On parle beaucoup aujourd'hui de garder ses racines. C'est ce qu'a fait Charles Charras. La vie à Paris qui l'enchante, il l'a toujours mise en balance avec ce qu'il avait reçu de sa famille, de sa ville, de sa région. Après des études universitaires de 1939 à 1945 à Lyon, qui était alors une seconde capitale riche en personnalités diverses et où il a commencé sa participation à la vie théâtrale, il a travaillé longtemps à Paris avec Charles Dullin et ensuite encore, dans sa mouvance, en collaborant à des livres sur son ancien maître. Celui-ci lui avait confié en 1948, dans son école, un cours qu'il y donne depuis quarante-sept ans. Cette école s'est perpétuée jusqu'à présent et vient de fêter son soixante-dixième anniversaire. Comme comédien, il a travaillé au théâtre, à la télévision et au cinéma. Charles Charras est l'auteur de nombreuses adaptations et de pièces originales soit seul, soit avec André Gille. Celle qui a eu le plus de succès est Le Président, qui a été jouée 2500 fois. Il a écrit également plusieurs recueils de poèmes dont le dernier, Un pont le long de la rivière, vient de paraître. Charles Charras fait partie depuis 1976 des diverses commissions de la Société des Auteurs et Compositeurs dramatiques. Il continue son bonhomme de chemin avec autant de plaisir que de nonchalance. On l'accuse parfois de planer, d'être un peu " le ravi de la crèche ". Ceux qui croient lui faire de la peine se trompent. Il en est... ravi.
Nombre de pages
200
Date de parution
01/01/1995
Poids
284g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782707811974
Titre
Mon mot à dire
Auteur
Charras Charles
Editeur
NIZET
Largeur
155
Poids
284
Date de parution
19950101
Nombre de pages
200,00 €
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Tourner en rond est le propre de l'homme. C'est le leit-motiv que nous donne à entendre le duo de ces Bouvard et Pécuchet de l'an 2000. Lucides et grinçants, nos deux personnages en veine d'humour, dissertent à bâtons rompus sur la société, la vie et la mort, Dieu. Tour à tour entraînés dans des situations extravagantes à l'Arc de Triomphe, à des terrasses transformées en rampes de lancement, nous sommes également conviés à un jeu de l'Oie insolite dans le métro. Donnant libre cours à leur imagination débridée, ces deux philosophes de café laissent souvent percer un véritable désenchantement.
Dullin Charles ; Charras Charles ; Salacrou Armand
Charles Dullin voulait écrire une histoire de l'Atelier. Il avait commencé en traçant les têtes de chapitres et en y joignant quelques notes. La mort l'a empêché de réaliser ce projet qui lui tenait très à coeur. Charles Charras, qui a été son secrétaire pendant les dernières années de sa vie, a rassemblé les textes que Dullin avait été amené à écrire au long de sa carrière. Ces textes rédigés, non pas dans une perspective de théoricien mais pour soutenir une lutte ardente, constituent en fin de compte une histoire de son théâtre plus vivante et plus pathétique que ne l'eût été une relation plus logique et plus compartimentée. Il s'en dégage une présence farouche, parfois fanatique mais d'une pureté, d'une allégresse et surtout d'une humilité que seul peut avoir comme animateur celui qui est en même temps un très grand acteur.
Sandrine et Gabriel se connaissent depuis vingt-cinq ans. Pour éviter l'usure irréparable de leur couple, ils imaginent ensemble un jeu. Ils se donneront rendez-vous dans la rame du RER de 17h43, nom de code Zeus, à Nation. Sandrine décidera de descendre ou non de la porte arrière de la troisième voiture. 19 secondes, 18 secondes, 17 secondes : Pierre Charras déroule son intrigue au fil d'un impitoyable compte à rebours. Dix-neuf secondes suffiront pour que le train quitte le tunnel, émerge dans les lumières du quai, stationne et reprenne sa course. Dix-neuf secondes au terme desquelles on bascule sans préavis d'une banale affaire de rupture à une tragédie brutale, irréversible,..Né à Saint-Étienne en 1945, Pierre Charras vit à Paris. Comédien et traducteur d'anglais, il a publié plusieurs romans dont Monsieur Henri, prix des Deux Magots (1995), juste avant la nuit (1998), Comédien (2000) et Dix-neuf secondes, prix du Roman Fnac 2003.
La caractérisation précise du "genre marine" comme art pictural plaçant l'élément marin au coeur de l'oeuvre, s'est faite très progressivement et avec difficulté. Ce n'est vraiment que dans la seconde moitié du XIXe, avec certains impressionnistes (Courbet, Boudin), que la "marine" retrouve son essence perdue depuis Turner, le précurseur isolé. L'ouvrage de Marie-Antoinette Tippetts, s'appuyant sur un immense corpus de sources, explique brillamment ce phénomène par les puissantes réticences qu'eurent les littérateurs critiques d'art (Diderot, Thiers, Baudelaire, Champfleury, les frères Goncourt, etc.) à se défaire de leur grille habituelle d'interprétation de la nature figurée. On mit ainsi beaucoup de temps à accepter qu'un tableau dépourvu à la fois du "sujet humain", de l'"anecdote" et de l"embellissement" nécessitée par l'idéalisation de la nature, reste un tableau digne de l'art pictural. "Les littérateurs, écrit M. -A. Tippetts, jugent la peinture selon leurs propres critères littéraires. Ils apportent à leur critique d'art tous leurs goûts et leurs préjugés et ne conçoivent que rarement qu'il puisse exister d'autre étalon". Cette étude originale et très renseignée s'ouvre sur la série des ports de France par Claude-Joseph Vernet (1753-1765), et s'achève, aux alentours de 1870, avec les marines de Gustave Courbet.
Pouvant se lire ou se consulter à plusieurs niveaux, cette vaste synthèse (qui ne néglige pas les prodigieuses étrangetés - méconnues ! - de l'Histoire du Théâtre) concerne tous les publics, du très jeune lecteur (qui se laissera imprégner par les illustrations) au "théâtrophile" curieux et cultivé (qui goûtera l'inédit absolu de certaines pages) en passant par les lycéens, étudiants et, bien sûr, enseignants/enseignés des Ecoles de Théâtre. Salué par Jérôme Garcin, à la parution de ce livre en 1992, comme le "Facteur Cheval" du théâtre, André Degaine a conçu et réalisé un livre entièrement écrit à la main (calligraphié !) et, en grande partie, illustré par lui-même. Livre hors norme, sans doute l'événement de l'édition théâtrale de ces dix dernières années, cet ouvrage a déjà remporté plusieurs prix et un énorme succès (35.000 ex. vendus).