Chaunu Pierre ; Duby Georges ; Agulhon Maurice ; G
GALLIMARD
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EAN :9782070711727
Quatrième de couverture «Voici, dans la Bibliothèque des Histoires, un livre qui ne ressemble pas aux autres. Ce n'est pas la mise en forme d'une enquête, mais une tentative de laboratoire : des historiens cherchent à se faire les historiens d'eux-mêmes.Ces essais peuvent et doivent se lire comme ils ont été écrits, indépendamment les uns des autres. Mais leur écriture, qui a répondu à une commande pressante, et leur rassemblement voudraient surtout contribuer à l'élaboration d'un genre : l'ego-histoire. Un genre nouveau, pour un nouvel âge de la conscience historique.Ni autobiographie faussement littéraire, ni confessions inutilement intimes, ni profession de foi abstraite, ni tentative de psychanalyse sauvage. L'exercice consiste à éclairer sa propre histoire comme on ferait l'histoire d'un autre, à essayer d'appliquer à soi-même, chacun dans son style et avec les méthodes qui lui sont chères, le regard froid, englobant, explicatif qu'on a si souvent porté sur d'autres. D'expliciter, en historien, le lien entre l'histoire qu'on a faite et l'histoire qui vous a fait.Au lecteur d'apprécier ce que le résultat apporte de renouvellement aux genres éprouvés de la mémoire personnelle et d'approfondissement dans l'intelligence du temps.»Pierre Nora.
Nombre de pages
370
Date de parution
24/11/1987
Poids
405g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070711727
Titre
Essais d'ego-histoire
Auteur
Chaunu Pierre ; Duby Georges ; Agulhon Maurice ; G
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
405
Date de parution
19871124
Nombre de pages
370,00 €
Disponibilité
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Commentaires Dans cet essai, l'historien Pierre Chaunu reprend la problématique des deux Réformes – réforme protestante d'abord, dès les années 1517-1521 ; Contre Réforme catholique ensuite, issue le concile de Trente (1545-1563) – en renouant les fils d'une continuité historique, trop longtemps brouillée. Mais, fort de son érudition et habitué des grandes fresques, l'historien ne s'arrête pas là, et diagnostique, à travers l'éclatement de la chrétienté entre 1250 et 1550, la fin d'un système de civilisation, héritier du monde gréco-romain, de la grande construction théologique et mentale des IVe et Ve siècles, ainsi que de l'innovation technologique du Moyen Âge central. Avant même ses divisions intestines entre luthériens et calvinistes, la Réforme protestante ne survient pas ex nihilo dans une chrétienté encore unie, mais s'inscrit dans un ensemble très riche de courants de réforme nés avec le Grand Schisme. Au milieu du XVIe siècle, un seuil a été franchi au-delà duquel le retour à l'unité, dans cette immense chrétienté, semble impossible. --Hervé Mazurel --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
Nulle période n'est autant un commencement et une fin. Commencement de la croissance soutenue, fin de la société traditionnelle où la connaissance et l'éthique se transmettaient par voir-faire et ouï-dire, fin de la chrétienté, que le XVIesiècle avait tuée au niveau des princes et que le XVIIesiècle avait préservée et réchauffée au coeur d'un peuple nombreux. Ambiguïté. Certes, mais fragilité des Lumières ? La civilisation est un héritage, un héritage qui se transforme et qui s'accroît. De tous les legs du passé qui commandent notre présent, le legs du XVIIIesiècle est un des plus importants. C'est, au vrai, que tout ce qui nous vient d'un très lointain passé nous vient à travers l'optique, les choix, les parcimonies des Lumières. Le sapere aude, la philosophie mécaniste transformée en culture scientifique, mathématique, phénoménologique et opérationnelle nous viennent d'un XVIIesiècle profondément remodelé à l'époque des Lumières. Mais le XVIIIesiècle nous a légué aussi d'autres sagesses discrètes, disons les parcimonies des Lumières..." P.C.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.