L'universalisme n'existe pas : il n'est qu'un particularisme euro-américain élevé au rang de norme-monde. Sous le vocabulaire du vrai, du juste et du commun, une même mécanique opère : fixer les critères, définir les seuils, imposer la mesure commune. Le particularisme en reconstitue la généalogie et en suit les médiations concrètes. De la cité grecque à la kosmopolis impériale, de la chrétienté au droit des gens, des empires modernes aux organisations internationales, jusqu'aux standards techniques et numériques, une même opération se répète : universaliser une perspective située jusqu'à la faire passer pour l'évidence commune. L'universalisme dispose de ses concepts, de ses structures et de ses institutions. Le particularisme, lui, demeure en position subordonnée. Ce livre cherche à doter le particularisme d'un outillage conceptuel et institutionnel propre, afin d'inverser ce déséquilibre et d'instituer une pluralité structurée, conflictuelle et effective. Il ne s'agit ni de célébrer abstraitement la diversité ni de s'en tenir à la protestation, mais de rendre la pluralité gouvernable par des formes, des arbitrages, des équivalences et des contre-structures capables de lui donner prise dans le réel.
Nombre de pages
220
Date de parution
16/07/2026
Poids
270g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782336619767
Auteur
NICOLAS DE CHELLE
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Date de parution
20260716
Nombre de pages
220,00 €
Disponibilité
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Nicolas de Cues (1401-1464), dans le De pace fidei, écrit l'année de la chute de Constantinople en 1453, avait souligné le danger de faire un usage politique de la religion. Une telle confusion du spirituel et du temporel, du religieux et du politique, se retourne et contre la religion et contre la politique, la religion en se donnant une mission temporelle et la politique en sombrant dans la mystique. La Cribratio Alchorani est rédigé en 1461. Le contexte est politique plus que religieux. Le danger d'une invasion de l'Europe par les Musulmans était d'autant plus grand que l'Occident était divisé contre lui-même. Les États nationaux naissant étaient plus intéressés à renforcer leur pouvoir qu'à penser à la menace turque. Les européens optèrent ainsi en faveur de Mohamed II, plutôt que de suivre le Pape. Le philosophe mosellan comprit qu'il s'agissait d'un problème de civilisation et non de société. Au lieu de prendre les armes, il prit la plume. Il lut et étudia le Coran et toutes les oeuvres qu'il put se procurer sur le sujet, et que Pie II lui avait demandé de rassembler en vue de sa lettre au Sultan. Il en sortit la Cribratio Alchorani. Dans cette oeuvre, le Cusain se situe d'emblée sur le plan spirituel et théologique. Il déplace le problème: allant à l'essentiel, il prend le parti de faire une « pia interpretatio » du Coran, qu'il lit à la lumière de la Bible et de la raison. Sa lecture est religieuse et philosophico-théologique. Elle s'appuie sur la « recherche de Dieu » propre à tous les hommes et seule capable d'unir chrétiens et musulmans.
Nicolas de HirschingNicolas de Hirsching a signé plus d'une trentaine de livres, parus chez Hatier, Rageot, Bayard Jeunesse et Casterman.Fanny JolyFanny Joly est l'auteure de plusieurs dizaines de livres jeunesse, écrits pour les enfants de tous âges. Ses ouvrages ont été publiés par Gallimard Jeunesse, Sarbacane, Lito, Pocket Jeunesse, Nathan, Hachette, Bayard et Casterman.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...