Théâtre/Public N° 219, Janvier-mars 2016 : Arts de la scène contemporaine en Inde
Chemana Martine
THEATREPUBLIC
16,00 €
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EAN :9782842607081
Théâtre/public poursuit son enquête sur les théâtres contemporains d'Asie. Après le Japon, la Chine, la Corée, ce numéro, dirigé par Martine Chemana, laisse largement la parole aux artistes et critiques indiens et propose un panorama des auteurs, des formes de spectacle et des questions qui se posent aujourd'hui au sein de cet immense subcontinent. Si les spectateurs français connaissent surtout les formes traditionnelles indiennes, ils savent moins combien les expérimentations de toutes sortes (danse, nouvelles technologies, performances, etc.), les expériences hybrides mélangeant la tradition et l'écriture moderne, le corpus occidental (Shakespeare, Ibsen) et les manières de jouer ou de penser y sont nombreuses. Ce qui frappera surtout, c'est l'étendue et la diversité des pratiques, selon les régions, les genres, les villes et les individus. Enfin, ce numéro publie deux pièces inédites et récemment traduites à l'initiative d'Annette Leday, qui donneront une idée plus précise des nouvelles écritures indiennes.
Nombre de pages
157
Date de parution
25/01/2016
Poids
668g
Largeur
230mm
Plus d'informations
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EAN
9782842607081
Titre
Théâtre/Public N° 219, Janvier-mars 2016 : Arts de la scène contemporaine en Inde
Auteur
Chemana Martine
Editeur
THEATREPUBLIC
Largeur
230
Poids
668
Date de parution
20160125
Nombre de pages
157,00 €
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Si le monde actuel connaît une forte augmentation des pathologies dépressives, ou dites dépressives, la question du statut que le psychanalyste leur donne n'est pas simple. Il peut en effet être tenté d'analyser ce phénomène « de l'extérieur », en dénonçant la généralisation d'un diagnostic qui en dirait plus long sur le discours médical contemporain que sur le sujet qui se dit déprimé. Il peut aussi distinguer de façon très marquée la mélancolie d'un côté, et de l'autre des troubles névrotiques de l'humeur, qui seraient nettement moins bien caractérisés. Mais il ne peut éviter cependant d'aller un peu plus loin: à supposer que la généralisation du diagnostic de dépression n'aille pas de soi, ce qu'il faut, pour le moins, c'est tenter de l'éclairer. Or dès lors qu'on tente de le faire on s'aperçoit selon les mots d'un des articles du dossier que « le dépressif est celui qui est le mieux à même de nous apprendre quelque chose de notre monde ».
Chebana Mehdi ; Mercier Mure-Ravaud Jonas ; Lamy R
A travers les témoignages de neuf Juifs roumains, dont certains rescapés de la Shoah, ce livre dresse le portrait d'une communauté, de son émancipation laborieuse à la fin du XIXe siècle jusqu'à son émigration massive en Israël. Surtout, il éclaire sur la réalité de l'Holocauste en Roumanie, dont l'Occident méconnait encore l'existence et l'ampleur. Ces récits de vie édifiants mettent en lumière la permanence d'un antisémitisme virulent en Roumanie, où les tentatives de réhabilitation du dictateur Ion Antonescu, artisan du massacre d'au moins 280 000 Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale, restent très nombreuses. Ce livre pointe aussi une incongruité: la persistance - malgré les récents actes de contrition des autorités de Bucarest à la suite des travaux d'experts internationaux - d'une version falsifiée de l'histoire, qui a été martelée par le régime dit communiste. Selon la propagande de l'époque, la Roumanie aurait toujours protégé les Juifs et le massacre orchestré par Ion Antonescu aurait été le fait des seuls nazis. Les témoignages recueillis en Roumanie et en Israël révèlent enfin le rôle moteur des Juifs roumains dans le développement du sionisme, depuis la fondation de la première colonie juive en Palestine au XIXe siècle jusqu'à leur installation par vagues successives à partir de 1948; une émigration à grande échelle qui fut facilitée par des marchandages longtemps tenus secrets entre Bucarest et Tel Aviv. Seuls 6 000 Juifs vivent encore aujourd'hui en Roumanie. Ils étaient plus de 750 000 dans l'entre-deux-guerres.
Trois sections organisent le dossier. Si chacune d'entre elles a été portée par une problématique spécifique, ces différentes approches ne sont bien entendu pas étanches ni exclusives : il s'agit plutôt d'une forme d'accent mis au sein d'une réflexion d'ensemble qui tâche, pour ainsi dire, de tenir la marionnette par les trois bouts- politique, esthétique, anthropologique. " Lieux communs " interroge la dimension politique et sociale de la marionnette. " Troubles dans la réception " est toute entière traversée par la question du brouillage des frontières et des définitions constitutives de notre rapport au monde. " Ecrire avec les marionnettes ", c'est du point de vue de l'écriture que nous abordons la marionnette- l'objet, la poupée, le matériau... : les divers médiums à l'?uvre de ce que nous pourrions appeler, à la suite de François Lazaro, les théâtres " par délégation ".
Neveux Olivier ; Pelechova Jitka ; Triau Christoph
Quelque chose a changé, quelque chose se transforme. De manière sensible, il est perceptible que les axes qui organisaient le travail des artistes et leur réception, les critères qui permettaient de les identifier ne sont plus les mêmes, non seulement par rapport à ceux des années 1960-80, bien sûr, mais aussi en regard de ceux du "jeune théâtre" des années 1990. Ce change-ment, il nous paraît important de tenter de le situer et de le comprendre : c'est le travail que les " aperçus " présentés ici se pro-posent d'amorcer.