En Denis Diderot nous apprécions surtout l'auteur des contes et des entretiens, des Salons, de Jacques le Fataliste ou du Neveu de Rameau. Nous saluons sa "gaieté" paradoxale, sagesse travaillée par une décapante folie. Chez le responsable de l'Encyclopédie, philosophe libertin censuré, dont bien des écrits n'ont été publiés qu'après sa mort, une telle revanche vaut reconnaissance : à côté de son "frère ennemi" Rousseau, il est, à la toute fin de l'âge classique, l'une des sources vives de la littérature française moderne. Comment cela ? Promoteur virtuose de la mystification "littéraire", Diderot a expérimentalement sondé les "prestiges" du sensible : art, science, politique. Il y engage à sa manière sa vie. Au croisement du vrai et du faux, du théâtral et du narratif, du privé et du public, de l'oral-corporel et du scriptible-représentable, le portrait gigogne proposé ici du grand (dé)Mystificateur pantomime se voudrait la seule biographie digne de ce nom : celle que dessinent pour lui ses lecteurs à venir, invités à une incessante actualisation critique. L'Ecole du persiflage, ce premier volume, cerne les néologismes persiflage (dès Les Bijoux indiscrets, 1748) et mystification, sa soeur jumelle, avant d'examiner chez l'auteur de la Lettre sur les sourds et muets les premières formes, hallucinatoires et anticipatrices, d'une écriture de l'auto-fiction : La Religieuse (1761), conséquence romanesque d'une mystification, et l'entreprise théâtrale réformatrice, contestée et "automystifiée", Le Fils naturel et Le Père de famille, accompagnés de leurs discours d'escorte théoriques (1758-1759) : période d'audaces, de percées et de conflits, moment de crise.
Nombre de pages
620
Date de parution
25/01/2012
Poids
879g
Largeur
170mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782705680329
Titre
Vies de Diderot. Volume 1, L'Ecole du persiflage
Auteur
Chartier Pierre
Editeur
HERMANN
Largeur
170
Poids
879
Date de parution
20120125
Nombre de pages
620,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Un essai Étude approfondie d'un grand texte classique ou contemporain par un spécialiste de l'oeuvre : approche critique originale des multiples facettes du texte dans une présentation claire et rigoureuse. Un dossier Bibliographie, chronologie, variantes, témoignages, extraits de presse. Éclaircissements historiques et contextuels, commentaires critiques récents. Une iconographie Des illustrations nombreuses et variées proposent une interprétation visuelle originale.
Etude approfondie d'un grand texte classique ou contemporain par un spécialiste de l'oeuvre : approche critique originale des multiples facettes du texte dans une présentation claire et rigoureuse.
1734 : apparition de persiflage, qui devait connaître une fortune exceptionnelle. Or ce mot, comme la chose, surprend. D'où vient-il ? Que signifie-t-il au juste? On ne sait. Mixte de jargon pirouettant et de provocante raillerie, " Mode " des modes à la Cour puis dans les salons, il singe le ton du meilleur monde, moquant codes et credos, allant jusqu'à dégonfler les " raisonnables " prétentions des " philosophes ". Quintessence de l'esprit français selon les uns, il est pour d'autres le " Mal métaphysique " par excellence. Notre temps, dévoué au spectaculaire, le délaisse pour son ancien synonyme, la mystification. Persiflage, cette ombre portée des Lumières, prétendrait-il nous distraire de nos certitudes, même critiques ? N'hésitons plus. Tournons-nous vers Crébillon, Voltaire, Diderot, qui l'ont cultivé cum grano salis. Grâce à eux et à beaucoup d'autres encore, esquissons une théorie qui, sous cape, ravive du persiflage l'indispensable urgence.
Que ce soit en Europe de l'Ouest ou de l'Est, aux Etats-Unis, en Amérique du Sud, au lapon, la production romanesque connaît, en cette fin du XXe siècle, un foisonnement extraordinaire. Pourquoi ce genre littéraire s'est-il imposé comme la forme privilégiée de l'écrit? Afin de répondre à cette question, il convient de se référer à l'histoire du roman et de ses théories. Plus que toute autre forme littéraire, le roman s'est prétendu libre de son style et de ses sujets, sans obligation de référence à des règles poétiques ou à des interdits sociaux, politiques ou religieux. Zola n'ira-t-il pas jusqu'à affirmer dans le Roman expérimental "Nous autres romanciers nous sommes les juges d'instruction des hommes et de leurs passions!"? Mais, de Madame de La Fayette à Salman Rushdie, de nombreuses étapes ont dû être franchies. C'est par le biais des philosophes (Aristote, Hegel...), des écrivains (Huet, Valéry...), que l'auteur retrace les influences françaises et étrangères qui ont permis au roman d'acquérir ses lettres de noblesse.
Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l’histoire et la population haïtiennes, on a rarement l’occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu’une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants.Tout le monde s’en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l’attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines.Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d’une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l’auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l’humanité entière.Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.