EN LUTTE CONTRE LES DICTATURES - LE CONGRES POUR LA LIBERTE
CHENU ROSELYNE
DU FELIN
22,00 €
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EAN :9782866458713
Il y a comme une injustice à l'étonnant manque de reconnaissance dont est victime aujourd'hui encore le Congrès pour la liberté de la culture. Pourtant, pendant presque 30 ans, il a bâti et animé dans plus de 35 pays à travers le monde un impressionnant réseau d'actions et d'entraide au service de la liberté de penser, de s'exprimer et du respect de la diversité des opinions. Roselyne Chenu entra au secrétariat international du Congrès en 1964. Collaboratrice de Pierre Emmanuel, elle y travailla sans relâche pour le programme européen : attribution de bourses de voyage et d'étude, organisation de colloques internationaux, suivi des activités des correspondants et comités locaux, envois de livres et de revues, gestion d'un fonds d'aide pour des écrivains et artistes contraints à l'exil. Son parcours est l'occasion d'emmener le lecteur à la rencontre de quelques-uns des plus importants intellectuels de la seconde moitié du xxe siècle qui, en Europe et ailleurs dans le monde, souffraient du besoin de s'informer, d'échanger, de se parler, de se lire, ce qui fut rendu possible par l'action du Congrès. Puisant dans ses souvenirs, ses journaux, ses archives personnelles et celles du Congrès, Roselyne Chenu, seule survivante du secrétariat international, nous livre ici un témoignage sur cette formidable aventure culturelle.« Voici une histoire très riche et de grande envergure du Congrès pour la liberté de la culture, une des plus grandes associations d'intellectuels qui ait existé au cours des premières décennies de l'après-guerre. Elle est racontée sous forme d'entretiens qui, avec leurs détails émouvants et éclairants, relatent des aspects de l'histoire du Congrès qui, à ma connaissance, ne peuvent être trouvés dans aucun ouvrage sur ce sujet. » Prof. Volker R. Berghahn, université Columbia (New York)
Date de parution
19/04/2018
Poids
388g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782866458713
Titre
EN LUTTE CONTRE LES DICTATURES - LE CONGRES POUR LA LIBERTE
Auteur
CHENU ROSELYNE
Editeur
DU FELIN
Largeur
155
Poids
388
Date de parution
20180419
Disponibilité
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Quand on parle de soi, comment ne pas être narcissique ? Comment éviter qu'une autobiographie ne tourne à l'hagiographie ? Un seul moyen : la rigueur de l'autre. Pour moi, qui a été l'autre ? Roselyne Chenu, assistante de Pierre Emmanuel, qui, en 1971-1973, présidait le Conseil du développement culturel. J'en étais membre et une amitié naquit entre nous. Je refusais d'écrire des mémoires, exercice trop dangereux pour la vérité et trop tentant pour la vanité. Elle eut l'idée d'un livre qui ne fût point une (auto)biographie. Elle me convainquit et parvint à m'extraire ce que l'on pouvait tirer de mes expériences de vie, variées et souvent mouvementées. Après de multiples recherches d'archives et de témoignages, elle a bâti ce livre avec sa créativité et sans doute aussi son intuition. Je me retrouve parfaitement dans ce " portrait " que de moi elle a tracé. Paul Delouvrier Chef en 1944 d'un maquis armé, Paul Delouvrier a collaboré avec Jean Monnet. Il est vice-président de la Banque européenne d'investissement quand le général de Gaulle l'envoie remplacer Salan comme délégué du gouvernement en Algérie. Nommé délégué au district de la région de Paris, il conçoit le schéma directeur. Après la présidence d'EDF, il est chargé de réaliser la nouvelle Villette. On a dit de lui qu'il fut " le plus bel animal de sang que de Gaulle ait jamais pris au lasso. "
Comment comprendre le passage de la " sacra doctrina " - essentiellement référée à l'Ecriture et au Livre des livres - à la " théologia ", elle-même définie comme science suprême et susceptible de revendiquer pour son compte tous les traits de la " sagesse " aristotélicienne ? C'est l'histoire de ce bouleversement en profondeur, induit par la redécouverte de l'épistémologie des Premiers et Seconds Analytiques que retrace le présent ouvrage : en étudiant comment la problématique de la théologie-science, élaborée dès la première question de la Somme d'Alexandre de Halès, s'impose progressivement et conduit à redéfinir le sens de l'intellectus fidei. A cette question, neuve et originale, directement liée à une nouvelle méthodologie, le XIIIe siècle apportera des réponses contrastées, de Bonaventure à Thomas d'Aquin, en passant par Guillaume d'Auxerre et Eudes Rigaud. Si l'?uvre de l'Aquinate, dont la doctrine de la " subalternation des sciences " permet de concilier en une synthèse puissante la raison et la foi, occupe une position centrale dans cette étude, c'est aussi parce que ses contours ne se dessinent nettement que sur le fond d'une nouvelle constellation problématique dont l'auteur restitue ici tous les enjeux : exégèse ou science, argument et évidence, sagesse ou science, lumière de la raison naturelle et lumière de foi. Ainsi, le présent ouvrage, modèle d'histoire doctrinale, dégage un fil conducteur privilégié pour caractériser sur son versant philosophico-théologique le XIIIe siècle. Ce volume reproduit sans changement la troisième édition (considérablement revue et augmentée) du texte publié pour la première fois en 1942.
Hautval Adélaïde ; Postel-Vinay Anise ; Hauptman G
Du moment que vous les défendez, vous partagerez leur sort ! " Et pour n'avoir jamais transigé avec qu'elle appelait les "valeurs premières", Adélaïde Hautval, dite Haïdi, va devoir traverser l'enfer et survivre à 37 mois d'emprisonnement et de déportation. En sa qualité de médecin, à Auschwitz, elle est affectée au Revier (l'infirmerie) où elle soulage et soigne avec ses maigres moyens. Dans les cas les plus graves, elle s'arrange pour maquiller le diagnostic et permet ainsi à nombre de ses patientes d'éviter la chambre à gaz. Elle doit aussi travailler au sinistre Block des expériences médicales sur la stérilisation. Elle réussit d'abord à ne faire que soulager les jeunes martyrisées, témoin des horreurs perpétrées par les médecins SS. Mais quand elle reçoit l'ordre de prêter la main aux actes criminels, elle refuse, s'opposant frontalement aux nazis.
Reçu premier à l'Ecole normale supérieure de la rue d'Ulm, agrégé de philosophie en 1927, Jean Cavaillès fut l'un des intellectuels les plus brillants de sa génération. Gaston Bachelard, avec qui il noua une forte amitié, notait : " Jean Cavaillès avait une volonté de héros ". Un héros de la pensée sûrement, que ses travaux sur la théorie de la science auraient distingué si la guerre n'avait orienté sa vie vers d'autres combats. Lié dès le début au mouvement de résistance Libération, animé entre autres par Emmanuel d'Astier de La Vigerie, Jean Cavaillès fut arrêté par les Allemands en août 1943, puis condamné à mort et exécuté cinq mois plus tard. Gabrielle Ferrières retrace dans ce livre émouvant la vie d'un philosophe, inséparable de celle de l'homme d'action et de convictions.
En 1940, la France capitule. En 1941, Jacques Lusseyran, alors qu'il est aveugle et n'a pas 18 ans, entre en résistance en rejoignant le mouvement Défense de la France. " Le 20 juillet 1943, il est arrêté par la Gestapo, interrogé pendant des jours interminables et enfermé à Fresnes. Il sera déporté en 1944 à Buchenwald. " Comment un aveugle peut-il survivre à cet enfer ? Grâce à la protection d'un groupe de Russes et à sa connaissance de l'allemand qui lui permettra d'informer les autres déportés des agissements des S.S. Après un an et demi d'horreur, il est libéré et revient en France où il poursuivra ses études en affirmant ses aspirations littéraires balayées par la guerre. Jacques Lusseyran deviendra un brillant conférencier et enseignera la littérature française dans différentes universités américaines. En 1971, il meurt dans un accident de voiture. Il a alors 47 ans. Cette autobiographie est un exceptionnel exemple d'amour de la vie, de courage et de liberté intérieure face à l'adversité.
Odile de Vasselot a 18 ans lorsque les Allemands envahissent la France. Convaincue dès le début du conflit de la nécessité de résister, elle est orientée vers des réseaux qui, bien qu'animés en grande partie par des civils, ont des objectifs militaires. A partir de 1942, elle est mise en contact avec deux vastes réseaux antinazis oeuvrant en Belgique, en France et en Espagne. Odile de Vasselot est d'abord agente de liaison pour le service de renseignement Zéro, puis sert, au sein du réseau Comète. comme convoyeuse de pilotes anglais rescapés des batailles aériennes, des opérations à haut risque et très mouvementées menées depuis le territoire belge. C'est en brossant le portrait de ses compagnons d'armes portés par leur courage, leur modestie et leur ténacité que l'autrice nous fait revivre une phase essentielle de la Résistance.