L'Islam et la guerre. De la guerre juste à la révolution sainte
Charnay Jean-Paul
FAYARD
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EAN :9782213017716
Guerre du Liban et contre Israël, guerre entre l'Iran et l'Irak, entre l'Ethiopie et l'Erythrée, soulèvements en Egypte et en Tunisie, affrontement américano-lybien : tout laisse croire que le monde musulman est en guerre, civile, extérieure, internationale. Est-ce le retour à l'esprit du jihâd, la " guerre juste " énoncée par le Coran ? Il importe aujourd'hui de dénouer la trame complexe des rapports entre l'Islam, la nation et la guerre. Le monde arabe et musulman, après son expansion première, a connu la domination _ ottomane dès le XVe siècle, européenne depuis le XIXe siècle _, puis les guerres de libération, souvent tragiques. Au terme de siècles de contrainte, d'années de violence, les indépendances n'ont pas mis fin _ quand elles ne les ont pas avivés _ aux bouleversements sociaux et démographiques, aux conflits permanents entre intérêts et classes, pays nantis et pays pauvres, entre valeurs éthiques et comportements économiques. Aussi le jihâd pour la défense de la foi et l'espoir d'une religion ayant vocation à régler et sauver l'humanité, a-t-il subi de multiples variations. De la guerre juste du Coran à la révolution sainte aujourd'hui prônée par les tenants d'un retour à la pureté des origines, les diverses interprétations du jihâd expriment toutes les facettes de la personnalité musulmane, de la guerre et de la politique : l'élévation spirituelle, la protection de l'Islam, la propagande religieuse, la maîtrise du développement industriel, la guerre classique du soldat régulier et enrégimenté, la guérilla du combattant révolutionnaire, comme le régicide ou le terrorisme international. Reconstituant l'image brisée du jihâd, Jean-Paul Charnay s'est attaché en réalité à une meilleure intelligence de la crise d'identité des sociétés arabo-musulmanes. Jean-Paul Charnay est directeur du Centre d'Etudes et de Recherches sur les Stratégies et les Conflits (CERSC) de l'Université de Paris-Sorbonne, et directeur du Comité International pour la Réédition et le Traitement Informatique des Classiques de la Stratégie (CIRTICS). Après des études de droit français et musulman en Algérie, il se consacre à l'histoire et à la sociologie.
Nombre de pages
356
Date de parution
02/05/1986
Poids
396g
Largeur
135mm
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EAN
9782213017716
Titre
L'Islam et la guerre. De la guerre juste à la révolution sainte
Auteur
Charnay Jean-Paul
Editeur
FAYARD
Largeur
135
Poids
396
Date de parution
19860502
Nombre de pages
356,00 €
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Adala: la justice. Vertu cardinale de l'islam. Mais justice orientée par la Révélation, le Logos divin. L'Islam n'est pas une théocratie mais une logocratie. Le souverain n'est pas le Prince, mais le Texte. Conséquence: le droit musulman est sacral en son essence (le Coran, l'exemple du Prophète), et doctrinal en sa formulation (l'opinion, la fetwa des théologiens-juristes. Mais "droit musulman"? Expression inadéquate: Charâ'a, signifie juste guidance, bonne voie, pour accéder au salut éternel. A la fois prescriptive et performative, elle embrasse la totalité de l'existence. Mais elle n'existait pas à l'époque muhammadienne. Elle a été forgée au fil des conquêtes et des dynasties durant les premiers siècles de l'Hégire. Raffinée par des générations de praticiens, risquant de se dissoudre à travers les divergences des écoles, des peuples et des civilisations, elle a réagi contre les tendances centrifuge des coutumes et des agissements profanes qui ont souvent infléchi les règles scripturaires. Ainsi le droit musulman technique, le fiqh, édicte des normes pour réguler les rapports entre les observances, les personnes et les biens. Il établit des structures sociales et des institutions. Ces structures et institutions ont sécrété une éthique dont le principe fondamental demeure le respect de la Révélation, donc la perpétuation de la norme, gardienne de l'islamité. Le système se reconduit "en boucle" par dynamique interne. Les conflits résultent non pas de l'intégration ou de la séparation entre politique et religion, mais du blocage du juridique par le théologique qui se durcit en une sorte de "mystique de la légalité." Par esquisses successives (ontologique, historique, méthodologique, phénoménologique, éthique, contemporaines), l'ouvrage passe des fondements de la Loi musulmane à l'espoir, ou la crainte, de la déjuridicisation de l'islam.
L'islam entre aujourd'hui dans un schisme crucial pour son devenir. Deux voies s'affrontent : une vision dure (salafie) qui veut restaurer la pureté des origines par application totale de la révélation coranique et une option douce (néo-soufie) qui tend à restreindre les prescriptions à une spiritualité dont l'observance de la charîa ne serait que le signe. Au-delà de l'exégèse, Regards sur l'islam, Freud, Marx, Ibn Khaldun propose quelques dissociations anthropologiques, et s'interroge sur les possibilités d'interprétations des traumatismes arabo-musulmans contemporains par les théories croisées de Marx, Ibn Khaldun et Freud. " Si l'islam a récupéré le sacrifice d'Abraham comme non-meurtre du fils, il a rejeté l'acceptation du meurtre du fils par Dieu le Père sur le Golgotha : le prophète Issa (Jésus) n'est pas mort sur la croix. Ainsi dans l'un des passages qu'il consacre à ce thème, Freud soulignait-il que l'islam n'a pas accompli le meurtre de son fondateur. " Une remarque qui, selon l'auteur, soulève maints problèmes herméneutiques et historiques. En dépit d'apparents antagonismes, chacun des systèmes analysés ici : symbolique sacrificielle freudienne, géopolitiques orientales marxistes et renouvellement khaldunien de l'histoire, confrontés les uns aux autres dans un jeu de miroirs, est à même de dévoiler les faces cachées de l'histoire de la psyché musulmanes, d'interpréter les attitudes stratégiques et les légitimations dogmatiques actuelles.
Le Sûtra du Lotus est sans aucun doute l'un des textes fondamentaux du Mahâyâna. Depuis plus de quinze siècles, dans la version de Kumârajîva, il scandé la pratique des bouddhistes de l'Extrême-Orient et permis à des millions d'entre eux d'approfondir le message du Bouddha. Ce livre canonique connaît actuellement une renaissance impressionnante en Chine, en Corée, voire au Vieêt-Nam. Au Japon, il a joui d'une ferveur ininterrompue : les plus croyants continuent à en réciter des passages chaque jour et des mouvements religieux ne cessent de le diffuser pour en faire la Bible du bouddhisme. Grandiose fresque, le Sûtra du Lotus apparaît comme une mise en scène, à l'échelle cosmique, de la prédication du Bouddha, illustrée de paraboles décrivant les différentes étapes qui mènent à l'Eveil. Au cours des âges, poètes et artistes en ont exploré et transposé les innombrables images. Ses virtualités philosophiques, dont le sens peut paraître aujourd'hui obscur, furent mises en valeur par des commentateurs issus de tous les courants du bouddhisme. Le Sûtra du Lotus, dont l'original sanscrit a été magistralement traduit au XIXe siècle par Eugène Burnouf, fut propagé à travers toute l'Asie dans la version en chinois classique qu'en fit Kumârâjiva au Ve siècle. C'est cette dernière qui est présentée pour la première fois en français, avec ses deux traditionnels sûtra d'accompagnement. Le Livre des sens innombrables et Le Livre de la contemplation du Sage-universel.
Si le Soûtra du Diamant et le Soûtra du C'ur sont célèbres dans l'ensemble du monde himalayen et sino-japonais, faisant l'objet de récitations et de méditations quotidiennes sur le sens de la vacuité universelle dans le bouddhisme tibétain et zen, il n'en est pas de même du Soûtra de la Pousse de Riz, injustement méconnu, et traduit ici pour la première fois en français. Il s'agit pourtant d'un texte clé des débuts du Mahâyâna, qui traite de tous les aspects de la production interdépendante en soulignant l'irréalité fondamentale des éléments qui la constituent. Loin d'être un culte du néant, cette insistance sur la vacuité, propre au Grand Véhicule, fait voler en éclats le cadre étroit de l'être et de la substance, si chers à nos philosophes occidentaux, et débouche sur la mise en ?uvre d'une compassion sans limites.
Le monde de l'art fonctionne comme une société secrète mondiale qui agit en plein jour. Le délit d'initiés n'y est pas interdit, mais recommandé. Décréter quels sont les «bons artistes», les «bonnes toiles», les «bons acheteurs», influencer les enchères, faire et défaire les cotes est le domaine réservé d'une centaine de décideurs.La crise financière de 2008 a certes secoué le monde de l'art, mais le système n'est pas près de s'effondrer. L'art est partout: dans la mode, dans la maison, dans la rue. C'est la fièvre de l'art: des amateurs de plus en plus nombreux veulent accéder à leur tour à ce pays des merveilles et s'y sentir aussi chez eux.Pour leur permettre de connaître de l'intérieur ce milieu opaque, et qui voudrait le rester, deux journalistes indépendantes ont mené l'enquête pendant plus de deux ans, de Shanghai à New York, de Berlin à Miami.Danièle Granet a fait toute sa carrière dans la presse écrite (L'Express, Le Figaro, Le Nouvel Économiste, Novapress).Catherine Lamour a commencé sa carrière au Monde. Elle a créé et dirigé le département des documentaires de Canal +.
Laurentin René ; Sbalchiero Patrick ; Etchegaray R
Biographie de l'auteur Théologien réputé, historien et journaliste religieux, auteur de nombreuses études d'exégèse et spécialiste des apparitions mariales, l'abbé Laurentin a publié récemment aux Éditions Fayard Découverte du secret de la Salette (avec l'abbé Corteville) et Le Nouveau Diatessaron.Docteur en histoire et journaliste, Patrick Sbalchiero enseigne à l'École cathédrale de Paris. Directeur de la revue Mélanges carmélitains, il est notamment l'auteur d'Enquête parmi les voyants (Éditions de Paris, 2007) et de Jean Paul II et les canonisations (Fayard, 2007). Il a dirigé les publications du Dictionnaire des miracles et de l'extraordinaire chrétiens (Fayard, 2002) et du Dictionnaire des "apparitions" de la Vierge Marie, avec René Laurentin (Fayard, 2007).