« Je n'hésite pas à voir le plus grand événement de nos jours dans la publication de l'oeuvre de Malcolm de Chazal », écrit André Breton, qui admire son « système génial de perception et d'interprétation » et ajoute : « On n'avait rien entendu de si fort depuis Lautréamont... l'attitude de Chazal n'admet aucun antécédent dans l'histoire de la pensée humaine. » Et Jean Paulhan, lui si prudent, n'hésite pas à écrire : « Ça n'arrive pas tous les jours de rencontrer un écrivain de génie que personne ne connaît. En voici un. » Chazal a plusieurs fois évoqué l'expérience fondatrice qui a nourri sa pensée : « Je suis un être revenu aux origines... La clé exacte de la vision retournée, je l'eus un jour, dans le jardin botanique de Curepipe...J'avançais dans la lumière de l'après-midi vers une touffe de fleurs d'azalées, et je vis une des fleurs qui me regardait. » Épisode qui rappelle l'instant fondateur de Jakob Boehme, le reflet du soleil sur une cruche d'étain. L'Homme et la Connaissance, où Chazal synthétise sa pensée, sera préfacé par Raymond Abellio : «Nous sommes, écrit-il, en présence d'un voyant de génie. » Nombre des ouvrages de Chazal, publiés à compte d'auteur, n'ont pourtant jamais été réédités. Ainsi La Parole, qui fut imprimé en 1955 à seulement 50 exemplaires hors commerce et est depuis longtemps introuvable. Or il s'agit d'un texte central dans la réflexion de Chazal : « L'homme seul ne danse pas en marchant. L'homme seul est hors du Grand Jeu. Le mouvement de Nature est un jeu. L'homme, lui, se déplace [...]La Parole est ce par quoi la vie est une, et qui fait de l'homme le fils aîné de la Nature. La Nature est la Parole, dont l'homme s'est échappé. »
Nombre de pages
96
Date de parution
11/09/2025
Poids
300g
Largeur
134mm
Plus d'informations
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EAN
9782845903999
Titre
LA PAROLE
Auteur
Chazal Malcolm de
Editeur
ARFUYEN
Largeur
134
Poids
300
Date de parution
20250911
Nombre de pages
96,00 €
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Sens-Plastique contient le souffle de l'universel, puisqu'il est une cosmogonie de l'invisible. J'ai voulu, par La Vie Filtrée, mettre cette vérité encore en plus grand relief. Par La Vie Filtrée, j'ai voulu toucher à certaines formes d'intelligence considérées jusque-là imperméables à l'esprit de l'homme - palais très lointains où peuvent seules nous conduire certaines formes supra-directes de Perceptions. J'ai voulu, par cette ?uvre, appréhender les choses du Divin par les seules antennes des sens, abolissant totalement la Raison en moi, autant qu'il est humainement possible de le faire - afin de voir dans le nu des choses le filigrane de l'Universel et l'empreinte du Toujours. J'ai voulu abolir le monde extérieur pour le reconstruire ensuite à ma façon, et en faire une lunette d'approche à rayon X de l'humain pour voir Dieu.
Préface de Raymond Abellio.Pour comprendre ce texte, le lecteur doit se mettre au-delà du système de pensée qui repose sur le dualisme ou le régime des oppositions, pour lequel comparer c'est connaître, où le savant, en faisant jouer les contradictoires, dira : "Chaque chose a son opposé, froid et chaud, bon et mauvais, gros et petit, orgueilleux et humble, fou et sage, mort et vie, haut et bas, lourd et léger, droite et gauche, proche et éloigné", etc.Ce dualisme laisse l'homme dans la division, coupe de l'harmonie. Car l'harmonie est dans le trinitaire (tel l'identité du différent, qui est la synthèse magique).Et alors que le dualitaire est statique, le trinitaire, qui met en pleine magie, est mouvant et porte dans le vivant.Et d'un langage internmédiaire et abstrait, nous passons au langage des évidences.
Ce huitième ouvrage de Maître Eckhart aux Éditions Arfuyen aborde l'oeuvre latine avec un court traité, le Commentaire du Notre Père, traduit ici pour la première fois. Son intérêt est double : d'une part, c'est une réflexion sur un texte fondamental et connu de tous, le Notre Père, et qui s'adresse donc à un public plus large ; d'autre part, le Commentaire mobilise l'ensemble de la culture d'Eckhart et permet de mieux comprendre ses sources, de Cassien et Augustin à Jean Chrysostome et Maxime le Confesseur. Quant à la magnifique Prière de Maître Eckhart, elle est ici publiée pour la première fois en édition bilingue (trad. Gérard Pfister) et en traduction intégrale. Le Commentaire du Notre Père apparaît dans deux manuscrits, dont le célèbre manuscrit de Cues de 1444. L'attribution du Commentaire à Eckhart est néanmoins certaine, du fait de nombreuses similitudes avec d'autres oeuvres eckhartiennes. Eckhart y fait lui-même expressément allusion dans son Commentaire sur l'évangile de Jean. Le Commentaire du Notre Père propose une méditation sur la prière chrétienne. Prier, c'est s'adresser à Dieu et lui parler. Eckhart insiste également ici sur le caractère communautaire et ecclésial de la prière. Enfin, la prière du Notre Père n'est pas seulement un modèle pour les hommes, elle est aussi et surtout la prière du Christ lui-même. Prier, c'est donc entrer dans la prière du Christ, se conformer à lui, et devenir Fils du Père. Le rapprochement entre l'oeuvre latine et l'oeuvre allemande permet ainsi de montrer que les expressions les plus audacieuses d'Eckhart trouvent en réalité leur fondement dans la tradition la plus classique. Éric Mangin, prêtre diocésain, est chargé de cours à la faculté de philosophie de l'université catholique de Lyon et membre de l'équipe de recherche sur les mystiques rhénans. Marie-Anne Vannier, professeur à la faculté de théologie de l'université de Metz, a déjà préfacé trois ouvrages d'Eckhart parus dans la même collection.
Après Maître Eckhart et Thérèse d'Avila, ce livre est le 3e de la collection "Ainsi parlait". Pourquoi Sénèque ? "Sénèque fascine ; Sénèque irrite, écrit Louis Gehres. Déjà Néron supportait mal ce trop sage précepteur ; et la postérité n'a pas fini de s'en agacer. La gloire, la richesse, le pouvoir, tout lui a été donné. Mais il se pique de ne se soucier que de sagesse." Le destin de Sénèque ne fut pourtant pas dépourvu d'épreuves : le bannissement en Corse, la mort de son fils, mais surtout le suicide en 65, sur ordre de Néron. Tacite a donné des derniers instants de Sénèque un récit dont la grandeur évoque, bien sûr, la mort de Socrate. Son oeuvre acquiert là une signature de vérité qui en change la lecture.