Fictions coloniales du XVIIIe siècle. Ziméo ; Lettres africaines ; Adonis, ou le bon nègre, anecdote
Charara Youmna
L'HARMATTAN
24,50 €
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EAN :9782747582773
Ce volume permet d'observer au fil des textes la formation d'une série de romans dont l'action, située dans les Antilles, offre une image des relations problématiques entre esclaves noirs et propriétaires des plantations. Saint-Lambert publie Ziméo en 1769. Jean-François Butini, en 1771, fait paraître les Lettres africaines. Les deux auteurs, qui n'ont pas fait le voyage aux îles, sont les témoins indirects de l'expansion des colonies et des problèmes éthiques, politiques, économiques que pose le mode d'exploitation esclavagiste. Auteur d'Adonis, ou le bon nègre, paru en 1798, Jean-Baptiste Picquenard a séjourné à Saint-Domingue. La plus prospère des îles à sucre recourt à la traite de manière intensive, compte cinq cent mille esclaves noirs pour soixante mille Européens ou "libres" et devient, dès 1791, lethéâtre d'une insurrection qui débouche sur l'abolition de l'esclavage et sur l'indépendance politique de Saint-Domingue - nommée depuis Haïti. Adonis prend pour sujet central les premières années de cette révolution. Les trois récits intègrent des réalités historiques différentes et chacun formuledes interrogations politiques qui lui sont propres; ils présentent pourtant des similitudes dans le scénario qui autorisent à rechercher entre eux des rapports d'imitation et de réécriture. Ils constituent aussi les sources du premier roman de Victor Hugo, Bug-Jargal.
Nombre de pages
354
Date de parution
02/06/2005
Poids
490g
Largeur
155mm
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EAN
9782747582773
Titre
Fictions coloniales du XVIIIe siècle. Ziméo %3B Lettres africaines %3B Adonis, ou le bon nègre, anecdote
ISBN
2747582779
Auteur
Charara Youmna
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
490
Date de parution
20050602
Nombre de pages
354,00 €
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La désacralisation de l'autorité monarchique à l'époque des Lumières s'accompagne d'un travail de construction de systèmes de valeurs autonomes et d'un déplacement fondamental qui affecte le sujet légitime de l'énonciation : au discours du roi se substituent de nouveaux discours qui s'autorisent de la loi naturelle, ou expriment le point de vue du peuple, d'un groupe social, d'un simple individu. Inscrit dans ce contexte idéologique, le roman du dix huitième siècle manifeste dans son scénario narratif les transferts de légitimité morale, l'affirmation de la société face au pouvoir. Les contraintes génériques qu'il exerce, ses lois propres de transformation peuvent déterminer l'expression de certaines sensibilités politiques ou anti-politiques ; le mouvement des idées peut aussi modifier des éléments de la syntaxe narrative, du vocabulaire, du style, et contribuer au renouvellement du genre. L'invention d'une écriture romanesque et la représentation du lien politique apparaissent comme deux phénomènes inséparables que ce livre se propose d'étudier conjointement, en interrogeant les romans d'éducation du prince, les romans utopiques, les récits de vies communes etc. , qui témoignent tous de cette solidarité de l'histoire culturelle et de l'histoire des formes littéraires.
Dramaturge, poétesse, romancière et traductrice, Aphra Behn fut, au XVIIe siècle, la première femme de lettres anglaise à vivre de sa plume. Cet écrivain au destin hors norme, qui s'illustra comme espionne au service du roi Charles II et qui - fait exceptionnel pour l'époque - aurait voyagé au Suriname, est l'auteur d'un joyau méconnu, Oroonoko (1688), souvent tenu pour le premier récit antiesclavagiste. Prince africain, unique héritier du roi de Cormantine, Oroonoko aime éperdument la belle Imoïnda, mais celle-ci est bientôt vendue comme Esclave; par un coup du sort, il sera lui-même déporté en Guyane... Centré sur un personnage victime de la Traite négrière, ce court roman, adapté en français dès le XVIIIe siècle, inspira des auteurs aussi variés que Prévost, Voltaire et Victor Hugo, et présente, pour la première fois peut-être dans l'histoire de la fiction occidentale, les relations entre un esclave noir et des planteurs européens, marquées du sceau de la tragédie.
Dramaturge, poétesse, romancière et traductrice, Aphra Behn fut, au XVIIe siècle, la première femme de lettres anglaise à vivre de sa plume. Cette écrivaine au destin hors norme, qui s'illustra comme espionne au service du roi Charles II et qui - fait exceptionnel pour l'époque - aurait voyagé au Suriname, est l'auteure d'un joyau méconnu, Oroonoko (1688), souvent tenu pour le premier récit antiesclavagiste. Prince africain, unique héritier du roi de Cormantine, Oroonoko aime éperdument la belle Imoïnda, mais celle-ci est bientôt vendue comme esclave ; par un coup du sort, il sera lui-même déporté en Guyane... Centré sur un personnage victime de la Traite négrière, ce court roman, adapté en français dès le XVIIIe siècle, inspira des auteurs aussi variés que Prévost, Voltaire et Victor Hugo, et présente, pour la première fois peut-être dans l'histoire de la fiction occidentale, les relations entre un esclave noir et des planteurs européens, marquées du sceau de la tragédie.
Le Hezbollah libanais, au travers de ses vingt années d'existence, est une illustration vivante de l'émergence et de l'évolution d'un mouvement islamo-nationaliste. Créé après l'invasion du Liban par l'armée israélienne en 1982, ce parti devient en quelques années le principal acteur de la résistance nationale contre Israël. Les développements intervenus sur les scènes locales et régionales (fin de la guerre civile libanaise et du conflit Iran-Irak), vont inciter le Hezbollah à adapter sa stratégie et son action à la nouvelle donne. Son intégration au système politique national, son ouverture en direction des autres composantes du pays concourent à la construction d'un véritable consensus libanais autour de son combat contre l'occupation. Son efficacité militaire, son réalisme politique en font un allié de choix pour Damas, Téhéran et même, dans une certaine mesure, pour Le Caire et Riyad face à ce qu'elles appellent les "visées hégémoniques" d'Israël. Il devient également un interlocuteur reconnu par les diplomaties européennes, russe ou chinoise. En revanche, pour Washington, engagé dans sa campagne mondiale antiterroriste, le Hezbollah constitue "l'équipe A du terrorisme, alors qu'Al-Qaïda n'est actuellement que l'équipe B". Après la seconde guerre d'Irak, de nombreux responsables, experts et analystes américains invitent l'administration Bush à l'éradiquer. Ce refus des Etats-Unis de reconnaître le Hezbollah comme l'une des composantes politiques essentielles du Liban révèle la nature et l'ampleur des bouleversements que Washington entend provoquer dans le cadre de son projet de "remodelage du Moyen-Orient".Ce livre est à l'intersection de l'enquête journalistique et de l'analyse politique. Il traduit une volonté d'apporter un éclairage nouveau sur l'un des principaux acteurs de la scène proche-orientale, et celle de contribuer à créer les conditions d'un dialogue rendant possible une alternative commune aux confrontations régionales et à leurs conséquences désastreuses. Biographie de l'auteur Walid Charara est journaliste et chercheur en relations internationales. Il est par ailleurs consultant pour de nombreux médias arabes et occidentaux. Frédéric Domont est chef du bureau régional de Radio France Internationale au Liban. Il parcourt le Proche et le Moyen-Orient depuis quinze ans.