Goualantes de La Villette et d'ailleurs. Complaintes de La Villette et d'ailleurs, avec 1 CD audio
Chautard Emile ; Mortimer Philippe
INSOMNIAQUE
24,99 €
Sur commande en 4-6 jours
EAN :9782915694949
Emile Chautard, ouvrier typographe et grand connaisseur des bistrots, nous guide en chansons dans le Paris de la dèche et de la pègre, entre la guerre de 1870 et celle de 1914-1918. Les goualantes qu'il a recueillies au cours de ses pérégrinations dans les faubourgs furent écrites comme elles furent chantées, non par des artistes en vogue mais par des marlous et des gisquettes. La grande richesse des pauvres d'alors, c'était une jactance empruntant beaucoup à l'argot, l'idiome des voleurs, affiné dans les prisons et les bataillons disciplinaires. Comme l'a dit Céline, "c'est la haine qui fait l'argot". Mais on verra dans ces pages que l'argot, c'est aussi le désir qui se dévoile, c'est aussi la verve, la trouvaille poétique, le libre esprit. Dans les zones ténébreuses de la Ville Lumière, dans les hideux taudis de la Belle Epoque, nombre de pauvres n'obéissaient, pour survivre, qu'à leurs propres lois et à leur propre morale. Le dégoût de l'usine incitait les filles d'ouvriers à se vendre sur les trottoirs et dans les bouges. Voyous dandys, les apaches paradaient en bande sur les boulevards. Le crime exerçait une trouble fascination sur la société, et partout l'on recrutait des policiers, partout l'on bâtissait des prisons. Voilà ce que narrent sans artifice ces goualantes, qui sont autant de témoignages pour servir à l'histoire des classes dangereuses. Le texte qui les accompagne et les éclaire fourmille d'anecdotes savoureuses et de détails instructifs sur les bas-fonds et cabarets de Paris. Il ne prétend ni à l'analyse ni à la création littéraire, mais c'est en soi un document très propre à nourrir l'une et l'autre. Balançant entre moralisme bon enfant et mélancolie populaire, le bonhomme Chautard ébauche un portrait vivant et coloré de la "racaille" du temps de sa jeunesse. Mieux, il nous donne à entendre sa voix, tantôt gouailleuse et bravache, tantôt râlante et cassée.
Nombre de pages
184
Date de parution
09/03/2017
Poids
470g
Largeur
168mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782915694949
Titre
Goualantes de La Villette et d'ailleurs. Complaintes de La Villette et d'ailleurs, avec 1 CD audio
Auteur
Chautard Emile ; Mortimer Philippe
Editeur
INSOMNIAQUE
Largeur
168
Poids
470
Date de parution
20170309
Nombre de pages
184,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Paru pour la première fois en 1931 chez Denoël, ce livre consacré à l'argot est un document essentiel sur cette langue particulière. Ce livre imposant est devenu un véritable classique de la langue verte, il figurait dans la bibliothèque de Céline qui l'utilisa pour la rédaction de Mort à Crédit. Pour Céline, "le Chautard" est l'ouvrage de référence en matière d'argot. Nous savons très peu de choses d'Emile Chautard, "de la société de l'Histoire de Paris et de l'Ile-de-France", sinon qu'il était ouvrier typographe. Ce fort volume de 720 pages n'est pas à proprement parler un dictionnaire, mais une étude thématique, organisée selon le principe "du berceau à la tombe" faite de documents et d'anecdotes qui illustrent l'emploi des formes argotiques.
Un livre fait vivre. La vie d'une famille épouse le coeur de l'Histoire. Il y a ces valeurs qui ont permis à ces gens de s'adapter (foi, amour, vision du Monde). Actualisées, elles sont comme une " boussole ", pour les challenges contemporains (mondialisme, enjeux climatiques, course au profit ...), gage de sagesse, donc du bonheur d'un " pèlerin " du XXI ème siècle. . Ouvrage qui tend un pont entre diverses disciplines de l'histoire à la philosophie, ce livre adresse les enjeux contemporains et explore des chemins de traverse. Le généalogiste y trouvera une voie pour ses recherches. L'éternel étudiant y verra une heuristique et des " ponts " interdisciplinaires, le " passant " une belle histoire.
Un livre pour devenir libre. Le Tarot de Visconti est un des premiers jeux de carte princier. Ses 22 atouts adressent l'imaginaire médiéval par des enluminures de toute beauté. Nous décrivons ces cartes à la lumière de la culture du XV ème siècle. Ces images de sagesse résonnent dans notre monde et sont une " boussole " pour le monde contemporain (mondialisme, enjeux climatiques, course au profit ...), gage de sagesse, donc du bonheur d'un " pèlerin " du XXI ème siècle.. Ouvrage qui tend un pont entre diverses disciplines de l'histoire à la philosophie, ce livre adresse les enjeux contemporains et explore des chemins de traverse.. L'éternel étudiant y verra une heuristique et des " ponts " interdisciplinaires, le " passant " un pan d'histoire.
Une fois n'est pas coutume, La Petite Brute accueille une artiste, quoique très hors des normes... Andrée Acézat étudia aux Beaux-Arts de Bordeaux et se consacra ensuite à une peinture de genre plutôt rebattue - nus, paysages, natures mortes d'honnête facture mais sans génie. Cela dura jusqu'à ses 70 ans, lorsque - par un mystère encore non éclairci - elle rompit les ponts avec tout ce qu'elle avait pratiqué jusque-là. Elle se mit à dessiner comme une enfant un cortège de petits bonshommes croqués d'après ses rencontres, grosses têtes enflées vissées à des troncs d'un seul bloc, d'où des membres grêles peinent à s'extirper. Andrée Acézat ne voulait pas vendre. Ce dont elle se séparait, elle l'offrait. Dans la région de Bordeaux, on rencontre au hasard des brocantes quelques-unes de ces oeuvres expressives, d'une sincérité entière et malicieuse. C'est ce qui a incité Bruno Montpied, armé de son poignard subtil, à se lancer à la recherche de cette singulière anonyme...
Jacques Pimpaneau a consacré la majeure partie de sa vie à la Chine et s'est évertué à faire apprécier en France les subtilités sociales et culturelles du monde chinois. Ni autobiographie ni savant ouvrage, ce récit relate à petites touches un parcours singulier, commencé par l'étude du chinois à Paris et un séjour à Pékin à la fin des années 1950, lors du "Grand Bond en avant" et de la famine qu'engendra cette politique économique désastreuse. Ce cheminement a abouti à ce qui, somme toute, reste important aux yeux de l'auteur, ce qu'il a retenu de la culture chinoise après avoir tout oublié. "Sinologue m'a toujours paru une insulte, car se prétendre spécialiste de la Chine est ridicule ", proteste-t-il. Outre les anecdotes et réflexions dont regorge ce livre, l'auteur y évoque les écrivains et les artistes qu'il a connus - notamment ceux qui ont marqué son regard sur la Chine et à qui il doit de n'avoir été ni maolâtre ni "expert" ès-chinoiseries, mais simplement, comme s'en souviennent ses anciens étudiants, un professeur pas comme les autres, pour lequel "les différences entre les cultures sont bien moindres que celles qui existent partout entre classes sociales".
Bertrand André ; Schneider André ; Dumontier Pasca
En 1966, un groupe d'étudiants contestataires fut élu à la tête de l'AFGES (Association fédérative générale des étudiants de Strasbourg), alors branche locale de l'UNEF. Leurs sympathies allaient aux anarchistes, à Max Stirner, à Makhno et à Durruti, mais aussi aux surréalistes et aux dadaïstes. Les contacts pris par certains d'entre eux avec l'Internationale situationniste se concrétisèrent par la rédaction de l'emblématique pamphlet De la misère en milieu étudiant. Les prises de position publiques et les actions concrètes qui entourèrent la diffusion de ce brûlot ne laissaient aucun doute : ces étranges et dangereux élus syndicaux oeuvraient à la dissolution de leur syndicat après avoir dilapidé ses fonds en fêtes et en propagande subversive. Ils ne visaient rien d'autre qu'au renversement révolutionnaire de la société - dans le but de libérer la vie quotidienne de l'aliénation du travail salarié, pour "vivre sans temps mort et jouir sans entraves". Ces exigences élémentaires et leur début d'application causèrent un immense scandale, relayé largement par la presse de l'époque, tant en France qu'à l'étranger. On s'accorde à dire que ce scandale fut à la fois le prélude et le ferment des événements de Mai 68. Il est raconté ici pour la première fois en détail par deux de ses principaux acteurs. Les documents et les témoignages qui étayent leur récit dévoilent les dessous de cette aventure, qui propulsa les situationnistes - leur style et leur critique radicale - sur le devant de la scène médiatique.
On s'entre-tue plus que jamais au nom de Dieu et de ses divers prophètes sur cette fichue planète. Partout, même au "pays de Voltaire", les fanatiques de tout poil - à barbe, papillotes ou tonsure - tentent d'imposer leur morale sépulcrale, fondée sur des fables puériles et les plus absurdes superstitions. L'opium du peuple est devenu l'amphétamine des fous de Dieu. Certes, le retour du religieux se nourrit des multiples névroses et frustrations qu'engendre la société marchande... Et certes, le commerce de la foi prospère grâce à l'ignorance crasse et à la jobardise des croyants... Mais ce n'est pas une raison pour accorder des circonstances atténuantes à ceux qui vendent du vide à ces gogos et les manipulent : prêtres, imams, rabbins, gourous et autres bonzes, dont la cause commune, le grand oeuvre ténébreux, le but affiché ou secret, demeure l'asservissement de l'humanité. Les 144 citations rassemblées ici constituent une réfutation plurielle - tantôt sévère, tantôt souriante - de la notion de Dieu et des sectes qui s'en réclament, mais aussi une dénonciation des mystagogues qui en vivent et des illuminés qui en meurent. Pour choisir ces aphorismes et propos, nous avons mis à contribution quelques-uns des innombrables esprits libres qui ont signalé, au fil de leurs écrits, l'imbécillité et l'hypocrisie qui forment la substance de toute religion.