La cour du Xe pylône à Karnak. Les fouilles de Michel Azim de 1975 à 1977
Charloux Guillaume ; Angevin Raphaël
IFAO
33,00 €
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EAN :9782724710113
Un ouvrage de référence et de synthèse sur un secteur mal connu du complexe religieux de Karnak. Au milieu des années 1970, la fouille engagée par l'architecte Michel Azim dans la cour du Xe pylône constituait l'une des premières explorations archéologiques d'ampleur entreprises à l'emplacement de l'allée processionnelle sud-nord du grand temple d'Amon-Rê depuis les travaux de Georges Legrain au début du XXe siècle. En dépit de son importance, cette opération est demeurée largement inédite et les résultats des travaux réalisés n'ont jusqu'ici fait l'objet que de rares notes liminaires. Le présent ouvrage vient conclure un ambitieux programme d'inventaire de la documentation de ces fouilles conservée dans plusieurs institutions françaises et égyptiennes (Maison de l'Orient et de la Méditerranée à Lyon, Centre franco-égyptien d'étude des temples de Karnak). L'ensemble des résultats obtenus à l'issue des campagnes de recherche de 1975-1976 et 1977 est ici réévalué à la lumière d'un sondage d'évaluation stratigraphique effectué en 2015 dont le mobilier archéologique est analysé par une dizaine de spécialistes. Bien que la séquence des constructions et des occupations de la cour du Xe pylône reste très proche de celle restituée initialement par le fouilleur, les analyses récentes permettent de réviser en profondeur la chronologie du site, et se révèlent donc essentielle pour la connaissance de l'histoire urbaine de Thèbes. A une longue phase d'habitat du Moyen Empire succèdent la construction et plusieurs réaménagements de la cour monumentale du Xe pylône durant le Nouvel Empire. De nombreuses traces matérielles ultérieures révèlent des implantations successives dans la cour au Ier millénaire avant l'ère chrétienne, et surtout une vaste installation résidentielle paléochrétienne au IVe siècle. Quelques attestations plus tardives témoignent enfin d'une fréquentation limitée avant l'abandon définitif du secteur à l'époque islamique et la redécouverte du site au XIXe siècle. -- In the mid-1970s, Michel Azim, architect at the Franco-Egyptian Centre for the Study of the Temples of Karnak, undertook the first large-scale archaeological explorations in the courtyard of the 10th pylon since the work of Georges Legrain at the beginning of the 20th century. Despite its importance, however, this operation has remained largely unpublished and the results of the work carried out have only been the subject of a few preliminary reports and notes. The present book concludes an ambitious program of inventory of the documentation of these excavations stored in several French and Egyptian institutions (Maison de l'Orient et de la Méditerranée at Lyon, Franco-Egyptian Centre for the Study of the Temples of Karnak). All the results of the research carried out from 1975 to 1977 are re-evaluated here in the light of a stratigraphic evaluation test-pit undertaken in 2015-the archaeological material of which was analyzed by a dozen specialists. Although the restitution of the sequence of constructions and occupations of the 10th pylon courtyard remains very close to the one initially established by the excavator, recent analyses now make it possible to more precisely calibrate the chronology of the site, and thus prove essential to the study of Ancient Thebes. A long phase of settlement in the Middle Kingdom was followed by the construction and several rearrangements of the 10th pylon courtyard during the New Kingdom. Numerous later material traces indicate successive settlements in the courtyard in the 1st millennium BC, and above all a vast Paleochristian settlement in the 4th century AD. Finally, a few late attestations testify to a limited use of the area before it was abandoned in the Islamic period.
Nombre de pages
248
Date de parution
14/08/2024
Poids
1 398g
Largeur
244mm
Plus d'informations
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EAN
9782724710113
Titre
La cour du Xe pylône à Karnak. Les fouilles de Michel Azim de 1975 à 1977
Auteur
Charloux Guillaume ; Angevin Raphaël
Editeur
IFAO
Largeur
244
Poids
1398
Date de parution
20240814
Nombre de pages
248,00 €
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En décembre 2014, la fouilles entreprises à proximité du temple de Ptah à Karnak ont mis à jour une favissa, à savoir une fosse comblée d'objets, creusée à quelque mètres à l'arrière du sanctuaire de la divinité. La fosse contenait trente-huit objets mobiliers, statues, statuettes et éléments d'applique statuaires, en calcaire, grauwacke, alliage cuivreux et fritte égyptienne, parfois recouverts d'or. La visualisation et l'analyse du comblement de la favissa ont été rendues possibles grâce à l'apport des méthodes modernes de relevés photogrammérriques et de modélisation 3D. Creusée à la fin de l'époque ptolémaïque, la fosse a servi à abriter une statue "déclassée" du dieu Ptah datant du Nouvel Empire, entourée d'éléments mobiliers et de nombreux bronzes osiriens, la plupart des objets remontant à la Troisième Période intermédiaire et à la Basse Epoque (XXVe et XXVIe dynasties notamment). L'analyse et l'interprétation du comblement conduisent, dans cet ouvrage, à s'intéresser aux caches sacrées égyptiennes dans leur ensemble et à envisager le présent dépôt comme le témoignage de l'inhumation d'une statue du dieu Ptah dans le cadre de rituels osiriens.
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Une autre manière de découvrir Le Caire. Structuré autour de 3 itinéraires, ce guide nous invite à découvrir Le Caire, l'une des plus belles villes médiévales du monde. Ses quartiers, ses rues, ses places et ses monuments sont les témoins de l'histoire extraordinaire de cette capitale pluriséculaire. Le guide entend rendre ses lettres de noblesse à ce patrimoine urbain majeur. De nombreux récits et anecdotes en ponctuent la lecture. Ils poussent les visiteurs à se plonger dans des séquences historiques où la poésie se mêle à l'humour et aux coups de sang des puissants et des habitants qui ont peu à peu façonné des lieux et des monuments emblématiques. Chaque itinéraire est richement illustré afin d'accompagner les lecteurs dans cette exploration urbaine, et ainsi ancrer ces récits du passé dans le présent tour à tour bouillonnant et secret de la ville. Une rubrique "pour aller plus loin" permet de prolonger ces itinéraires et de disposer d'outils (repères chronologiques, glossaires lexicaux, visuels et architecturaux) pensés pour rendre le guide lisible et compréhensif pour tous. Ne reste qu'aux amateurs d'un tourisme éclairé par l'histoire à ouvrir grand les yeux !
La chapelle d'Osiris Ounnefer maître des aliments, reposoir du "fétiche" d'Abydos à Karnak : un témoignage exceptionnel du développement du culte osirien dans l'Egypte tardive. La chapelle d'Osiris Ounnefer Neb djefaou est l'un des multiples édifices osiriens construits en périphérie du temple d'Amon-Rê de Karnak au Ier millénaire avant J. -C. Ses riches décors révèlent sa fonction de reposoir du "fétiche" abydénien à la fin de la XXVIe dynastie, sous le pontificat de la Divine Adoratrice Ankhnesnéferibrê (VIe s. av. J. -C.). Le présent volume comporte la publication épigraphique du monument incluant une traduction, un commentaire perpétuel et une paléographie hiéroglyphique. Le travail de reconstitution des parois s'est appuyé sur des documents d'archives comme sur les travaux archéologiques menés parallèlement aux relevés, qui ont livré des blocs complétant les élévations. L'édition des textes est associée à une analyse approfondie du programme décoratif. L'étude consacrée à la forme spécifique du dieu Osiris "Ounnefer Maître des aliments" permet d'aborder la question des nombreuses épiclèses accordées au dieu dans les multiples édifices qui lui sont dédiés à Karnak. Quant à la théologie d'Abydos et au culte du "fétiche" , ils sont replacés dans une tradition qui remonte au début du IIe millénaire av. J. -C. pour mettre en évidence la manière dont elle a été acclimatée à Thèbes et fait l'objet d'une élaboration érudite par le grand intendant Sheshonq (A), concepteur de la chapelle.
La Hafiziyya est une confrérie soufie de taille modeste, installée dans le sud du gouvernorat de Giza depuis le XIXe siècle. Cette petite confrérie, affiliée à la Halwatiyya, confrérie plus ancienne et aujourd'hui l'une des plus importantes d'Egypte, contribue à l'organisation de la vie religieuse locale par ses pèlerinages et ses rassemblements. La famille de son cheikh fondateur, 'Abd al-Hafiz (m. 1303/1886), dirige toujours la confrérie et a acquis une notabilité locale, au point d'exercer des fonctions politiques et d'arbitrage importantes. Une étude de terrain a permis de montrer l'ancrage d'une mémoire collective dans des pratiques confrériques héritées de l'enseignement du cheikh et ses descendants, se réclamant elles-mêmes de la tradition de la Halwatiyya. Un manuel de soufisme, la Hidayat al-ragibin fi al-sayr wa-I-suluk ila malik al-muluk rabb al-'alamin [La Bonne direction pour ceux qui désirent cheminer vers le Roi des rois Seigneur des mondes], assume ce rôle de transmission écrite ; l'étude de la tradition orale révèle quant à elle le travail de la mémoire et la formation d'une identité confrérique locale et originale. Faire l'histoire de la Hàfiziyya conduit à évoquer l'histoire sociale des campagnes égyptiennes et à comprendre comment s'articule l'identité locale d'une modeste confrérie de Moyenne-Egypte avec une tradition confrérique plus large et pluriséculaire.
La décoration de la porte d'Horus est un condensé théologique des doctrines d'Edfou et de Dendara. Totalement inédits jusqu'à présent, les textes et représentations de l'édifice constituent l'ultime production sacerdotale d'une ville déjà florissante à l'Ancien Empire. La décoration de la porte d'Horus est un condensé théologique des doctrines d'Edfou et de Dendara ; elle a été conçue à la dernière époque glorieuse de la ville, au deuxième siècle ap. J.-C. La façade nord est réservée à Horus, le passage à Hathor ; quant à la façade sud, elle constitue une source exceptionnelle sur les mystères d'Osiris. Les figurines végétales, y apprend-on, étaient préparées dans l'enceinte du domaine d'Horus, puis transférées dans la nécropole d'Osiris située quelque sept cents mètres plus loin dans le désert. Les textes, empruntés aux archives osiriennes, apportent beaucoup sur l'histoire et l'archéologie du site.