Après La Bible et la liturgie en français (Cerf, 1990), Port- Royal et la Bible (Nolin, 2007), L'Univers biblique catholique au siècle de Louis XIV (Champion), le présent ouvrage achève l'histoire de la publication de la Bible en français par une présentation des traductions catholiques du Nouveau Testament autres que celles de Port-Royal. A la charnière des XVIIe et XVIIIe siècles, nombre de traductions et de commentaires sont donnés qui prétendent satisfaire à des besoins divers, selon les familles spirituelles des auteurs ou en fonction de perspectives originales (la lecture critique de Richard Simon, les traductions "pour les simples" , par exemple). La France dispose alors d'un ensemble de traductions et d'explications bibliques et liturgiques d'une qualité exceptionnelle. Quelques études d'ordre théologique ou politique permettent de préciser un certain nombre de points. Le lecteur pourra constater l'importance des travaux des Messieurs de Port-Royal - et le rôle qu'ils reconnaissent au laïc -, mais aussi comprendre les causes des réserves, souvent profondes, formulées par l'Eglise, longtemps restée réservée sur le sujet. Bernard Chédozeau est né en 1937. Agrégé des Lettres, docteur d'Etat, il a poursuivi une double carrière d'Inspecteur d'Académie - I. P. R. et d'historien des idées religieuses.
Date de parution
27/09/2012
Poids
700g
Largeur
155mm
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EAN
9782745324061
Titre
LE 'NOUVEAU TESTAMENT' AUTOUR DE PORT ROYAL
Auteur
CHEDOZEAU BERNARD
Editeur
CHAMPION
Largeur
155
Poids
700
Date de parution
20120927
Disponibilité
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De 1650 à 1708, Port-Royal a mis la Bible catholique à la disposition des laïcs : c'est la Bible dite de Sacy. La longue publication en a été étudiée dans La Bible et la Liturgie en français (Cerf, 1990), Port-Royal et la Bible (Nolin, 2007), L'Univers biblique catholique au siècle de Louis XIV (Champion). Le présent ouvrage présente les traductions catholiques du Nouveau Testament autres que celles de Port-Royal, ainsi que des études sur divers points de cette entreprise qui a soulevé de difficiles questions. L'Eglise est longtemps restée réservée sur le sujet de la lecture de la Bible. Après Vatican II, son attitude a profondément changé, et le regard sur Port-Royal en sort transformé.
Comment expliquer la présence, si proches l'une de l'autre, de cathédrales aussi différentes que celles d'Albi, avec son choeur clos, de Castres avec son grand retable devant un choeur ouvert, de Montauban avec son autel central entre les stalles et la nef ? Est-il concevable qu'une même liturgie fasse une place aussi variable au clerc et au laïc par la conception des lieux ? Dans « La Bible et la liturgie en français. L'Église tridentine et les traductions bibliques et liturgiques (1600-1789) », publié en 1990, Bernard Chédozeau a étudié les choix divers par lesquels l'Église tridentine a répondu aux demandes du laïc pour accéder à la lecture des textes bibliques et liturgiques : à partir des textes romains (« Index librorum prohibitorum », « Regulae Indicis », « Observationes » complémentaires), certains choisirent une voie restrictive (en Espagne en particulier) les clercs français adoptèrent une attitude plus souple enfin, à partir du milieu du siècle, Port-Royal tenta de faire de la lecture de la Bible, et, peut-être, du Bréviaire, une obligation morale pour les fidèles des deux sexes. Il en alla de même dans le domaine de l'architecture religieuse. Pour répondre à des perspectives nouvelles (l'affirmation de la Présence réelle et les exigences de la prédication orale) et offrir au laïc des conditions conformes aux exigences tridentines en lui permettant de « s'unir d'intention » avec le célébrant, apparut l'église tridentine à choeur ouvert, dont le meilleur exemple reste le « Gésu » et les églises dites jésuites répandues dans le monde entier. Mais que faire alors des innombrables cathédrales et collégiales héritées du Moyen Âge et conçues, sur le modèle monastique, avec un choeur clos ? Comment adapter les chapelles de monastères et de couvents ? Comment appliquer à ces églises et chapelles les principes tridentins, et comment réorganiser le sanctuaire, l'autel, les stalles, la nef ? Autant de situations complexes, aux solutions diverses et souvent conflictuelles. « Choeur clos, choeur ouvert » analyse cette évolution très lente (étalée sur deux siècles), liée au passage de la transmission orale à la transmission écrite, tout à fait chaotique, très controversée en raison de ses conséquences ecclésiologiques, liturgiques et architecturales et, de plus, propres à la France.
Racine Jean ; Chédozeau Bernard ; Malrieu Joël ; M
L'idée de Narcisse, d'Agrippine et de Néron, l'idée si noire et si horrible qu'on se fait de leurs crimes, ne saurait s'effacer de la mémoire du spectateur", écrit Saint-Evremond en 1670. Si Britannicus a de quoi décontenancer, tant au XVIIe siècle qu'aujourd'hui, c'est que la violence et la noirceur des personnages mènent le tragique à son paroxysme, et l'humain à ses dernières limites. En nous montrant le début du règne de Néron et sa perversité terrifiante, Racine nous fait assister en effet, selon ses propres termes, à la naissance d'un "monstre".
Corneille Pierre ; Chédozeau Bernard ; Bru Marie-H
Lire et voir les classiques. Un cahier iconographique en couleurs avec un questionnaire pour la lecture de l'image. Le texte intégral annoté. La biographie de l'auteur et la genèse de l'?uvre. L'étude des contextes et des thèmes principaux. Des questionnaires de lecture analytique et des groupements de textes.