre où l'avait enfermé une modernité parfois injuste.
Nombre de pages
280
Date de parution
17/09/2015
Poids
456g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9791026700470
Titre
Une bibliothèque byzantine. Nicolas-Claude Fabri de Peiresc et la fabrique du savoir
Auteur
Cheny Anne-Marie ; Cornette Joël
Editeur
CHAMP VALLON
Largeur
155
Poids
456
Date de parution
20150917
Nombre de pages
280,00 €
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Une fois un domaine de recherche installé, la question de sa naissance s'efface comme s'il était là depuis toujours. Pourtant, il y a souvent dans les premiers moments de la découverte, matière à épopée. Ce que nous appelons "les études byzantines" , c'est-à-dire l'étude de la langue, de l'histoire, de l'art et de la civilisation de l'Empire romain d'Orient durant les douze siècles de son existence (330-1453) ont ceci de particulier qu'elles sont nées sans qu'on les cherche. Aux XVIe et XVIIe siècles, l'attrait pour la Grèce antique est vif. Les voyages vers l'Orient se multiplient. De nombreux savants, avides de compléter leurs connaissances et leurs bibliothèques, missionnent tout un réseau d'aventuriers pour partir en quête de manuscrits. Religieux, diplomates, marchands, érudits, libertins, capitaines de navires parcourent l'Empire ottoman à la recherche de manuscrits grecs antiques. Mais leur méconnaissance de la langue grecque les conduit, heureuse méprise, à rapporter des textes grecs médiévaux : les textes byzantins. Partis à la recherche de la Grèce classique, ils ont rencontré le Moyen Age grec et la civilisation byzantine. C'est l'histoire de ces bibliothécaires passionnés et philologues irascibles, de ces papes et cardinaux, de ces princes, de ces copistes et de leurs intermédiaires grecs oubliés, de tous ces chercheurs de manuscrits en quête d'un savoir qu'ils allaient finalement constituer que nous raconte Anne-Marie Cheny.
Depuis quelques années, la ville de Kyoto est le théâtre d'une guerre secrète opposant des adolescents japonais extrémistes qui prônent l'exclusion des gaijin (étrangers) hors du Japon, et d'autres qui défendent leur intégration. Afin d'éviter l'escalade de la violence entre les bandes rivales les deux camps se sont mis d'accord pour régler définitivement le sort des gaijin lors d'un tournoi underground où les meilleurs représentants s'affronteront: le BB Project.
Tenant des carnets (un journal ?) depuis la jeunesse, je n'y ai jamais écrit que par spasmes, par bouffées, et dans une sorte d'état d'urgence. Brusques afflux de souvenirs, rêves ou lectures pareillement commentés, ce double qui n'a cessé de m'accompagner est bien aussi projet, que le livre entrevu ait abouti ou non, et interrogation sur ce projet même. Aussi m'a-t-il semblé que je ne pouvais extraire des fragments de ce long flux tout ensemble intermittent et proliférant sans tenter d'y introduire au moins un fil d'Ariane. Si le thème de la mémoire, chez l'être de souvenir qu'est, par définition presque, l'autobiographe, s'est imposé à moi, c'est que la mémoire m'est longtemps apparue comme la dépositaire de l'être même. Souvent, il va sans dire, ces plongées ou ces visitations fortuites s'accompagnent d'une réflexion sur la littérature. Au naïf émerveillement des premières années ici retenues - contemporaines de L'Adoration et s'aventurant à tâtons vers Le Retour - succède assez vite un soupçon qui, dû pour la plus grande part à la cruelle expérience de la mère internée, et qui va s'accusant dans ces pages mêmes, est tout près de s'en prendre au chant longtemps tenu pour " doré " d'une mémoire qui, par places traversée de nostalgie, entend bien pourtant ne se confondre avec aucun " passéisme ", sans cesse au contraire jouaillé, dénoncé que, pratiquement dès le début, est ce dernier. " J. B.
Les figures souvent grotesques créées par James Ensor s'animent. Elles évoquent la mer du Nord, Ostende la ville balnéaire et ses habitants évanouis, le retour du carnaval ou le célèbre Bal du Rat mort. Libérées des tableaux où leur apparition continue à nous surprendre, elles haussent parfois le ton entre les murs d'une baraque abandonnée, se répondent et s'affrontent. Elles aimeraient régler de vieux comptes. Elles interpellent un visiteur à la nature incertaine. Tout à la fois ancrées dans leur époque et hors du temps, les voix interrogent, avec une ironie d'outre-tombe, la disparition des corps qui un jour les habillèrent. Avoir connu semblable mascarade est-il possible ailleurs qu'en un rêve où l'on croisera les ombres de Proust, Rilke, Roth, Celan ou Perec bien vivant, installé à la terrasse d'un café ...