POESIES. T1. LA RETENUE D'AMOUR, BALLADES, CHANSONS, COMPLAINTES ET CAROLES. ED. P. CHAMPION
CHARLES D'ORLEANS
CHAMPION
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EAN :9782745321473
Extrait de l'introductionI. - LE POÈTE ET L'HOMMELa vie de Charles d'Orléans est bien connue grâce à d'innombrables pièces comptables et diplomatiques dont le grand intérêt est de montrer le caractère autobiographique de la plupart des poésies que nous éditons aujourd'hui.Charles d'Orléans naquit à Paris, le 24 novembre 1394, dans l'hôtel royal de Saint-Pol. C'était le quatrième fils que Valentine, duchesse de Milan, donnait à Louis, duc d'Orléans, frère du roi Charles VI, qui fut parrain de l'enfant. Celui-ci grandit, au milieu d'un luxe raffiné, dans la maison de France. Il suivit sa mère, femme douce et lettrée, quand elle fut éloignée de la cour, et il eut pour maître Nicole Garbet, bachelier en théologie et bon latiniste, qui lui enseigna le latin et l'écriture. L'enfant se montrait bien doué, «langaigier»: vers l'âge de dix ans, il était capable de mettre en rimes la morale qu'il tenait de son maître. On le fiance, en 1406, avec la jeune veuve du roi d'Angleterre, Richard II.Charles était auprès de sa mère, â Château-Thierry, quand il apprit l'assassinat de son père par les sicaires de Jean-sans-Peur, le 23 novembre 1407; il fut plus étonné que triste. A treize ans, Charles reçoit comme conseiller et chambellan messire Sauvage de Villiers, doit s'exercer aux armes, faire défendre ses terres, tandis que sa mère Valentine, inconsolable de la mort de son volage mari, accourait â Paris pour soutenir sa querelle et poursuivre une action judiciaire contre l'assassin. Elle mourut â Blois, le 4 décembre 1408, de son chagrin.Émancipé par lettres du roi, le 10 décembre, dans sa quatorzième année, Charles d'Orléans épouse Isabelle, sa fiancée; il met la ville de Blois en état de défense, puis se laisse réconcilier, à Chartres, avec le duc de Bourgogne. Isabelle devient grosse et meurt.Ce que le jeune prince n'eût pas su faire, le connétable Bernard d'Armagnac, un homme rude et batailleur, le réalise à sa place. Une alliance est signée entre les maisons d'Orléans et d'Armagnac et Charles épouse Bonne, fille de Bernard (1410). Le jeune duc d'Orléans marche à la tête des dures bandes méridionales qui montent vers Paris (les Armagnacs). Jean-sans-Peur soulève les bouchers de Paris, enrôle les Anglais d'Arundel et ses propres partisans (Écorcheurs). Charles recrute également des Anglais. Une révolution éclate à Paris (1413). Un mouvement de réaction y ramène le roi et les princes. Charles d'Orléans quitte ses vêtements de deuil, obtient la condamnation de l'apologie de l'assassinat de son père; il poursuit le meurtrier jusque dans Soissons (1414).
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Date de parution
17/06/2010
Poids
460g
Largeur
110mm
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EAN
9782745321473
Titre
POESIES. T1. LA RETENUE D'AMOUR, BALLADES, CHANSONS, COMPLAINTES ET CAROLES. ED. P. CHAMPION
Auteur
CHARLES D'ORLEANS
Editeur
CHAMPION
Largeur
110
Poids
460
Date de parution
20100617
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A six siècles de distance, la poésie de Charles d'Orléans garde son inimitable sonorité, son élégance désabusée, son nonchaloir. Né dans le clan des puissants, promis aux plus hautes destinées, l'existence soudain s'est changée pour lui en calvaire. Il a treize ans quand son père est assassiné par des sbires du duc de Bourgogne Jean sans Peur. Sa mère et sa femme meurent peu après. Alors il tient la campagne avec les routiers Gascons qui s'opposent aux Bourguignons. A peine réhabilité par le roi, il tombe aux mains des Anglais à Azincourt. Nous sommes en 1415 et il va rester prisonnier jusqu'en 1440 : vingt-cinq années d'inaction et d'espérances déçues, avec la seule poésie pour divertissement et réconfort. A son retour en France, Charles d'Orléans connut d'autres désillusions et déplaisirs : la politique et ses intrigues ne voulaient décidément pas de lui. Il se retira dans son château de Blois et ce renoncement aux agitations du monde devait lui offrir ce surcroît de mélancolie qui le distingue entre tous les poètes de l'époque. Il abandonne les artifices convenus de la poésie courtoise, il ne masque plus ses sentiments sombres sous le trop précieux ornements, il n'est plus que regret, alanguissement douloureux et doux, il a déjà, bien avant l'heure, l'âme romantique, et la nature est un tendre miroir qui accable son coeur déchiré et dolent. Mais le plus admirable chez Charles d'Orléans, c'est la grâce instinctive de ses vers, la simplicité pourtant apprêtée de son chant qui lui permet de dire si vite tant de mouvements contraires, de convoquer tant l'allégories et de symboles sans jamais devenir pesant ni pompeux. Il a l'amertume exquise, la tristesse chatoyante, et s'il évoque vieillesse ou ennui, printemps révolus ou approches de la nuit, c'est avec la voix de celui qui tient affectueusement à distance et le spectacle du monde et la vanité de la vie.
Le présent livre offre la traduction intégrale du premier volume des Poésies de Charles d`Orléans, poète lyrique du XVe siècle, d`après l`édition de Pierre Champion parue dans la collection des Classiques français du Moyen Age, n° 34, chez H. Champion. De nombreux poèmes sont traduits pour la première fois, en particulier des chansons, des complaintes et des caroles, et quelques poèmes anglais et latins du duc, ainsi que des textes d`auteurs de son cercle littéraire. Ce livre entend donc fournir un outil d`accès à l`oeuvre d`une des figures majeures de la fin du Moyen Age et du patrimoine littéraire. L`introduction est inspirée par les recherches récentes sur le duc d`Orléans et sur la lyrique de la fin du Moyen Age : les notes apportent des éclairages sur le contexte littéraire, historique, culturel et ouvrent des pistes de lecture. Le glossaire, renouvelé par rapport à celui de P. Champion, propose enfin un apport complémentaire à la traduction pour faciliter la lecture du texte original.
Né en 1394 et mort en 1465, Charles d'Orléans fut prince, poète et prisonnier de guerre. Après vingt-cinq ans de captivité en Angleterre, où il compose essentiellement des ballades, il s'installe dans son château de Blois. Il anime alors une cour poétique et s'adonne à l'écriture de rondeaux. Les Poèmes d'Orléans proposent un florilège de ces derniers. Les contraintes du rondeau sont fortes, si bien qu'un auteur qui le pratique tombe facilement dans le formalisme. Mais le génie de Charles d'Orléans a su l'ouvrager pour y sertir l'instant. On y sent battre un coeur et sourdre une profonde mélancolie ; on y croise un sourire à la fois tendre et piquant face aux choses du monde. Sa poésie, dont ce paradoxe fait la beauté, perd de son incandescence dans les traductions scrupuleuses qu'en font les savants. Aussi Tristan Colovray a-t-il pris le parti, quitte à lui être infidèle, de la récrire en amoureux.
Avant-propos, Geneviève Haroche Bouzinac. - Quarante numéros d'épistolaire. Entretiens sur les correspondances. Présentaiton, Brigitte Diaz. LE MONDE SENSIBLE : Anne Chamayou, Regrets sur un vieux fauteuil, le discours du repos dans la correspondance de Diderot. - Marc Buffat, Ville et campagne dans la correspondance de Diderot. - Brigitte Weltman-Aron, Le rapport au temps dans la correspondance de Diderot. - Béatrice Fink, Quoi ? ne plus manger et me taire ?, démonter le comestible dans la correspondance de Diderot. - Nadège LAngbour, L'Histoire des maladies dans la correspondance de Diderot, les enjeux de l'exhibition du corps souffrant. - Hélène Cussac, Les lettres de Diderot à Sophie Volland à l'épreuve de la sympathie. ESTHETIQUE ET POETIQUE : Cécile Alvarez, Seigneur Michel dans les lettres à Falconet. - Berenika Palus, La palette du poète selon Diderot épistolier. - Geneviève Haroche-Bouzinac, Forme et fonction de l'anecdote dans la correspondance de Diderot. - Nermin Vucelj, L'Esthétique dans la correspondance de Diderot. - Marianne Charrier-Vozel, Diderot, lettres de conseil aux comédiennes Riccoboni et Jodin. - Franck Salaün, Les pièces du puzzle, Le Neveu de Rameau dans la correspondance de Diderot. - Odile Richard-Pauchet, Diderot et les dames Volland lecteurs de Richardson, échanges de vue, vers une poétique (du roman) épistolaire. L'EPISTOLARITE POLITIQUE : Lucia Bergamasco, Affectivité amicale, ou conjugale, un ressort pour l'épistolarité politique. - Jean-Marc Serme, ‘I shall withold nothing', la correspondance politique et militaire d'Andrew Jackson et James Monroe, 1814-1819. - Hélène Quanquin, William Lloyd Garrison par ses enfants, une correspondance familiale politique. - Pierre Allorant, Une si belle ordonnance, l'épistolarité politique au sein d'une famille de médecins français, de Bonaparte à Clemenceau. - Walter Badier, La correspondance d'Alexandre Ribot en Amérique (1886-1887), entre impressions de voyage et réflexions politiques. CHRONIQUES : Antony Mc Kenna, Etudier l'épistolaire : le cas de Pierre Bayle. - Agnés Cousson (dir.), Bibliographie - Benoît Melançon, Curiosité. - Marianne Charrier-Vozel, Vie de l'Épistolaire.