Charbonneau Louis ; Little Roger ; Escholier Raymo
L'HARMATTAN
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EAN :9782343024639
Grand Prix de la littérature coloniale en 1925, Mambu et son amour est une histoire vraie. Louis Charbonneau, commerçant et prospecteur minier, a tenu un journal intime pendant un séjour prolongé (1882-1922) dans l'Afrique de l'Ouest allant du Nigeria aux deux Congo. De ses carnets, il a tiré ce récit situé dans l'enclave argolaise du Cabinda où, ayant laissé son épouse en France, il raconte son "mariage à la mode du pays" avec Mambu, Fiote de son ethnie, qui révèle une sensibilité et une subtilité bien attachantes mais peu courantes dans la littérature coloniale malgré toutes les mousso et autres congaï qu'on y trouve. Cette réédition bénéficie d'informations recueuillies dans des lettres inédites de Charbonneau, dont elle fournit un échantillon de fac-similés.
Nombre de pages
170
Date de parution
19/12/2013
Poids
260g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343024639
Titre
Mambu et son amour
Auteur
Charbonneau Louis ; Little Roger ; Escholier Raymo
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
260
Date de parution
20131219
Nombre de pages
170,00 €
Disponibilité
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Commerçant et prospecteur minier en Afrique équatoriale française entre 1888 et 1922, Louiss Charbonneau ne recueille pas des contes existants mais rédige des nouvelles à partir de son vécu. Certaines sont des esquisses préparatoires par son roman, Mambu et son amour (Grand prix de littérature coloniale, 1925), tellement intimes qu'il interdit leur publication avant sa mort, d'autres récrivent des fables de La Fontaine en fonction de la faune africaine, d'autres enfin reflètent sa vie aventureuse dans des régions largement inexplorées ente le Gabon, les deux Congo et l'Angola. Doué d'une grande capacité d'observation et de narration et d'un grand sent de l'humour et de l'ironie, il partage avec le lecteur, en une large gamme d'émotions devant la mort et l'amour, devant les cocasseries et les tracasseries de sa vie quotidienne tiraillée entre les puissances coloniales anglaise, belge, française et portugaise, son regard sympathique et pénétrant.
Evoluant dans la région du fleuve Congo entre 1888 et 1922, Louis Charbonneau (1865-1951), commerçant et prospecteur minier, rédige ces histoires à partir de son journal intime. Obsédé par celle qui y avait partagé sa vie, présentée dans Mambu et son amour et morte en 1906, il revisite les lieux peu avant son départ définitif pour l'Europe. Dans Fièvres d'Afrique, qui comporte quelques nouvelles exotiques de la période coloniale, il s'attache tout particulièrement à un rêve sur le passé et l'avenir de l'Afrique qu'il avait arpentée. Les récits inédits poursuivent l'histoire souvent cocasse et coquine de personnes qu'il a croisées au cours de son séjour africain. La véracité des textes fournit une documentation précieuse sur l'Afrique équatoriale française de l'époque et la mentalité d'un mercanti français. Ce volume bénéficie d'informations recueillies dans des lettres inédites de Charbonneau et propose des fac-similés d'éléments des manuscrits.
Peu après le début de son séjour en Afrique équatoriale française, qui devait durer de 1888 à 1922, le commerçant et prospecteur minier Louis Charbonneau (1865-1951) fut envoyé par sa compagnie concessionnaire à l'intérieur de ce qui s'appelle maintenant la Guinée équatoriale. Trafiquant le caoutchouc et l'ivoire, pratiquant la chasse au gros gibier dans la forêt, il s'associe la jeune Azizé pour ses besoins de jeune homme, profitant ainsi de sa situation de maître. L'auteur reprend en 1926 les carnets de 1889-90 de son alter ego Iala N'Zavo pour faire revivre ses expériences exceptionnelles. Il ne s'interroge guère pourtant sur le système d'exploitation qui sous-tend ses activités commerciales et les privilèges de Blanc dont il jouit, malgré des intuitions parfois gênantes. Même s'il trouve sympathiques et fin les Balinguis parmi lesquels il travaille, ses réflexes sont bien ceux de son époque et nous permettent de mesurer l'évolution des mentalités.
Ce roman est le deuxième volet d'un diptyque, il fait suite à Azizé. La compagne éponyme d'Azizé quitte l'alter ego de Louis Charbonneau et lui procure une jeune remplaçante. Pionnier dans la forêt où il profite du prestige du Blanc, il n'est pourtant qu'un pion pour le maîtres de la compagnie pour laquelle il travaille. Cet ouvrage traduit la vie de tous les jours en un roman plein de rebondissements et révèle une mentalité largement partagée dans son temps.