Un évènement : la nouvelle biographie d'un roi de France par Didier Le Fur Charles IX ? Un roi fou qui nimba son règne du sang de ses sujets, obéissant à sa mère, Catherine de Médicis, cette Italienne que le pape avait envoyée en France pour détruire le royaume. Parce qu'il fallait bien être fou pour ordonner le massacre d'une partie de son peuple, celle qui avait adhéré aux thèses de Jean Calvin, le 24 août 1572, jour de la Saint-Barthélemy? C'est, à grands traits, le souvenir de ce souverain qui régna près de quatorze ans sur la France, de décembre 1560 à mai 1574. Il serait possible de déconstruire ces légendes, mais ce n'est pas le propos de ce livre. Elles démontrent toutefois que Charles IX n'a pas été oublié, il est seulement un roi sur lequel il a peu été travaillé. Le roi existe néanmoins ; même enfant, même adolescent, il a une histoire. Sans lui, sans ce qu'il fut, un enfant qui grandit roi, au milieu des rivalités et des désobéissances diverses du fait de son âge et de la position de sa mère, l'histoire de ce temps aurait été bien différente. Quant à son règne, il ne peut se résumer à un massacre, puisqu'avant qu'il ne soit engagé, trois guerres civiles, plus de quatre ans de combats fratricides, avaient ravagé le royaume. C'est à l'histoire de ce garçon devenu homme sur un trône, au milieu des luttes entre princes et grands seigneurs, que ce livre est consacré. Pour l'écrire, Didier Le Fur a mené à bien un immense travail d'archives ici restitué dans un récit puissant et captivant. Il comble ainsi une lacune béante dans la riche histoire des rois de France.
Nombre de pages
700
Date de parution
27/08/2026
Poids
1 280g
Largeur
171mm
Plus d'informations
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EAN
9782379337079
Auteur
Le Fur Didier
Editeur
PASSES COMPOSES
Largeur
171
Date de parution
20260827
Nombre de pages
700,00 €
Disponibilité
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En contrepoint de l'évocation artistique des années 1500, qui fait l'objet d'une importante exposition cet automne au Grand Palais, l'ouvrage de Didier Le Fur présente l'état de la France à cette époque mal connue où s'est opérée une subtile transition entre Moyen Age et Renaissance. La France est un état encore convalescent, qui, après une longue période de crise où elle a failli disparaître, la guerre de Cent Ans, retrouve puissance et ambition. Deux monarques, Charles VIII et Louis XII, aujourd'hui presque oubliés, ont posé les jalons d'une France nouvelle et conquérante.
Procès, tortures et bûchers : voilà ce qu'évoque l'Inquisition dans l'imaginaire collectif. Pourtant, ce tribunal pontifical, créé par Grégoire IX, avait une noble mission : sauver les âmes et défendre la chrétienté. Pour ce faire, il s'était levé contre les hérétiques qui aspiraient à une autre pratique de la religion et menaçaient l'unité et la puissance de l'Eglise romaine. Didier Le Fur corrige les idées reçues, éclaire d'un jour nouveau la justice inquisitoriale en France au Moyen Age et met en évidence certaines falsifications de l'histoire, privilégiant ainsi la vérité historique aux dépens de la légende.
La légende fait de Diane de Poitiers (1500-1566) la maîtresse de deux rois de France, François Ier et son fils Henri II, et dresse un portrait d'elle fait de poncifs sur le pouvoir au féminin. Dotée d'un sens aigu de ses intérêts financiers, elle aurait exercé par la chaire une grande influence sur Henri II, qui l'aimait, dit-on, follement, pour son plus grand malheur, bien entendu. Didier Le Fur, pour qui les constructions historiographiques n'ont plus de secrets, explique simplement, et avec style, ce que nous savons réellement d'elle, de son action et de son caractère. Il démontre ensuite comment son image a été construite, par qui et dans quels desseins (le plus souvent pour dénigrer la dynastie des Valois, et son fondateur François Ier). Se révèle alors une femme certes proche du pouvoir, mais ne l'ayant jamais exercé elle-même, qui su néanmoins trouver une place dans un monde dominé par les hommes. Le portrait novateur, riche et coloré d'une femme enfin bien réelle, et fascinante.
Si l'histoire se lit dans les livres, elle peut également se comprendre par les images. Au début du Moyen Age, en France, l'Eglise chrétienne utilisa la représentation iconographique pour enseigner à ses fidèles les évangiles et la vie des saints. Le pouvoir royal l'imita. Des artistes y trouvèrent une occasion de se distinguer. Sur la toile, des scènes intimes, où des personnages prennent vie. Au début du XIXe siècle, le genre faisait toujours fureur. Il est aujourd'hui appelé peinture d'histoire et contribue à la glorification d'un passé que l'on veut commun aux Français. Alors, sans naïveté, laissons-nous aller à la rêverie, amusons-nous à décrypter, par quelques figures emblématiques ? Vercingétorix, Clovis, Geneviève, Charlemagne, Saint Louis, Jeanne d'Arc, François Ier et Henri IV ?, un sentiment national qui s'affirme à partir d'une iconographie riche, audacieuse et toujours vivante, puisque exposée dans les lieux les plus fréquentés de France.
Au XVIIIe siècle, la noblesse française comme l'aristocratie, minorité ô combien plus " médiatisée ", sont perçues comme décadentes par la grande majorité du peuple de France. Rongée par les dissensions internes, minée par les rumeurs et les scandales, contestée dans sa légitimité à revendiquer une supériorité sociale, la noblesse paraissait au plus grand nombre indigne de sa vocation à servir le royaume. Elle vivait alors la clôture d'un cycle, dont 1789 ne serait que l'ultime conséquence. En somme, et l'image perdure jusqu'à nos jours, la noblesse, en dérogeant à l'honneur, aurait perdu sa raison d'être. Mais y avait-il, dans les faits, une inconscience collective de la noblesse ? Pour démêler le vrai du faux, Fadi El Hage retrace son histoire au XVIIIe, dans toutes ces composantes, de l'aristocratie versaillaise aux vieilles familles prestigieuses mais désargentées, sans oublier la noblesse de robe. Fondé sur une relecture des sources et l'étude de documents inédits, cet essai novateur invite le lecteur à s'interroger sur la place et le rôle d'une noblesse victime autant de fantasmes que de l'image sociale et morale qu'elle renvoyait au public.
La première histoire d'un acteur majeur de la société et de l'histoire du Japon, son armée. Kôgun, armée de l'empereur. Tel est le nom que l'armée japonaise se donne à partir du début des années 1930, affirmant sa mission de protection d'un souverain de plus en plus vénéré comme une divinité vivante. C'est l'histoire de cette force militaire et d'une institution centrale de l'État nation japonais, de 1853 à 1948, que relate Franck Michelin dans ce livre sans équivalent. Car le rôle de l'armée impériale est loin de se limiter aux questions purement militaires. Pilier de l'État, institution formant une grande partie de l'élite, jouant un rôle central dans la modernisation et s'impliquant profondément dans la vie du pays, elle occupe une place essentielle dans la politique intérieure. Elle reflète également les succès et les échecs, les espoirs et les déceptions, ainsi que les contradictions auxquelles le Japon est confronté jusqu'à la défaite de 1945. Si l'action de l'armée de terre comme de la marine ? de la première guerre sino-japonaise en 1894-1895 aux offensives en Asie du Sud-Est et dans le Pacifique des années 1940, en passant par l'invasion de la Mandchourie et la guerre russo-japonaise ? est bien sûr au centre de cette étude majeure, ce sont aussi les choix des acteurs politiques et culturels, des diplomates et des industriels qui sont ici étudiés. L'auteur livre ainsi une somme incontournable et passionnante sur l'histoire du Japon moderne à travers le prisme de ses hommes de guerre.