Le kersanton, ou kersantite des géologues, tire son nom d'un hameau de la rade de Brest en Bretagne. Cette roche filonienne intrusive, d'origine profonde, a été recherchée tôt par suite de sa singulière aptitude au façonnement. Elle a permis la sculpture des porches et calvaires dans les enclos paroissiaux entre les XVe et XVIIe siècles. Ultérieurement, elle a été appréciée par l'art funéraire et, à l'issue de la Grande Guerre, lors de l'érection d'innombrables monuments aux morts; plusieurs autres roches bretonnes, de teinte sombre ont pu alors la concurrencer. Toutefois, le plus fort volume de kersanton. extrait dans la seconde partie du XIXe siècle et au début du XVe siècle, a été mis en oeuvre dans l'habitat et les travaux publics (infrastructures portuaires. ferroviaires. militaires. construction des phares...). La situation des principales carrières en bordure de la rade de Brest facilitait son acheminement par voie d'eau. Les exploitations, occupant plusieurs centaines de personnes, présentaient une organisation industrielle. Aujourd'hui, les sites abandonnés sont novés ou comblés: les quais d'embarquement s'écroulent: les amoncellements de blocs rebutés sont envahis par la végétation... Seule la restauration des monuments historiques pourrait raviver quelques carrières célèbres. Au total. la saga du kersanton, éclairée par de nombreuses photographies inédites dues à l'auteur, glisse insensiblement de l'Histoire naturelle, en l'occurrence la Géologie, à l'Histoire et plus particulièrement à l'Histoire de l'art en Bretagne occidentale.
Nombre de pages
242
Date de parution
18/11/2010
Poids
638g
Largeur
175mm
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EAN
9782753511620
Titre
Le Kersanton. Une pierre bretonne
Auteur
Chauris Louis ; Andrieux Jean-Yves
Editeur
PU RENNES
Largeur
175
Poids
638
Date de parution
20101118
Nombre de pages
242,00 €
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Chauris Louis ; Boeuf Gilles ; Gourrier James ; Ma
Des clefs pour comprendre: la nature d'un pays de bocage tourné vers la mer; son histoire et sa langue; ses traditions populaires vivaces; son architecture mégalithique, féodale, rurale, urbaine et religieuse. Des itinéraires à parcourir:Découvrir les Côtes-d'Armor en 10 circuits de visite; admirer les maisons à pans de bois de Saint-Brieuc et l'exceptionnelle Danse macabre de la chapelle de Kermaria; profiter de la nature préservée du lac de Guerlédan; emprunter le chemin des Douaniers de la Côte de Granite rose. Les informations pratiques: Une sélection d'hôtels et de restaurants signée GaultMillau; les fêtes, festivals et pardons; les horaires d'ouverture des lieux à visiter.
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La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
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