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La haine. Histoire et actualité
Chauvaud Frédéric ; Gaussot Ludovic
PU RENNES
18,00 €
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EAN :9782753506398
Selon les lexicographes, la haine n'est ni tout à fait un sentiment ni tout à fait une émotion, mais plutôt une passion funeste. Pour se nourrir et prospérer, elle a de plus souvent besoin de temps. Balzac écrivait que les meilleures haines, ce sont les haines entre soi, dans la famille. Toutefois, comme l'écrivait Tocqueville, elle peut aussi surgir sur la scène publique. Elle peut être plurielle, systématisée, et donner naissance à des "doctrines". Depuis les années 1960, la haine est évoquée dans les travaux historiques sans avoir fait l'objet de recherches spécifiques. Lucien Febvre avait souligné qu'il faudrait entreprendre une histoire dé la haine. De son côté, la sociologie ne l'a guère abordée et les autres sciences humaines l'ont souvent délaissée. Toutefois, la visée du présent ouvrage n'est pas d'en donner un système explicatif, ni de la réduire à des aspects psychologiques, ni d'en livrer une histoire globale. Il propose un certain nombre d'études, afin de resituer les mouvements haineux dans Un ensemble de contextes inscrit d'abord dans la durée. Le premier volet restitue des "moments haineux", de l'Antiquité à nos jours et en propose un certain éclairage. La deuxième partie explore des lieux et des régions d'expression, de production, de relégation ou de régulation de sentiments haineux. A travers le choix de terrains et d'objets contrastés, il est possible de voir que la haine n'est pas seulement une passion extérieure au fonctionnement normal des sociétés ou des groupes sociaux, mais qu'elle fait l'objet d'une véritable prise en charge sociale et collective. Les contributions rassemblées sous le titre "Supports" montrent que la haine vit, se transforme et meurt parfois. Elle peut être colportée par la mémoire familiale, les discussions entre soi, le bouche-à-oreille. Elle peut être aussi l'objet de controverses juridiques, s'exprimer dans un serment ou une revue prestigieuse, envahir les images au point de saturer parfois l'imaginaire graphique. Enfin, la dernière partie se soucie d'analyser la haine du point de vue des personnes ou des personnages, des groupes sur lesquels elle se porte et se focalise. Biographie de l'auteur Frédéric Chauvaud, professeur d'histoire contemporaine à l'université de Poitiers, responsable de l'équipe "Sociétés conflictuelles" du Gerhico, travaille sur la justice, la déviance et la violence. Il a récemment publié Déviance et justice à l'époque contemporaine, L'imaginaire, l'enquête et le scandale (2007) et collaboré à Éternelles coupables. Les femmes criminelles de l'Antiquité à nos jours (2008). Ludovic Gaussot est sociologue, maître de conférences à l'université de Poitiers et membre du Gresco. Ses recherches portent sur la construction sociale et cognitive des normes, de la normalité et de la déviance. Il a notamment publié Modération et sobriété. Etudes sur les usages sociaux de l'alcool (2004), Le sexe/genre comme discours et comme assujettissement (2008).
Nombre de pages
309
Date de parution
26/06/2008
Poids
538g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782753506398
Titre
La haine. Histoire et actualité
Auteur
Chauvaud Frédéric ; Gaussot Ludovic
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
538
Date de parution
20080626
Nombre de pages
309,00 €
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A l'époque de la Première Guerre, les crimes de Landru, les grèves ouvrières, les mauvais traitements infligés aux animaux apparaissent comme les ultimes manifestations de la force brutale. Et pourtant, au début de la Restauration les coups sont fréquents et le sang coule d'abondance. Pierre Rivière égorge sa famille, les maisonnées et le voisinage connaissent de funestes démêlés, les pugilats au village comme les rixes en rase campagne foisonnent, les émeutes et la répression rythment le siècle. Comment est-on passé d'une époque où la brutalité était familière à une autre qui a rejeté toutes les formes de violence ? L'ouvrage retrace cette grande métamorphose à travers les pratiques, les discours et les perceptions.
Spécialistes diligentés par la justice, les " experts du crime " doivent fouiller les chairs boursouflées, analyser les entrailles, proposer un diagnostic des facultés mentales des accusés. Ce savoir-faire, il leur a fallu un siècle pour l'imposer : en 1791, ils n'existent guère aux yeux de la justice et de l'opinion ; le législateur prévoit (et encore, dans les seuls cas de mort violente) la présence d'un homme de l'art pour examiner les cadavres. Or, à la veille de la Grande Guerre, le recours aux experts est devenu presque systématique. Dans l'intervalle, ils inventent de nouvelles catégories de blessures, proposent un inventaire raisonné des folies admises dans les prétoires, fondent la toxicologie, découvrent même les traces des " poisons invisibles " : malgré quelques erreurs judiciaires retentissantes, ils triomphent au point que l'on songe, dans les années 1890, à leur donner la première place dans le procès pénal. L'histoire de cette corporation et des pratiques médico-légales, essentielles pour comprendre la " société judiciaire " restait à faire.
De la Révolution française au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la justice pénale impressionne. Elle a gardé, en dépit des révolutions, des insurrections, des émeutes, des guerres et du processus de désacralisation qui affecte l'ensemble des institutions, le lustre du passé, la majesté de l'architecture judiciaire, ses colonnes et ses frontons, ses escaliers qui éloignent les lieux de justice des simples mortels l'illustrent. Ils contribuent à donner le sentiment que la justice est presque inaccessible. Il est vrai que la justice pénale, telle qu'elle a fonctionné depuis 1790, est une " justice de punition ". De la sorte, elle ne peut se déprendre des interrogations sur le droit de punir, puis sur la légitimité du " châtiment pénal ". Dans l'imaginaire collectif, le crime, considéré comme l'un des fléaux majeurs de la société contemporaine, est associé à la justice pénale. Aussi importe-t-il de restituer l'imaginaire d'une époque à partir du plus visible et du plus monstrueux. La fiction construite par les romans judiciaires. les canards sanglants, les périodiques scientifiques, la presse spécialisée, puis populaire donnent à voir de sombres tableaux de la société on se mêlent des crânes fracassés, des malheureuses souillées et violentées, des enfants enlevés et torturés, des cadavres abandonnés. Le présent ouvrage s'attache également à l'enquête judiciaire, à la fois paradigme d'une époque, suite de démarches empiriques et formalisation dans une discipline naissance : la criminalistique qui assure la promotion de la police scientifique et suscite des controverses sur l'émergence d'une justice technique. Toutefois, tandis que l'institution judiciaire évolue à un rythme lent, de nombreux observateurs et acteurs pointent les distorsions de la justice, plaident pour une plus grande rationalisation, et demandent que les " scandales " qui se rapportent aux erreurs judiciaires, à la mort d'un enfant en prison ou secouent le monde de l'expertise judiciaire ne restent pas sans effets, mais soient l'occasion de réformer la Justice, présentée comme le premier besoin des peuples.
Le corps malmené, violenté, brutalisé a fait l'objet, pour la période moderne et contemporaine, d'un certain nombre de travaux remarquables, mais souvent épars. L'étude des " corps saccagés ", vivants ou morts, pose la question d'une " cruauté résiduelle " et celle du transfert de la violence concrète vers l'imaginaire. Mais faire l'inventaire des corps dégradés, lacérés ou encore démembrés s'avère sans doute une entreprise démesurée. Il reste toutefois possible de multiplier les approches et de s'attacher aussi bien à décrire les corps brutalisés, qu'à s'interroger sur les logiques du passage à l'acte ou à analyser la " réception " des violences corporelles. Dans le même temps s'élabore une science des " indices ", étudiant les plaies et les traces sanguinolentes, tentant d'expliquer les crimes particulièrement horribles. À leur tour, des artistes se mettent à la recherche de la matérialité du corps, quitte à s'attacher plus particulièrement " à cette charogne des corps morcelés enfouie en chacun de nous ". Le crime individuel comme le massacre, les violences sexuelles à l'intérieur de la famille ou l'instrumentalisation des violences corporelles donnent au " corps saccagé " une actualité sans cesse renouvelée. Du corps des enfants violentés aux corps malmenés des soldats, il s'agit de varier les échelles d'analyse et d'examiner aussi bien les brutalités individuelles que les drames collectifs. Les usages du corps renseignent sur la volonté de savoir ce qui s'est passé : ils informent sur les pratiques inavouables à l'encontre des corps vivants ou morts ; ils fixent, selon les époques, les formes de violences corporelles jugées inacceptables.
Humbert-Amemiya Hiroko ; Cabel Eflamm ; Numajiri R
Le japonais... comme au Japon. Chotto Nihongo vous offre : des explications en français facilitant l'auto-apprentissage, un lexique de plus de 1 300 mots et une centaine d'idéogrammes (Kanji) pour découvrir et pratiquer l'écriture japonaise ; un accès aux structures de base de la langue et de la grammaire japonaises avec des exercices corrigés ; des dialogues et de petits textes inspirés de la vie quotidienne avec les expressions usuelles pour se débrouiller dans la vie réelle. Ils sont suivis par des exercices de compréhension et leurs corrigés en fin de volume ; des présentations du contexte socioculturel japonais comme dans aucun autre manuel. Chotto Nihongo est un excellent outil interactif entre étudiants et enseignants dans un cursus d'apprentissage du japonais. C'est dans un tel cadre qu'il a été élaboré, au cours de plusieurs années, par l'auteur.
L'histoire du serment politique en Occident est celle d'un long dévoiement. Ce rite habillé d'oripeaux antiques, médiévaux et religieux, avait été pensé comme l'instrument de la conjuration des hommes libres. Il sera devenu un des moyens de conjurer leur liberté. Alliance des hommes libres et égaux sous le regard de Dieu, il est progressivement encadré par les puissances politiques et ecclésiales, puis capté par l'Etat moderne à partir du XVIIe siècle. L'expérience révolutionnaire cherchera à redonner au serment son caractère démocratique et égalitaire, avant qu'au XIXe il ne devienne un rite de sujétion bureaucratique. Dans les régimes autoritaires et totalitaires, il exprime non seulement une fidélité politique mais il est la marque d'un biopouvoir par lequel l'individu abdique sa conscience et jusqu'à son propre corps dans le peuple, le parti, l'Etat, l'idéologie, le chef. C'est à une histoire politique enracinée dans les pratiques juridiques et les doctrines religieuses propres à l'Occident, et aujourd'hui négligée, que ce livre s'attache à donner une lecture originale et novatrice, puisqu'il s'agit de la première synthèse en français sur l'histoire du serment.
Résumé : Chaque jour depuis plus de 20 ans, le docteur Vincent Morel accompagne des patients qui vont mourir. Comment ces malades abordent-ils cette phase ultime de leur existence ? Quelles questions posent-t-ils ? Comment les accompagner et les soulager ? Comment leurs expliquer ce que sont réellement les soins palliatifs trop souvent assimilés à l'échec des traitements ? Ces questions se doublent aujourd'hui de celle de l'euthanasie et du suicide assisté. Cette question posée par les patients eux-mêmes fait aussi partie de son quotidien. Et elle mobilise autant les soignants qu'elle anime la société. Au lieu de s'enfermer dans une réponse binaire qui chercherait à soutenir une position militante, l'auteur invite au doute et à la réflexion. A partir de ses rencontres au chevet des malades, il présente les différents arguments qui agitent le débat public. Dans une société en mouvement, il apporte les outils cliniques, historiques, éthiques, conceptuels, juridiques nécessaires à la prise de position que chacun prendra librement.
Mercier Charles ; Warren Jean-Philippe ; Malet Rég
Post-vérité ? Popularisé en 2016, année marquée par le Brexit et la première élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis, le mot désigne une configuration politique et médiatique dans laquelle la crédibilité d'un discours repose moins sur son adéquation aux faits que sur sa correspondance avec les croyances et les pulsions émotives d'une partie de la population. Différentes hypothèses circulent pour expliquer ce phénomène : développement des flux d'informations numériques circulant sans la régulation d'intermédiaires, succès des théories relativistes dans le champ intellectuel, fragmentation de la polis en communautés plus ou moins étanches... Quels que soient les facteurs en jeu, il est clair que la recherche scientifique, qui ambitionne de produire des énoncés adossés à des données et à un protocole, se trouve affaiblie par la montée du post factualisme. Des chercheurs de disciplines variées unissent ici leurs forces pour diagnostiquer les origines du problème, sans faire l'impasse sur les responsabilités de la communauté académique. Ils proposent une lecture globale et inédite d'un des plus grands défis de notre époque et réfléchissent à des solutions pour restaurer la crédibilité du discours scientifique dans le débat public et politique.