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Les vies d'André Léo. Romancière, féministe et communarde
Chauvaud Frédéric ; Dubasque François ; Rossignol
PU RENNES
20,00 €
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EAN :9782753535671
André Léo, de son vrai nom Léodile Béra, longtemps ignorée ou méconnue, est en passe de devenir une icône. Femme rebelle du XIXe siècle, née à Lusignan, elle vécut à Champagné-Saint-Hilaire, dans le département de la Vienne et décède à Paris en 1900. Elle se marie avec Pierre Grégoire Champseix, disciple de Pierre Leroux, dont elle a deux enfants, André et Léo, qui lui donnent son nom de plume. Elle est tour à tour romancière, journaliste, essayiste, auteur dramatique. Son oeuvre, dont le présent ouvrage offre l'inventaire le plus complet, compte plus de trente romans, contes et essais, des dizaines d'articles et des textes politiques. Aujourd'hui un certain nombre d'entre eux sont disponibles, soit parce qu'ils ont été réédités - en particulier Le mariage scandaleux, Marianne, Aline-Ali, Coupons le câble !, Monarchie ou liberté, La Guerre sociale - soit parce qu'ils figurent dans la bibliothèque électronique de la Bibliothèque nationale de France. Mais André Léo n'est pas seulement une femme de lettres, elle est aussi une femme d'action, à la fois républicaine et militante féministe. Elle polémique avec Proudhon, participe à la création de la Ligue pour le droit des femmes, s'engage du côté des Communards, est membre de la commission de l'enseignement pour les filles, et a un rôle aussi important que celui de Louise Michel. Le présent ouvrage, fruit d'une collaboration de longue durée entre l'Association André Léo, l'université de Poitiers et des spécialistes d'André Léo comme Cecilia Beach, Fernanda Gastaldello, Alice Primi ou Caroline Granier est le premier livre d'ensemble sur André Léo dont il s'agit de présenter et de restituer les vies multiples dans leur complexité. Elle traverse des drames personnels épouvantables, connaît l'exil, et devient, du moins pour un temps, exploitante agricole. Ses combats, toujours d'actualité, ont pour visée de faire de la politique autrement, d'oeuvrer au bonheur de l'être humain, de promouvoir les droits des femmes, de condamner la violence, de favoriser l'éducation gratuite, démocratique et intégrale pour tous et toutes, de participer enfin, malgré les désillusions, à la construction d'un monde plus généreux et plus "humanitaire".
Nombre de pages
353
Date de parution
15/01/2015
Poids
501g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782753535671
Titre
Les vies d'André Léo. Romancière, féministe et communarde
Auteur
Chauvaud Frédéric ; Dubasque François ; Rossignol
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
501
Date de parution
20150115
Nombre de pages
353,00 €
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A l'époque de la Première Guerre, les crimes de Landru, les grèves ouvrières, les mauvais traitements infligés aux animaux apparaissent comme les ultimes manifestations de la force brutale. Et pourtant, au début de la Restauration les coups sont fréquents et le sang coule d'abondance. Pierre Rivière égorge sa famille, les maisonnées et le voisinage connaissent de funestes démêlés, les pugilats au village comme les rixes en rase campagne foisonnent, les émeutes et la répression rythment le siècle. Comment est-on passé d'une époque où la brutalité était familière à une autre qui a rejeté toutes les formes de violence ? L'ouvrage retrace cette grande métamorphose à travers les pratiques, les discours et les perceptions.
Spécialistes diligentés par la justice, les " experts du crime " doivent fouiller les chairs boursouflées, analyser les entrailles, proposer un diagnostic des facultés mentales des accusés. Ce savoir-faire, il leur a fallu un siècle pour l'imposer : en 1791, ils n'existent guère aux yeux de la justice et de l'opinion ; le législateur prévoit (et encore, dans les seuls cas de mort violente) la présence d'un homme de l'art pour examiner les cadavres. Or, à la veille de la Grande Guerre, le recours aux experts est devenu presque systématique. Dans l'intervalle, ils inventent de nouvelles catégories de blessures, proposent un inventaire raisonné des folies admises dans les prétoires, fondent la toxicologie, découvrent même les traces des " poisons invisibles " : malgré quelques erreurs judiciaires retentissantes, ils triomphent au point que l'on songe, dans les années 1890, à leur donner la première place dans le procès pénal. L'histoire de cette corporation et des pratiques médico-légales, essentielles pour comprendre la " société judiciaire " restait à faire.
De la Révolution française au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la justice pénale impressionne. Elle a gardé, en dépit des révolutions, des insurrections, des émeutes, des guerres et du processus de désacralisation qui affecte l'ensemble des institutions, le lustre du passé, la majesté de l'architecture judiciaire, ses colonnes et ses frontons, ses escaliers qui éloignent les lieux de justice des simples mortels l'illustrent. Ils contribuent à donner le sentiment que la justice est presque inaccessible. Il est vrai que la justice pénale, telle qu'elle a fonctionné depuis 1790, est une " justice de punition ". De la sorte, elle ne peut se déprendre des interrogations sur le droit de punir, puis sur la légitimité du " châtiment pénal ". Dans l'imaginaire collectif, le crime, considéré comme l'un des fléaux majeurs de la société contemporaine, est associé à la justice pénale. Aussi importe-t-il de restituer l'imaginaire d'une époque à partir du plus visible et du plus monstrueux. La fiction construite par les romans judiciaires. les canards sanglants, les périodiques scientifiques, la presse spécialisée, puis populaire donnent à voir de sombres tableaux de la société on se mêlent des crânes fracassés, des malheureuses souillées et violentées, des enfants enlevés et torturés, des cadavres abandonnés. Le présent ouvrage s'attache également à l'enquête judiciaire, à la fois paradigme d'une époque, suite de démarches empiriques et formalisation dans une discipline naissance : la criminalistique qui assure la promotion de la police scientifique et suscite des controverses sur l'émergence d'une justice technique. Toutefois, tandis que l'institution judiciaire évolue à un rythme lent, de nombreux observateurs et acteurs pointent les distorsions de la justice, plaident pour une plus grande rationalisation, et demandent que les " scandales " qui se rapportent aux erreurs judiciaires, à la mort d'un enfant en prison ou secouent le monde de l'expertise judiciaire ne restent pas sans effets, mais soient l'occasion de réformer la Justice, présentée comme le premier besoin des peuples.
Le corps malmené, violenté, brutalisé a fait l'objet, pour la période moderne et contemporaine, d'un certain nombre de travaux remarquables, mais souvent épars. L'étude des " corps saccagés ", vivants ou morts, pose la question d'une " cruauté résiduelle " et celle du transfert de la violence concrète vers l'imaginaire. Mais faire l'inventaire des corps dégradés, lacérés ou encore démembrés s'avère sans doute une entreprise démesurée. Il reste toutefois possible de multiplier les approches et de s'attacher aussi bien à décrire les corps brutalisés, qu'à s'interroger sur les logiques du passage à l'acte ou à analyser la " réception " des violences corporelles. Dans le même temps s'élabore une science des " indices ", étudiant les plaies et les traces sanguinolentes, tentant d'expliquer les crimes particulièrement horribles. À leur tour, des artistes se mettent à la recherche de la matérialité du corps, quitte à s'attacher plus particulièrement " à cette charogne des corps morcelés enfouie en chacun de nous ". Le crime individuel comme le massacre, les violences sexuelles à l'intérieur de la famille ou l'instrumentalisation des violences corporelles donnent au " corps saccagé " une actualité sans cesse renouvelée. Du corps des enfants violentés aux corps malmenés des soldats, il s'agit de varier les échelles d'analyse et d'examiner aussi bien les brutalités individuelles que les drames collectifs. Les usages du corps renseignent sur la volonté de savoir ce qui s'est passé : ils informent sur les pratiques inavouables à l'encontre des corps vivants ou morts ; ils fixent, selon les époques, les formes de violences corporelles jugées inacceptables.
Humbert-Amemiya Hiroko ; Cabel Eflamm ; Numajiri R
Le japonais... comme au Japon. Chotto Nihongo vous offre : des explications en français facilitant l'auto-apprentissage, un lexique de plus de 1 300 mots et une centaine d'idéogrammes (Kanji) pour découvrir et pratiquer l'écriture japonaise ; un accès aux structures de base de la langue et de la grammaire japonaises avec des exercices corrigés ; des dialogues et de petits textes inspirés de la vie quotidienne avec les expressions usuelles pour se débrouiller dans la vie réelle. Ils sont suivis par des exercices de compréhension et leurs corrigés en fin de volume ; des présentations du contexte socioculturel japonais comme dans aucun autre manuel. Chotto Nihongo est un excellent outil interactif entre étudiants et enseignants dans un cursus d'apprentissage du japonais. C'est dans un tel cadre qu'il a été élaboré, au cours de plusieurs années, par l'auteur.
L'histoire du serment politique en Occident est celle d'un long dévoiement. Ce rite habillé d'oripeaux antiques, médiévaux et religieux, avait été pensé comme l'instrument de la conjuration des hommes libres. Il sera devenu un des moyens de conjurer leur liberté. Alliance des hommes libres et égaux sous le regard de Dieu, il est progressivement encadré par les puissances politiques et ecclésiales, puis capté par l'Etat moderne à partir du XVIIe siècle. L'expérience révolutionnaire cherchera à redonner au serment son caractère démocratique et égalitaire, avant qu'au XIXe il ne devienne un rite de sujétion bureaucratique. Dans les régimes autoritaires et totalitaires, il exprime non seulement une fidélité politique mais il est la marque d'un biopouvoir par lequel l'individu abdique sa conscience et jusqu'à son propre corps dans le peuple, le parti, l'Etat, l'idéologie, le chef. C'est à une histoire politique enracinée dans les pratiques juridiques et les doctrines religieuses propres à l'Occident, et aujourd'hui négligée, que ce livre s'attache à donner une lecture originale et novatrice, puisqu'il s'agit de la première synthèse en français sur l'histoire du serment.
Résumé : Chaque jour depuis plus de 20 ans, le docteur Vincent Morel accompagne des patients qui vont mourir. Comment ces malades abordent-ils cette phase ultime de leur existence ? Quelles questions posent-t-ils ? Comment les accompagner et les soulager ? Comment leurs expliquer ce que sont réellement les soins palliatifs trop souvent assimilés à l'échec des traitements ? Ces questions se doublent aujourd'hui de celle de l'euthanasie et du suicide assisté. Cette question posée par les patients eux-mêmes fait aussi partie de son quotidien. Et elle mobilise autant les soignants qu'elle anime la société. Au lieu de s'enfermer dans une réponse binaire qui chercherait à soutenir une position militante, l'auteur invite au doute et à la réflexion. A partir de ses rencontres au chevet des malades, il présente les différents arguments qui agitent le débat public. Dans une société en mouvement, il apporte les outils cliniques, historiques, éthiques, conceptuels, juridiques nécessaires à la prise de position que chacun prendra librement.
Mercier Charles ; Warren Jean-Philippe ; Malet Rég
Post-vérité ? Popularisé en 2016, année marquée par le Brexit et la première élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis, le mot désigne une configuration politique et médiatique dans laquelle la crédibilité d'un discours repose moins sur son adéquation aux faits que sur sa correspondance avec les croyances et les pulsions émotives d'une partie de la population. Différentes hypothèses circulent pour expliquer ce phénomène : développement des flux d'informations numériques circulant sans la régulation d'intermédiaires, succès des théories relativistes dans le champ intellectuel, fragmentation de la polis en communautés plus ou moins étanches... Quels que soient les facteurs en jeu, il est clair que la recherche scientifique, qui ambitionne de produire des énoncés adossés à des données et à un protocole, se trouve affaiblie par la montée du post factualisme. Des chercheurs de disciplines variées unissent ici leurs forces pour diagnostiquer les origines du problème, sans faire l'impasse sur les responsabilités de la communauté académique. Ils proposent une lecture globale et inédite d'un des plus grands défis de notre époque et réfléchissent à des solutions pour restaurer la crédibilité du discours scientifique dans le débat public et politique.