Commentaires Dans cet essai, l'historien Pierre Chaunu reprend la problématique des deux Réformes – réforme protestante d'abord, dès les années 1517-1521 ; Contre Réforme catholique ensuite, issue le concile de Trente (1545-1563) – en renouant les fils d'une continuité historique, trop longtemps brouillée. Mais, fort de son érudition et habitué des grandes fresques, l'historien ne s'arrête pas là, et diagnostique, à travers l'éclatement de la chrétienté entre 1250 et 1550, la fin d'un système de civilisation, héritier du monde gréco-romain, de la grande construction théologique et mentale des IVe et Ve siècles, ainsi que de l'innovation technologique du Moyen Âge central. Avant même ses divisions intestines entre luthériens et calvinistes, la Réforme protestante ne survient pas ex nihilo dans une chrétienté encore unie, mais s'inscrit dans un ensemble très riche de courants de réforme nés avec le Grand Schisme. Au milieu du XVIe siècle, un seuil a été franchi au-delà duquel le retour à l'unité, dans cette immense chrétienté, semble impossible. --Hervé Mazurel --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
Date de parution
04/06/2003
Poids
466g
Largeur
110mm
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EAN
9782012791350
Titre
LE TEMPS DES REFORMES
Auteur
CHAUNU PIERRE
Editeur
PLURIEL
Largeur
110
Poids
466
Date de parution
20030604
Nombre de pages
0,00 €
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Nulle période n'est autant un commencement et une fin. Commencement de la croissance soutenue, fin de la société traditionnelle où la connaissance et l'éthique se transmettaient par voir-faire et ouï-dire, fin de la chrétienté, que le XVIe siècle avait tuée au niveau des princes et que le XVIIe siècle avait préservée et réchauffée au coeur d'un peuple nombreux. Ambiguïté. Certes, mais fragilité des Lumières ? La civilisation est un héritage, un héritage qui se transforme et qui s'accroît. De tous les legs du passé qui commandent notre présent, le legs du XVIIIe siècle est un des plus importants. C'est, au vrai, que tout ce qui nous vient d'un très lointain passé nous vient à travers l'optique, les choix, les parcimonies des Lumières. Le sapere aude, la philosophie mécaniste transformée en culture scientifique, mathématique, phénoménologique et opérationnelle nous viennent d'un XVIIe siècle profondément remodelé à l'époque des Lumières. Mais le XVIIIe siècle nous a légué aussi d'autres sagesses discrètes, disons les parcimonies des Lumières. ". . P. C.
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Résumé : La Wehrmacht fut-elle un simple exécutant - parfois même réticent - des ordres d'Hitler ou, au contraire, fit-elle preuve d'un zèle particulier révélant une adhésion profonde à l'idéologie nazie ? Apportant un éclairage nouveau sur cette question controversée, l'auteur souligne le rôle qu'a joué le déroulement de la guerre sur le front de l'Est, les revers et les conditions particulièrement rudes qui y sévirent. Contrainte d'enrôler sans cesse de nouvelles recrues, l'armée allemande se transforma bientôt en une armée de masse, unie seulement par une discipline de fer qui favorisa une violence et une brutalité exercées contre les ennemis, les prisonniers et les populations civiles. Cette armée s'autorisa les pires actes de barbarie. La Wehrmacht, armée de conscrits, devint alors l'année d'Hitler. L'idéologie avait conquis la nation...