Transgresser au Maghreb. La normalité et ses dépassements
Chaudat Philippe ; Lachheb Monia
KARTHALA
20,00 €
Epuisé
EAN :9782811119607
Boire de l'alcool, avoir des relations sexuelles extra-conjugales, fumer du Kif, mettre en scène son corps dansant, se prostituer, écrire ou chanter des textes contraires aux pratiques, avoir des relations homosexuelles... la question de la transgression est très présente dans les sociétés musulmanes d'Afrique du Nord, et interroge leurs rapports aux pouvoirs religieux et politique. Cet ouvrage s'intéresse non pas à la façon dont ces derniers façonnent les sociétés, mais à la manière dont une partie du corps social s'arrange avec le Coran et le système politique. Il décrit comment certains groupes se constituent contre les autorités religieuses et/ou politiques, sans néanmoins les affronter directement, sans les remettre en question, ni rendre publique leurs comportements et leurs actions. Il permet ainsi de mettre en lumière l'indicible et de présenter ces sociétés sous un jour nouveau, en décrivant les mécanismes de prises de distance par rapport aux normes et de construction d'univers sociaux originaux, grâce à la mise en place de stratégies et de modes d'actions partagés, telles que la non monstration des actes transgressifs ou l'utilisation d'espaces spécifiques. Cet ouvrage vise donc à aborder la dynamique des sociétés musulmanes d'Afrique du Nord en privilégiant leurs dysfonctionnements pour mieux comprendre leur fonctionnement. Il permet de remettre en cause l'image de sociétés "soumises", véhiculée par le sens commun et par certains médias occidentaux.
Nombre de pages
216
Date de parution
16/02/2018
Poids
350g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782811119607
Auteur
Chaudat Philippe ; Lachheb Monia
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20180216
Nombre de pages
216,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Comment les vignerons fabriquent-ils leurs vins à l'abri des murs de leurs cuveries? Qu'est-ce qu'un vin technique, un vin de terroir ? Pourquoi parler de vins "authentiques" ? Comment les vignerons et les hypermarchés mettent-ils en scène le vin qu'ils vendent ? Quelles incidences peut avoir la mondialisation ? Ce livre répond à ces questions et s'adresse à tous ceux qui aiment le vin, les vignerons et l'ethnologie.
Les symptômes de pénibilité au travail se sont multipliés et diversifiés au point de questionner l'impact des nouvelles organisations du travail sur la souffrance des individus et la performance des organisations. Il est d'abord question d'analyser et d'interpréter les nouvelles pénibilités à travers l'évolution de nos organisations occidentales. Les auteurs témoignent des différents dangers auxquels les salariés sont exposés et proposent des pistes de régulation : l'échange collectif, les espaces personnels et la reconnaissance de l'intimité ou le développement de nouvelles compétences...
La justice racontée par ceux qui la rendent, et en particulier les juges bien connus de l’émission « Face au juge » (RTL-TVI), à savoir Denis Goeman, Sophie Morel, Olivier Legrand, Rudy Ghyselinck et Marco Ossena, accompagnés de la célèbre présentatrice Julie Denayer.Retrouvez dans Face au juge les affaires les plus marquantes de l'émission éponyme, enrichies d'explications inédites pour mieux comprendre le monde fascinant de la justice. Depuis son lancement en 2015 sur RTL-TVI, l'émission Face au juge connaît un succès grandissant, jusqu'à devenir un véritable phénomène de société.Entre le Tribunal de première instance et le Parquet de Bruxelles, le Tribunal de police de Verviers et la Justice de paix de Mons, les juges Denis Goeman, Sophie Morel, Luc Hennart, Olivier Legrand, Marco Ossena et Rudy Ghyselinck reviennent ici sur les audiences phares de l'émission, levant ainsi le voile sur leur quotidien et leurs combats de magistrat.Pourquoi assiste-t-on à une explosion du trafic de stupéfiants en Belgique ? Comment déceler les mécanismes de violences intrafamiliales ? Se défendre sans avocat : est-ce une bonne idée ? Comment gérer les conflits avec ses voisins ou son propriétaire ? La prison remplit-elle sa fonction ? Comment lutter contre l'arriéré judiciaire ou le fléau de l'alcoolémie au volant ...Un ouvrage essentiel pour tous ceux qui veulent s'immiscer dans les coulisses de la justice belge.
Pauline Chaudat a vingt-cinq ans lorsqu'elle écrit ce recueil, un âge auquel s'étendent à perte de vue la légèreté et l'horizon des possibles. C'est pourtant sa propre mort qu'elle décide de mettre en scène. La mort de la petite fille qu'elle a été, en écho à celle de sa grand-mère, à qui elle ressemblait, disait-on, « trait pour trait ». Avec ces vers, la poétesse fait le deuil de la douceur et de la naïveté pour laisser place à l'animalité. Loin de la plainte litanique, ce chant funéraire est un élan brutal, un retour à la vie pleine, effervescente, violente. Une exhortation à vivre, arrachée de la mort. Avec les dents. Un premier recueil qui montre toute la puissance poétique et la liberté d'écriture de la jeune autrice.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
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Cent ans ont passé depuis la fondation de la République de Turquie. Les différents partis politiques qui se sont succédé au pouvoir, au rythme des élections et des coups d'Etat, ont imposé leurs politiques mémorielles. Dans le même temps, on a assisté à la publication quasi ininterrompue de mémoires des chefs du Comité Union et Progrès qui prirent le pouvoir dans l'Empire ottoman à la veille du Premier conflit mondial et furent les principaux responsables du génocide des Arméniens. Aujourd'hui, plus que jamais, ces livres constituent des succès de librairie, et leurs auteurs sont largement considérés en Turquie comme des héros, pères fondateurs de la nation. Duygu Tasalp propose de considérer ces ouvrages comme supports de la construction d'une mémoire publique en Turquie. La mise en contexte des différentes vagues de publications au cours du XXe siècle, associée à une analyse de discours, permet de repérer trois tournants - dans les années 1920, 1940 et 1990 correspondant à l'avènement de trois grands régimes mémoriels : kémaliste, inönüiste et, enfin, islamiste, qui se succèdent et se superposent. Le rôle fondamental des mémoires d'unionistes dans l'élaboration du discours officiel sur le passé témoigne de la force et de la persistance du négationnisme au fil des décennies. Au-delà de la Turquie, ce livre apporte une réflexion de sciences sociales sur les notions de secret et de mensonge, comme sur les effets durables des violences exterminatrices sur leurs auteurs et leurs descendants.