Chebana Mehdi ; Mercier Mure-Ravaud Jonas ; Lamy R
NON LIEU
12,00 €
Épuisé
EAN :9782352701057
A travers les témoignages de neuf Juifs roumains, dont certains rescapés de la Shoah, ce livre dresse le portrait d'une communauté, de son émancipation laborieuse à la fin du XIXe siècle jusqu'à son émigration massive en Israël. Surtout, il éclaire sur la réalité de l'Holocauste en Roumanie, dont l'Occident méconnait encore l'existence et l'ampleur. Ces récits de vie édifiants mettent en lumière la permanence d'un antisémitisme virulent en Roumanie, où les tentatives de réhabilitation du dictateur Ion Antonescu, artisan du massacre d'au moins 280 000 Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale, restent très nombreuses. Ce livre pointe aussi une incongruité: la persistance - malgré les récents actes de contrition des autorités de Bucarest à la suite des travaux d'experts internationaux - d'une version falsifiée de l'histoire, qui a été martelée par le régime dit communiste. Selon la propagande de l'époque, la Roumanie aurait toujours protégé les Juifs et le massacre orchestré par Ion Antonescu aurait été le fait des seuls nazis. Les témoignages recueillis en Roumanie et en Israël révèlent enfin le rôle moteur des Juifs roumains dans le développement du sionisme, depuis la fondation de la première colonie juive en Palestine au XIXe siècle jusqu'à leur installation par vagues successives à partir de 1948; une émigration à grande échelle qui fut facilitée par des marchandages longtemps tenus secrets entre Bucarest et Tel Aviv. Seuls 6 000 Juifs vivent encore aujourd'hui en Roumanie. Ils étaient plus de 750 000 dans l'entre-deux-guerres.
Nombre de pages
127
Date de parution
09/06/2011
Poids
155g
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782352701057
Titre
Mémoires des Juifs de Roumanie
Auteur
Chebana Mehdi ; Mercier Mure-Ravaud Jonas ; Lamy R
Editeur
NON LIEU
Largeur
0
Poids
155
Date de parution
20110609
Nombre de pages
127,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Un moment peu connu de la vie de Picasso. Un tournant dans son oeuvre. Déconcerté par l'art nouveau, victime de la drogue, le peintre allemand Wiegels (celui dont Mac Orlan ferait le héros de Quai des Brumes) se pendit dans son atelier de Montmartre, en 1908. Picasso, qui entretenait un rapport ambigu avec le jeune peintre homosexuel, fut durablement déstabilisé par sa fin tragique. Sa dépression s'accompagna d'une rupture dans son mode de vie et dans son premier style pictural, même si nombre de personnages de son oeuvre (les Arlequins) resteront "wiegelsiens". En même temps qu'elle s'attache au folklore et aux rapins de la Butte à la Belle Epoque, l'étude éclaire "l'homosexualité secrète" de Picasso, selon l'expression de Cocteau. Cette homophilie éclate parfois dans ses toiles et explique le caractère sado-masochiste larvé de certaines de ses amitiés, sa misogynie, son homophobie — exorcisme de protection.
Voici un livre courageux, élégant et érudit. Au-delà du rapport du Coran à la femme qu'on retrouve le long du texte, au-delà de la représentation islamique finement décrite d'un corps féminin diabolisé ainsi que du statut quasi servile de la femme, le livre aborde des questions taboues, se rapportant à l'institution des "mères des croyants". Il en dévoile les non-dits en décryptant le texte sacré selon une démarche nourrie par les sources les plus autorisées. Comme le souligne l'introduction "le thème profond de ce livre est la contestation féminine à la naissance de l'islam et la façon dont les textes religieux, Coran et Sunna, l'ont étouffée et ligotée, en un mot enchaînée". Mohammed Ennaji "n'a pas froid aux yeux" dans son approche du sacré, l'expression est de Régis Debray dans sa préface à un autre titre du même auteur. Elle se vérifie à nouveau dans "Le corps enchaîné".
Etat paria de la Corne de l'Afrique, l'Erythrée est aussi un pays superbe, de la mer jusqu'au ciel, de la côte de la mer Rouge aux hauts plateaux du centre. Héritier de l'Empire axoumite, marqué par la colonisation italienne, le pays est également riche en trésors architecturaux aux accents mauresques, Art déco, futuristes et modernistes. Asmara, perchée à 2 300 m d'altitude, ne serait-elle pas la «capitale du style en Afrique» ? Terre d'aventure depuis l'Egypte ancienne, parcourue par Rimbaud, Buzzati, Monfreid, Pratt, Waugh et Malaparte, le temps semble aujourd'hui s'y être arrêté. De vieux Erythréens évoquent toujours l'âge d'or des années 1930, tandis que les jeunes, fuyant chaque mois l'Etat prédateur par milliers, oscillent entre résignation et espoir d'ailleurs. Cet ouvrage est le premier livre de photographies sur l'Erythrée en français. Ses chapitres sur l'histoire, la culture, la société et la politique éclairent ce pays oublié, entre splendeur et isolement.