Passé un cap, hormis quelques exceptions télévisuelles, certaines personnes disparaissent. Licenciées en raison de leur âge. Parties, sur la pointe des pieds, vers une retraite que l on dit bien méritée. Issus d un vivier inépuisable, les jeunes prennent ainsi leur place, trustent le marché de l emploi, les médias, les écrans. Fatalité que cela? Sort commun auquel nous n échapperons pas? Les seniors n auraient-ils plus rien à faire une fois un âge canonique atteint? N est-ce pas là mésestimer les pouvoirs de réinvention et de métamorphose qui nous constituent tous? N est-ce pas nous inciter à devenir de petits vieux hypocondriaques, égocentriques, usés jusqu à la trame, qui n auraient plus rien à partager, construire et défendre? Absolument, répond Henry Chapier qui brise ici cette conception illusoire du vieillir pour mieux souligner la maturation d esprits qui, par-delà les générations, doivent apprendre une nouvelle forme de solidarité. Vieillir n est pas entrer dans l antichambre de la mort. Il n est pas question de se résigner, de démissionner, d accepter la dissolution de son corps et de son esprit dans l oubli. Dans la mesure où notre existence ne se découpe pas en phases nettes et délimitées, dans la mesure où nos jours se fondent les uns dans les autres et se stratifient, il existe une proximité de la maturité et de la jeunesse. Un filon ténu qui les relie. Un souffle qui a perduré sous les assauts du réel et qu il nous faut entretenir ou raviver. Afin de conserver l envie de dévorer le monde, d en être un acteur et non un spectateur, afin de le marquer durablement de son empreinte, par-delà les codes que nous impose a société. Une philosophie de la curiosité et du lien intergénérationnel que chante, avec un soupçon d insolence adolescente, Henry Chapier.
Nombre de pages
58
Date de parution
30/05/2009
Poids
60g
Largeur
108mm
Plus d'informations
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EAN
9782748347982
Auteur
Chapier Henry
Editeur
PUBLIBOOK
Largeur
108
Date de parution
20090530
Nombre de pages
58,00 €
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Dans le climat xénophobe des années cinquante, j'ai décidé ? de retour en France ? de ne jamais raconter mon passé, et notamment ces années roumaines qui ont coïncidé avec le triomphe d'un régime communiste qui fascinait à l'époque nos intellectuels. Les uns n'aimaient guère les gens venus d'ailleurs, tandis que les autres n'acceptaient pas qu'on ait pu quitter ce nouveau modèle de société décrété idyllique. J'avais par conséquent décidé de me taire et de refuser une image et une mentalité d'étranger. Mon objectif était de ressembler aux millions de Dupont qui m'entouraient sans proclamer ma différence, ni croire naïvement que ma mission consistait à changer la société ou encore à bouleverser les moeurs. » Henry Chapier éditorialiste polémique du journal Combat et critique de cinéma virulent des années 60, rejoint en 1974 le Quotidien de Paris de Philippe Tesson et devient rédacteuren- chef des pages « Culture ». Dans les années 80, il est l'un des rédacteurs-en-chef du journal télévisé « Soir 3 » avant de créer « le Divan d'Henry Chapier » devenu depuis une émission culte. Aujourd'hui Président de la Maison Européenne de la Photographie et chroniqueur Culture et Cinéma sur Radio Nova, il décide de revenir sur son parcours.
Voici un livre de colère, d'audace, de combat, mais aussi d'espoir. Radiographie de la République des Lettres, des Arts et du Spectacle, il nous mène dans le dédale de ses mystères, de ses impostures, et de ses splendeurs. Derrière un titre délibérément provocant, l'auteur fustige d'abord la prétention des milieux officiels à régenter un talent auquel ils n'entendent rien. Il se demande pourquoi les gestionnaires de l'esprit sont à ce point tournés vers le passé qu'ils n'aperçoivent même pas les signes avant-coureurs de la révolution qui s'accomplit pourtant, silencieusement, sous leurs yeux. Oui, Crée ou crève : car devant le défi de la nouvelle culture, des radios libres, ou de la civilisation de l'image, c'est à l'opinion publique tout entière que Chapier lance son défi, - où il va de l'essentiel.
Son nom est entré dans la légende avec une émission-phare, " Le Divan d'Henry Chapier ", qui, durant sept ans, a permis à des millions de téléspectateurs d'entrevoir l'intimité des stars et des réalisateurs. Si on se souvient de ses directs de Cannes, Venise ou Deauville, de sa voix mythique et de son redoutable talent de confesseur, on ignore souvent qu'Henry Chapier milite depuis son adolescence pour la cause du cinéma. Pour un cinéma de combat présente un choix de ses articles les plus engagés publiés de 1960 à 1978, et invite les jeunes générations à reprendre le flambeau. Ni histoire du cinéma, ni encyclopédie exhaustive, ces parti-pris et ces coups de c'ur convoquent aussi bien Fellini que Henri Langlois, Jean-Luc Godard que Pasolini, Isabelle Adjani débutante qu'Alain Delon au temps de Visconti. Cet itinéraire passionné, fait d'enthousiasmes, de redoutables colères et d'un vigoureux appétit de transmettre, donne un ton inimitable à ces chroniques, où le plaisir d'écrire le dispute à l'humour. On entre dans ce livre comme dans le plus captivant des feuilletons. C'est la résurrection de la grande époque, pas si lointaine, où le cinéma, essentiel dans la vie de chacun, était un phénomène populaire, un enjeu polémique pour les habitués des écrans, et, pour Henry Chapier, un combat quotidien qu'il continue à mener aujourd'hui avec toujours autant de passion.
Boutin Christine ; Chapier Henry ; Chaumont Franck
Alors que déjà en Europe, la Belgique, l'Espagne et les Pays-Bas ont inscrit le mariage gay ou le droit des homosexuels à l'adoption dans leurs lois, la France, elle, hésite encore. Pourtant, que de chemin parcouru depuis 1975, date d'un célèbre " Dossiers de l'écran " consacré à l'homosexualité. Les gays ont vu leur sexualité dépénalisée en 1982. Ils peuvent aujourd'hui bénéficier du PACS. Quant aux Français, 62 % d'entre eux approuvent le mariage gay et 51 % sont favorables à l'homoparentalité. Pourtant, 42 % pensent qu'un homosexuel devrait éviter de s'afficher avec son conjoint dans un lieu public et près d'un tiers de la population a le sentiment que les gays ont une sexualité anormale. Alors, les homosexuels font-ils encore peur ? Ne renforcent-ils pas, à leur tour, certains préjugés ? N'y a-t-il pas un lobby gay ? Autant de questions et de réponses abordées dans ce nouveau Mordicus au casting étonnant !