Le cinéma est à plus d'un titre un art des relations : un film ne peut être pleinement compris qu'en tissant le lien avec ce qui le dépasse dans le registre de l'histoire des formes (genre, série, reprise), dans celui de la pensée qu'il engendre chez le spectateur-philosophe (chacun de nous dans nos bons moments), ou encore dans l'étude de la mise en contact d'aires culturelles distinctes (la présence des Européens à Hollywood pour citer l'exemple le plus évident). La poétique historique des films, la "cinéphilosophie" et l'approche du cinéma en termes de transferts culturels apparaissent comme autant de chemins qui aident à explorer ce territoire relationnel. Mais au sein même de ces approches, un film, un texte, un penseur, un cinéaste insistent et franchissent des frontières décidément poreuses, donnant extension et valeur d'égide au procédé filmique qui mêle et relie à la fois les images: le fondu enchaîné. Ainsi font retour au long du livre les accords Blum- Byrnes, le film noir et la comédie américaine, Stanley Cavell et Gilles Deleuze, Albert Laffay et le baudrier du roi dans La Veuve joyeuse d'Ernst Lubitsch, Lettre d'une inconnue de Max Ophuls et Tout ce que le ciel permet de Douglas Sirk, la cinéphilie française et le CinémaScope, Walden de Thoreau et l'expression "ça, c'est du cinéma I", ce qui ne doit pas vraiment surprendre car, avec ces Fondus enchaînés, la collection "Poétique" s'ouvre au septième art.
Nombre de pages
253
Date de parution
14/06/2012
Poids
182g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782021064186
Titre
Poétique N° 170, Avril 2012
ISBN
2021064182
Auteur
Charles Michel
Editeur
SEUIL
Largeur
160
Poids
182
Date de parution
20120614
Nombre de pages
253,00 €
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Le cinéma est à plus d'un titre un art des relations : un film ne peut être pleinement compris qu'en tissant le lien avec ce qui le dépasse dans le registre de l'histoire des formes (genre, série, reprise), dans celui de la pensée qu'il engendre chez le spectateur-philosophe (chacun de nous dans nos bons moments), ou encore dans l'étude de la mise en contact d'aires culturelles distinctes (la présence des Européens à Hollywood pour citer l'exemple le plus évident). La poétique historique des films, la "cinéphilosophie" et l'approche du cinéma en termes de transferts culturels apparaissent comme autant de chemins qui aident à explorer ce territoire relationnel. Mais au sein même de ces approches, un film, un texte, un penseur, un cinéaste insistent et franchissent des frontières décidément poreuses, donnant extension et valeur d'égide au procédé filmique qui mêle et relie à la fois les images : le fondu enchaîné. Ainsi font retour au long du livre les accords Blum- Byrnes, le film noir et la comédie américaine, Stanley Cavell et Gilles Deleuze, Albert Laffay et le baudrier du roi dans La Veuve joyeuse d'Ernst Lubitsch, Lettre d'une inconnue de Max Ophuls et Tout ce que le ciel permet de Douglas Sirk, la cinéphilie française et le CinémaScope, Walden de Thoreau et l'expression "ça, c'est du cinéma ! ", ce qui ne doit pas vraiment surprendre car, avec ces Fondus enchaînés, la collection "Poétique" s'ouvre au septième art.
Résumé : Cet ouvrage s'attache à définir le nouveau paradigme de la forme dramatique qui, apparaissant dans les années 1880, se perpétue jusque dans les dramaturgies contemporaines. Un pont est ainsi jeté entre les premières pièces de la modernité du théâtre, celles d'Ibsen, Strindberg, Tchekhov, et les plus récentes, qu'il s'agisse des oeuvres de Heiner Müller, de Bernard-Marie Koltès ou de Jon Fosse. Jean-Pierre Sarrazac met en évidence la dimension rhapsodique du drame moderne : une forme ouverte, profondément hétérogène, où les modes dramatique, épique et lyrique, voire argumentatif (le dialogue philosophique contaminant le dialogue dramatique) ne cessent de s'ajointer ou de se chevaucher. Loin de souscrire aux idées de "décadence" (Lukacs), d'obsolescence (Lehmann) ou de mort du drame (Adorno), Poétique du drame moderne dessine les contours, toujours en mouvement, d'une forme la plus libre possible, mais qui n'est pas l'absence de forme.
La composition d'une oeuvre désigne à la fois son élaboration, ses parties et leur agencement, autant dire son tout, mais vu sous un angle particulier : comme un assemblage. Or, elle règle aussi et surtout les allures : le lecteur est emporté, pris dans le défilé des lieux et des scènes ; il subit la scansion des affects, les changements de régime, les variations de vitesse et de lumière ; il éprouve dans le temps la forme du texte. Comment traiter de la composition sans rien perdre de ce mouvement ? Afin de pimenter la chose avec des mises à l'épreuve un peu fortes, on a privilégié, pour l'irrégularité du genre, des textes romanesques. Mme de Lafayette, Prévost, Stendhal, Balzac, Flaubert, Proust apportent des éclairages particuliers aux questions générales : la construction d'une forme au fil du texte, l'opposition lecture de loin/lecture de près, la coexistence de cohérences multiples, le détail. Des points sensibles de l'art du roman sont examinés : les ouvertures, les descriptions, les transitions, la gestion de l'information, l'usage d'architectures modulaires. Hypothèses théoriques, lectures pas à pas, expérimentations diverses, changements de point de vue et d'échelle, on propose des instruments capables de décrire les configurations mouvantes du matériau, fausses pistes et vraies surprises. On n'a pas cherché à effacer les traces de ces itinéraires aventureux, mais à composer un livre qui associât le lecteur à l'enquête.
Poétique , n° 183 Mai 2018 Sommaire PHILIPPE DUFOUR Complainte des Icares LUDIVINE FUSTIN Cynisme, "parrêsia" et scène littéraire ARNAUD BUCHS L'invention du réel DANIELE CARLUCCIO Le deuil de Barthes ou la religion de la littérature ___ SOPHIE JOLLIN-BERTOCCHI Du mélange des styles VICTOIRE FEUILLEBOIS Chapitrages hétérodoxes dans le récit romantique _____ DANIEL GROJNOWSKI Le langage jeu SOPHIE MENARD Poésie surréaliste, conte et comptine _____ Mise au point MATTHIJS ENGELBERTS A quoi bon ?
Lola est une enfant de 12 ans, tuée dans d'atroces circonstances le 14 octobre 2022. Placée en garde à vue, la principale suspecte, D. B., est mise en examen pour meurtre, précédé, accompagné ou suivi d'actes de tortures ou de barbaries, et pour viol. En quelques heures à peine, ce terrible fait-divers bouleverse l'opinion publique, faisant l'objet d'un emballement médiatique inédit. La cynique récupération politique qui s'ensuit entraîne la remise en question de grands principes démocratiques, avec notamment des appels à une justice expéditive et un rétablissement de la peine de mort. Ce livre, écrit par les avocats de D. B., première femme condamnée à la perpétuité incompressible, raconte de l'intérieur les contours de cette affaire hors norme, depuis ses premiers instants jusqu'à la plaidoirie finale, en passant par le récit d'une reconstitution exceptionnelle ou la description d'une Unité pour Malades Difficiles. A partir du point de vue trop peu entendu des avocats "du Mal., La Sinistre Comédie dépeint surtout une effroyable traversée des enfers, caractérisée par l'inquiétant basculement populiste des élites médiatiques et politiques dans leur rapport à la justice et au crime. "S'il faut savoir se taire dans le respect du Droit, il ne faut pas avoir peur de parler pour le défendre. C'est la raison de ce livre."