La Société civile. Savoirs, enjeux et acteurs en France et en Grande-Bretagne 1780-1914
Charle Christophe ; Vincent Julien
PU RENNES
18,00 €
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EAN :9782753513594
Le terme "société civile", autrefois réservé à un usage abstrait et spécialisé, est entré dans le vocabulaire courant des journalistes, des décideurs politiques, et de ceux là mêmes qu'il est censé décrire. Couramment mobilisée dans les travaux de sciences politiques et de sciences sociales depuis quelques années, la "société civile" a-t-elle sa place pour écrire l'histoire du long XIXe siècle? Pour répondre à cette question, ce volume prolonge une réflexion historique entamée dans plusieurs pays depuis dix ou quinze ans, sur les conditions d'un usage contrôlé de ce concept protéiforme. Ces travaux historiques ont toujours buté sur la bifurcation entre une histoire intellectuelle du mot ou de l'idée de société civile, et une histoire sociale et politique de ses acteurs mêmes. Alors que la première documente les rapports du concept de société civile avec le droit, l'économie politique ou la morale, et souligne son caractère toujours instable et conflictuel, la seconde projette sur le passé les conceptions contemporaines de la société civile, soit pour s'interroger sur son rôle dans la genèse des démocraties libérales depuis le XIXe siècle, soit pour en étudier la place dans la construction des "identités" collectives. En adoptant une approche d'histoire sociale des savoirs et une perspective franco-britannique, cet ouvrage entend surmonter cette tension. À partir de dix études de cas portant sur des thèmes aussi divers que le libre-échange, le travail des enfants, la condition ouvrière, l'entreprise coloniale ou la consommation, il examine la manière dont la société civile devint, à partir de la fin du XVIIIe siècle, à la fois un objet et un acteur de la connaissance du monde social, moral et politique.
Nombre de pages
318
Date de parution
23/06/2011
Poids
539g
Largeur
153mm
Plus d'informations
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EAN
9782753513594
Titre
La Société civile. Savoirs, enjeux et acteurs en France et en Grande-Bretagne 1780-1914
Auteur
Charle Christophe ; Vincent Julien
Editeur
PU RENNES
Largeur
153
Poids
539
Date de parution
20110623
Nombre de pages
318,00 €
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Entre les administrateurs d'Ancien Régime et les technocrates contemporains, voici les hauts fonctionnaires du XIXe siècle. Préfets et diplomates, directeurs généraux, hauts magistrats, membres des grands corps de l'Etat, ils assurent la continuité avec l'ordre ancien en même temps qu'ils incarnent les valeurs nouvelles : le mérite, la compétence, la technique. Portrait d'un groupe social en expansion, mais aussi moment essentiel de notre histoire : car, intellectuels et hommes d'action, ces hommes-orchestres ont su très tôt choisir, contre les apparences éphémères, la réalité du pouvoir et devenir, lieu de passage obligé, le carrefour de la classe dirigeante.
Une synthèse sur la société française de la fin du premier Empire à la Première Guerre mondiale, ses inégalités, mais aussi ses modes de démocratisation
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Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
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