L'histoire de l'art occidental aux XXe et XXIe siècles est marquée par la figure de l'invention, synonyme affiché de la liberté de création. De nombreux artistes ont pourtant adopté la répétition comme méthode et comme objet, y trouvant, pour quelques oeuvres ou de manière plus systématique, un mode de travail, qui, pour n'être pas complètement ignoré, est cependant peu mis en valeur. Les collections de nos musées sont généralement fondées sur la recherche des chefs-d'oeuvre, ces moments exceptionnels où tous les moyens des artistes convergeraient, un principe qu'interrogeait l'exposition inaugurale du Centre Pompidou-Metz, "Chefs-d'oeuvre", en 2010-2011. Montrer comment la création peut aussi procéder par répétition, insistance, multiplication, comptage, accumulation, plutôt que dans des oeuvres ou des gestes isolés n'en est que plus nécessaire. En coupant à travers les classifications stylistiques, iconographiques, sociologiques et chronologiques qui en organisent couramment la présentation, pour mettre en valeur les processus créatifs qui relèvent de la répétition, que ceux-ci se manifestent ou non dans les objets ou les formes représentés, cette exposition aborde la répétition à travers plusieurs thèmes. Essayer, insister, multiplier, redoubler, compter, persévérer, accumuler, intensifier, réitérer, réaffirmer, recommencer : une autre manière de découvrir les collections du Musée national d'art moderne ? Centre Pompidou.
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Nombre de pages
112
Date de parution
25/01/2023
Poids
448g
Largeur
193mm
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EAN
9782359830705
Titre
La répétition
Auteur
Chassey Eric de ; Le Bon Laurent
Editeur
C.POMPIDOU METZ
Largeur
193
Poids
448
Date de parution
20230125
Nombre de pages
112,00 €
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Eugène Leroy (1910-2000) est une référence pour l'histoire de la peinture contemporaine. Des toiles expressionnistes qui le firent connaître au milieu du XXe siècle aux vastes empâtements qui ont considérablement marqué la scène artistique internationale depuis une trentaine d'années, Eugène Leroy a construit un ?uvre très personnel, au croisement des débats qui animentla question de la peinture dans l'art contemporain. Sa longue pratique artistique lui a permis d'approfondir ce questionnement jusqu'à la fin et ainsi d'être non seulement une source, mais aussi l'expression la plus aboutie de cette réflexion nourrie d'une formidable culture. Parmi les thématiques traversant l'?uvre de Leroy, l'exercice de l'autoportrait intervient avec un entêtement jamais démenti rappelant les obsessions de Rembrandt. Traitée à l'huile, aufusain, au burin, l'image de l'artiste est un motif récurrent qui, abordé avec plus ou moins d'évidence ou de complexité, est une sorte de fil d'Ariane dans le labyrinthe d'une vie de création.
De l'abstraction américaine, on connaît surtout l'expressionnisme abstrait et ses champions - Pollock, Rothko, Newman -, moins souvent quelques pionniers des deux premières décennies du XXème siècle - Dove, Russell -, plus rarement encore le petit groupe de peintres qui en ravivent la flamme dans les années trente - Davis, Diller. Pour la première fois depuis cinquante ans est ici reprise l'histoire de l'introduction de l'abstraction aux Etats-Unis jusqu'à son triomphe provisoire dans les années soixante, non pas seulement en rapportant une succession de faits et d'oeuvres, mais en montrant comment réception et création se mêlent indissolublement. En prenant en compte tous les modes possibles de réception - depuis l'essai théorique jusqu'à la bande dessinée en passant par la critique journalistique, la constitution de collections et la pratique d'expositions -, Eric de Chassey montre comment trois vagues abstraites se sont succédé aux Etats-Unis, dont seule la troisième a connu le succès et a pu durer. Analysant comment les artistes ont eux-mêmes fait évoluer le sens de l'idée abstraite - au départ très floue - selon des voies largement inexplorées en Europe, il dessine non pas des influences mais des continuités d'interrogation. Questionnant ainsi l'histoire de la notion d'abstraction à propos du pays qui en a assuré la popularité, il permet de ne plus concevoir la peinture abstraite en tant que style ou absolu mais en tant que méthode, modèle de relation au monde et à l'art, sans cesse en redéfinition.
Résumé : Dans la lignée des précédentes publications d'Eric de Chassey sur l'histoire de l'abstraction aux XXe et XXIe siècles, qui l'ont notamment imposé comme l'un des meilleurs spécialistes de l'art des Etats-Unis au XXe siècle, L'abstraction avec ou sans raisons présente une histoire de l'abstraction, non pas considérée d'un point de vue normatif ni déconstruite comme une figuration au second degré ? comme le font la plupart des ouvrages portant sur cette tendance fondamentale de l'art moderne et contemporain ? mais envisagée comme un phénomène complexe, compréhensible en particulier dans ses interactions avec d'autres phénomènes artistiques, sociaux et historiques (l'histoire de l'architecture, de l'évolution des grandes tendances spirituelles et organisationnelles des sociétés occidentales, des réseaux institutionnels et commerciaux). Cet ouvrage est le premier à considérer l'abstraction de la seconde moitié du XXe siècle comme un phénomène global et non plus dans des cadres limitativement nationaux. Il propose notamment de reconnaître l'expressionnisme abstrait comme la grande tendance internationale de l'immédiate après-Seconde Guerre mondiale, le débarrassant ainsi des préjugés nationalistes qui ont jusqu'à présent limité son étude et l'appréhendant à travers les échanges artistiques qui se sont produits de part et d'autre de l'Atlantique.
Parisi Chiara ; Cattelan Maurizio ; Michaud Philip
Un dimanche sans fin. Un dimanche qui n'en finit pas : promesse d'une liberté absolue ou vertige d'un cycle ininterrompu ? L'exposition "Dimanche sans fin" explore cette frontière où le temps s'étire, se répète et se rejoue. Au Centre Pompidou-Metz, un face-à-face inédit : 350 chefs-d'oeuvre de la collection du Centre Pompidou entrent en résonance avec 40 oeuvres de Maurizio Cattelan. Dans un jeu de miroirs, l'artiste détourne, interroge et bouscule nos certitudes. Imaginé par Irma Boom, figure iconique du design graphique, cet ouvrage, à la croisée du récit autobiographique et de l'encyclopédie visuelle, dévoile une lecture inédite de la plus grande collection d'art moderne au monde par l'un des plus importants artistes de tous les temps. Pour la première fois, Maurizio Cattelan livre un abécédaire personnel, entre subversion et mélancolie - un autoportrait où se mêlent art, liberté et mythologies.
Le monde est perméable à la rêverie la plus indéterminée. C'est alors que la rêverie a vraiment de la profondeur. Le ciel bleu se creuse sous le rêve. Le rêve échappe à l'image plane. Bientôt, d'une manière paradoxale, le rêve aérien n'a plus que la dimension profonde [...] D'abord il n'y a rien, ensuite il y a un rien profond, puis une profondeur bleue" Gaston Bachelard, L'Air et les songes. Essai sur l'imagination du mouvement, Paris, Librairie José Corti,1943
Jodidio Philip ; Le Bon Laurent ; Lemonier Aurélie
L'ouverture au public du Centre Pompidou-Metz s'incarne symboliquement dans l'architecture de Shigeru Ban et Jean de Gastines. En son sein, l'exposition inaugurale "Chefs-d'oeuvre?" a permis d'esquisser une histoire des musées d'art moderne et contemporain depuis 1937 - année de l'Exposition internationale à Paris. Les établissements français les plus emblématiques sont ici mis en perspective avec des chefs-d'oeuvre de t'architecture muséale internationale. Du Palais de Tokyo au Centre Pompidou-Metz, c'est toute une histoire architecturale et culturelle qui est ici retracée, incluant les projets qui marqueront les années à venir.