La sculpture est la seule forme d'art plastique que l'on puisse apprécier les yeux fermés. Elle suppose le toucher, éveille le désir irrépressible de caresser, d'effleurer ce qui se présentent sous nos yeux, d'en éprouver la texture, de dessiner les courbes à notre tour, cherchant ainsi le chemin emprunté à l'origine par l'artiste. Dans la sculpture, tout est affaire de corps, de chair, de désir. La quête même d'un désir primal, instinctif, l'envie enfantine de plonger ses mains dans la terre jusqu'au coude, de la malaxer, puis de l'animer. Le travail technique est aussi important que l'acte de conception et de création. Il élude tout hasard, le ciseau du sculpteur ne pouvant se permettre de rater sa cible. Le sculpteur doit se soumettre à la loi de la matière pour ensuite tenter de lui supplanter la sienne. Quel est donc cet acte de sorcellerie qui donne vie à l'inanimé ? Quel est donc ce regard intérieur si singulier qui exige de se représenter une forme avant même qu'elle n'existe ? Les écrivains ont tenté d'approcher cette énigme, de s'en saisir en suivant les mouvements qu'impose l'observation d'une statue. Les textes choisis ici abordent les facettes multiples de ce mystère : tant la plongée dans la sensualité de la technique que la force des émotions suscitées par les oeuvres, ou encore les témoignages des artistes eux-mêmes.
Nombre de pages
128
Date de parution
27/08/2020
Poids
88g
Largeur
100mm
Plus d'informations
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EAN
9782715253322
Titre
Le goût de la sculpture
Auteur
Chaume Delphine
Editeur
MERCURE DE FRAN
Largeur
100
Poids
88
Date de parution
20200827
Nombre de pages
128,00 €
Disponibilité
Epuisé
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A la passion on associe aussitôt les affres, les affects, le désir, l'intensité, l'irraisonné, l'irrésistible, l'absolu... La passion désignant autant un état singulier que l'objet même de ce mouvement. Qu'elle soit amoureuse, mystique, du jeu, de la science... elle se nourrit du mystère. Depuis toujours, passion et littérature sont intimement liées : elles se mirent, se jaugent et se suspectent à l'aune l'une de l'autre. La littérature permet d'approcher ce qui ne peut se saisir rationnellement, toucher à l'indicible, toucher tout court. La passion est avant tout un langage et il existe bel et bien une écriture, voire une poétique de la passion. Exploration d'un sentiment en compagnier de Chateaubriand, Balzac, Zola, Jack London, Pierre Louÿs, Joseph Conrad, Emilie Brontë, Goethe, Gérard de Nerval, Stendhal, Oscar Wilde, Herman Melville, Raymond Radiguet, Simone de Beauvoir, Julien Green, Marguerite Duras, George Sand, Anaïs Nin, André Breton, Frida Kahlo et bien d'autres...
Se hâter avec lenteur, telle est l'option de la Tortue de la fable de La Fontaine dont on connaît la morale : "Rien ne sert de courir, il faut partir à point". Dans une société de la rapidité, de l'éphémère, des échanges simultanés où le temps est devenu une menace, la lenteur est notre plus grand espoir. Nombreux sont les écrivains qui l'appellent de leurs voeux. Tels les écrivains voyageurs, choisissant la marche ou le train. Apprivoiser le temps, résister aux injonctions sociales, la lenteur est une promesse : échapper au monde pour se retrouver... Voyage en compagnie de Jean-Jacques Rousseau, Marcel Proust, Nicolas Bouvier, Eric Faye, Victor Segalen, Pierre Sansot, Saint-John Perse, Dino Buzzati, Virginia Woolf, Marguerite Duras, Aimé Césaire, W. G. Sebald, Julien Gracq, Georges Perec, Jean Giono, Milan Kundera, et bien d'autres. .
Objet de la vie quotidienne, la céramique suit de près les évolutions des modes et constitue de ce fait un excellent marqueur, social, technique et chronologique. Dans cet ouvrage collectif, centré sur les céramiques du premier Age de Fer (800-450 avant notre ère), les contributeurs croisent leurs méthodes d'analyse de façon à renouveler la vision que l'on pouvait avoir des sociétés de l'époque et de leurs productions. Ils invitent à reconsidérer les cadres typologiques et chronologiques admis jusque-là et offrent donc aux archéologues, notamment dans le cas des fouilles préventives, un outil irremplaçable. La confrontation des différentes synthèses régionales permet d'aborder la délimitation de groupes culturels touchant ainsi à l'essence même des sociétés vernaculaires.
Pendant des années j'ai vécu dans un mythe. J'écrivais sur lui un texte sans cesse remis en chantier. Tout ce que je vivais y entrait, hommes, villes, livres, saisons en enfer, jouissances, colères, tout y passait, à la fois structure vitale et machine romanesque le mythe accueillait tout. Un jour, j'ai mis ce manuscrit de côté pour écrire d'autres romans : ils n'ont jamais fait que le crypter. Alors je suis revenue à cette matrice, redescendue dans le souterrain. Perséphone 2014, c'est un nouveau point d'intersection entre cette histoire (cette vieille histoire folle) et la mienne, entre l'archaïque et l'ultra-contemporain. Que se passe-t-il quand un mythe s'empare d'une vie ? Quand il la pulvérise en passions brutes, en événements élémentaires ? Ce que j'entends de Perséphone, de cette voix très ancienne, très chantante, c'est ça : le désir d'être matière, d'un moi chaviré et d'un monde à l'envers. Mais aussi : comment sortir de ce désir - revenir des Enfers ? D'ailleurs, faut-il en sortir ? Et où est l'enfer ? Du côté des racines, des somptueux ravages et des incendies muets ? Ou dans les règnes de surface, les formes lisses, les ordres licites, les rites institués ? Reprendre Perséphone, c'est continuer, obstinée, à interroger le secret qui noue ensemble, très serrées, la jouissance, la mort et l'écriture. " G. A.
Ces entretiens inédits ont précédé la chute du communisme dont Eugène Ionesco a eu avant d'autres la prémonition. Mais ils engagent le lecteur d'aujourd'hui bien au-delà de ce séisme politique. Les Ruptures de silence éclairent les limites de l'engagement politique pour les artistes et préviennent de nouvelles trahisons possibles. Elles annoncent aux clercs du troisième millénaire qu'il ne leur reste que la pauvreté de Job en fait d'idéologie et, partant, la liberté totale d'expression. Nos échanges ont eu lieu dans une "traversée du désert" du créateur qui le mettait dans un état de lucidité extrême. La force émotionnelle qui se dégage de son interrogation sur la condition humaine nous rend la voix de Ionesco présente et fraternelle. André Coutin.
Henri, huitième marquis de Breteuil, qui inspira le personnage du marquis de Breteuil à Marcel Proust, trouve tout naturellement sa place dans la collection du "Temps retrouvé". Mais avec lui, nous pénétrons dans la réalité d'un univers que l'écrivain ne connaissait que de l'extérieur. Nous sommes là au c?ur de la société aristocratique de "l'avant-siècle", dont on découvre les aspirations et la vie quotidienne. De cet important manuscrit, nous avons choisi d'éditer les années 1886-1889, marquées par l'affaire Boulanger qui mit en péril la fragile IIIe République. Par sa position sociale et son goût prononcé pour la politique, Henri de Breteuil dévoile les dessous d'un conflit au cours duquel s'affrontent républicains, bonapartistes et royalistes. Intime des petits-fils de Louis-Philippe, il souhaite une restauration monarchique, mais se rend compte que le général n'est pas l'homme providentiel espéré. Tout en suivant les rebondissements d'une crise de régime qui se déroule comme un excellent scénario, il brosse un tableau souvent mordant de la vie mondaine où têtes couronnées, princes, gentilshommes, grands bourgeois et hommes de pouvoir se croisent à la manière d'une comédie de m?urs.
Connais-toi toi-même" , "deviens ce que tu es" ... Publicités et réseaux sociaux regorgent aujourd'hui de ces aphorismes et on ne compte plus les livres colorés autour du bonheur, de l'amour et de la construction de soi - thèmes philosophiques par excellence. Pourtant la philosophie reste souvent perçue comme une matière aride. Platon, Nietzsche, Descartes, Kant intimident encore. Revenir aux sources, savoir pourquoi et comment les grands auteurs ont décidé de consacrer chaque jour de leur vie à cette discipline pour trouver des sources infinies de consolation et de joie, depuis l'Antiquité, jusqu'à mourir pour elle, telle est l'une des missions de cette anthologie. Les grands philosophes côtoient ici les romanciers, artistes, cinéastes ou chanteurs qui évoquent, à la première personne, le plaisir de philosopher. Balade en compagnie de Socrate, Aristote, Epictète, Voltaire, Bergson, Marcel Proust, Montaigne, Albert Camus, Simone Weil, Charlie Chaplin, René Magritte, Michel Houellebecq, Bob Dylan, Woody Allen et bien d'autres...