Au-delà du soupçon. La nouvelle fiction américaine de 1960 à nos jours
Chénetier Marc
SEUIL
30,80 €
Épuisé
EAN :9782020105583
Refusant d'immobiliser dans des "catégories" - toujours douteuses et, en l'espèce, prématurées - les acteurs et les oeuvres d'une période littéraire prodigieusement riche et largement méconnue, Au-delà du soupçon est le premier français à faire le point sur la nouvelle fiction aux Etats-Unis. Regard personnel jeté par-dessus l'épaule d'un amoureux des lettres américaines, cet essai a une double ambition : d'une part présenter les nouvelles tendances de la fiction américaine (roman et nouvelle) depuis 1960 jusqu'à aujourd'hui, faire ainsi partager vingt années de bonheurs de lecture ; d'autre part suggérer que l'héritage des recherches formelles des années 1940 et 1950 a été assimilé et transcendé par les écrivains des Etats-Unis, que l'"ère du soupçon" selon Nathalie Sarraute trouve chez eux de surprenants prolongements. Cet ouvrage est à la fois destiné aux spécialistes de littérature américaine, aux étudiants et, plus largement, à tous ceux pour qui les fictions sont au coeur de la vie. Il comporte un index et une abondante bibliographie des oeuvres de fiction publiées aux Etats-Unis de 1960 à 1988.
Nombre de pages
448
Date de parution
01/02/1989
Poids
460g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782020105583
Titre
Au-delà du soupçon. La nouvelle fiction américaine de 1960 à nos jours
ISBN
2020105586
Auteur
Chénetier Marc
Editeur
SEUIL
Largeur
140
Poids
460
Date de parution
19890201
Nombre de pages
448,00 €
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L'Amérique n'a jamais été aussi fictive qu'en ses débuts oubliés, du temps qu'elle était lune et Endymion son roi. " Son histoire, à peine amorcée, bifurque en 1590, dans le jardin de Virginie. Six ans après la découverte émerveillée d'un monde dont le mathématicien Thomas Harriot se fera le scrutateur savant, la colonie de Roanoke disparaît mystérieusement aux regards de John White, artiste-peintre et gouverneur. Trente ans plus tard, la " plantation " de Plymouth imposera son décalque de modèles anciens sur une terre neuve. Mais fonder l'Amérique sur la vision puritaine, c'est un peu comme confier la gestion de l'Eldorado au Père Goriot, préparer l'abaissement du songe en " rêve américain ". On n'aura, tout compte fait, droit qu'aux Etats-Unis. Dans un récit composite qui se voudrait " lavis, aquarelles, aquarêves " et où se mêlent souvenirs, fiction et événements d'un lointain passé, La perte de l'Amérique fait de " la Colonie Perdue ", oubliée des chroniques, la métaphore centrale de cette élégie pour une Amérique évanouie, de ces lettres d'amour et d'adieu au continent du rêve. Une langue baroque y cherche " des couleurs laissant voir le papier, des phrases pâles, une parole grise où se détacheraient la moindre des roseurs, la verdure la moins crue, le plus léger des fards, le bleu d'une échappée ". Un homme, au rêve habitué, vient ici parler du rêve, qui est mort.
Steven Millhauser, né en 1943, est l'auteur de trois romans, d'un ensemble de contes, d'une novella à l'étrange musique et de cinq recueils de nouvelles. Ses livres, traversant le familier, l'enchantent. Prince de divers empires, "refusant de n'être pas Dieu", il nous parle d'univers impossibles, de rêves extravagants, de désirs interdits. La miniature, l'enfance, les arts, tous les royaumes et tous les tours de l'imagination : de l'immense au minuscule, son attention chaleureuse enrichit notre monde de ce que nous ne voyons plus, de ce que nous pensions avoir oublié. Nous émerveille.
Lola est une enfant de 12 ans, tuée dans d'atroces circonstances le 14 octobre 2022. Placée en garde à vue, la principale suspecte, D. B., est mise en examen pour meurtre, précédé, accompagné ou suivi d'actes de tortures ou de barbaries, et pour viol. En quelques heures à peine, ce terrible fait-divers bouleverse l'opinion publique, faisant l'objet d'un emballement médiatique inédit. La cynique récupération politique qui s'ensuit entraîne la remise en question de grands principes démocratiques, avec notamment des appels à une justice expéditive et un rétablissement de la peine de mort. Ce livre, écrit par les avocats de D. B., première femme condamnée à la perpétuité incompressible, raconte de l'intérieur les contours de cette affaire hors norme, depuis ses premiers instants jusqu'à la plaidoirie finale, en passant par le récit d'une reconstitution exceptionnelle ou la description d'une Unité pour Malades Difficiles. A partir du point de vue trop peu entendu des avocats "du Mal., La Sinistre Comédie dépeint surtout une effroyable traversée des enfers, caractérisée par l'inquiétant basculement populiste des élites médiatiques et politiques dans leur rapport à la justice et au crime. "S'il faut savoir se taire dans le respect du Droit, il ne faut pas avoir peur de parler pour le défendre. C'est la raison de ce livre."